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An I 16 ^a m^me ann^e J316- & k vingt cinquième du x'xiy' même mois de Juin l'archevêque de Tolède D.Juan Concile' d'Arragon tint un concile à Alcala de Henarés où d'Alcala. aííìstérent trois évêques : Pierre de Ségovie, Jean to.xiy.ijji. cj»Q^ma Femand de Cucnca, avec les dépurés de trois autres évêques Palencia, Siguença & Cordoue. On n'y fit que deux canons. Le premier contre les évêques fuffragans de Tolède, qui aïant été sacrés par un autre que par l'archevêque & fans fa permission, ne s'étoient pas présentés à lui dans Tannée pour lui promettre obéissance : Ce qui pouvoit venir du peu d'affection que les Castillans avoient pour ce prélat. Le second canon renouvelle le treizième du concile de Penasiel tenu en 1301. par l'archevêque Gonfalve Sup. Uv. xc. pour réprimer les usurpations & les pillages des biens *•" d'église. A quoi on ajoûte,que celui qui pour ce sujet aura été excomunié dans un diocèse, le fera dans tous les autres, si l'évêque lezé le désires xxv. Le Vénitien Sanuto continuoit de fe doner de Lettres de grands mouvemens pour la croiíade. Dés Tannée San. tf. 7. 132.4. il en ecnvit en ces termes a 1 empereur AndroRain. i}24. njc Paléólogue : J'ai été assés long-temps à la cour de '''' 4' Romc& enfin à celle du roi de France pour traiter des affaires de la terre sainte -, & j'ai apris de quelques religieux qui venoient d'auprés de vous, principalement de Tévêque de Casa, la bone disposition où vous êtes pour Tunion des églises. J'en ai eu bien de la joie , sachant que cette union est le vrai moïen d'accomplir le passage à la terre fainte,& le plus grand bien qui fe puisse faire en ce monde. C'est pourquoi j'en ai souvent parlé à plusieurs cardinaux, au roi Robert, à plusieurs seigneurs de France, à Pierre de Via neveu du pape, & principalement à Guillaume comte £îï~ de Hainaut gendre de Charles de Valois, à Gautier de Châtillon conêtable de France, & à Robert comte de Boulogne, qui ont grande part au gouvernement du roïaume. J'ai parlé auíli à plusieurs prélats de ce qui regarde l'honeur & la sûreté de votre empire & les ai trouvés tres bien disposés. C'est pourquoi je m'offre pour travailler à cette union des églises conjointement avec l'église Romaine,avec Charles deValois & les autres persones que vous jugerés convenables. J'ai expliqué plusieurs autres choses fur ce sujet au seigneur frerc Jérôme évêque de Casa, qui poura les exposer de bouche à votre majesté.

Sa'nuto écrivit cette lettre à Venise & en chargea l'é- f'*' vêque, lui donant en même temps un mémoire iní^ tructif, où il disoit : Vous dires àl'empereur de CP. que j'ai fait un ouvrage touchant la conquête de la terre sainte, où je montre qu'il faut aller directement par mer dans les états du sultan d'Egypte, ce qui est contre l'opinion de quelques-uns ; qui veulent qu'on commence par la conquête de l'empire de CP. Je m'y fuis oposé & j'ai dit à plusieurs cardinaux & même au .jconfeil du roi Robert, que l'on pouroit détruire l'empire Grec , mais non pas le conserver : à cause des nations qui l'environnent, principalement desTartares. Et fupofé que nous euflìons une grande partie du pais, nous n'aurions pas pour cela les cœurs du peuple* afin de le ramener à Tobéïssance de l'églife Romaine: comme nous voïons manifestement en Chipre , en Candie , dans la Morée,le duché d'Athènes,l'iflc de Negrepont & les autres pais qui font fous la domination des Francs. Les peuples n'y font point soumis à

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An. 1316. l'ég^fe Romaine ; & si quelquefois ils témoignent l'être, ce n'est que de bouche & non de cœur. La voïc de la réunion seroit d'avoir Tempereur avec son patriarche & ceux de sa maison: ce qui raméneroit à l'obéïssance de l'église Romaine tous ses sujets & même les Russes, les Serviens, les Géorgiens & ceux qui font fous la domination des Francs, des Tartares & du sultan d'Egypte.Mais pour cet effet il faudroit avoir le consentement du seigneur Charles, en lui donant & à ses héritiers quelque dédommagement des prétensions qu'ils ont fur l'empire. Il parle de Charles comte de Valois, qui avoit épousé Catherine de Courtenai fille du dernier empereur titulaire de CP. & en avoit eu une fille alors mariée à Philipe prince deTarente frère du roi Robert auquel elle avoit porté les droits de fa défunte mere. xxvi. Sanuto reçut ensuite une letjre de l'empereur AnProjet de dronic par un nomé Constantin Fuscomale ; & lui é

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les Grecs. crivit encore de Venue en 1316.1 exhortant tortement epìft. 9- à l'union. La même année le pape envoïa un nonce à ff.lí,' I32í Andronic ,& le chargea d'une lettre à Robert roi de Naples, où il difoit : Le roi de France Charles nous a fait savoir qu'Andronic, qui se dit empereur des Romains , lui a écrit que son intention est d'avoir la paix avec tout le monde & particulièrement avec les Chrétiens.Or le roi voulant savoir plus certainement si c'est en effet l'intention d'Andronic,a résolu de lui envoïer sous notre bon plaisir Benoît de Cunes de Tordre des frères Prêcheurs, docteur en théologie. Mais considérant l'in'térêt que vous avés en cette affaire, vous & votie frère Philipe le prince deTarente : nous voulons cjue ce docteur avant que d'aller vers Andronic aille Vous trouver l'un & l'autre pour savoir vos intentions ^N "^ & nous en écrire. La lettre est du vingtième d'Août '1 * 1316". mais ces projets d'union n'eurent point de fuite.

Michel Paléologue fils aîné d'Andronic avoit été 5*fm liv' aiiocie a 1 empire des i annee 115)3. mals "mourut en Gre ^ 1310. laiíTantun fils nommé Andronic comme son siu.c.i.n.ù aïeul,qui le fit couroner empereur le second jour de Fe- c- f4« vrier 1315. par le patriarche Isaïe. Le patriarche Gerasime étoit mort dés le dix-neuviéme d'Avril 132.1. n'aïant ''uc'*1' tenu le siège qu'environ un an,& aprés quasi trois ans Sl,P-ltvJLClu de vacancel'empereur lui dona pour successeur un moi- Greg. vm.f. ne du mont Athos âgé de plus de soixante & dix ans,qui 6' 7,c'IZ' n'avoit rien de la dignité d'un évêque &savoit à peine assembler ses lettres. L'empereur le. choisit pour fa grande simplicité, quoiqu'il eût été accusé de plusieurs fautes dont il y avoit nombre de témoins ; ce qui l'avoit exclus depuis long-temps d'être promu aux ordres. Il se nommoit Isaïe & monta sur lesiégede CP. le trentième de Novembre 1313.

Cependant le pape informé des désordres qui ré- ^Y^rd1' gnoient dans l'ifle de Chipre , en écrivit à Raimond en chipre. patriarche Latin de Jérusalem. Pierre de Plaine Cas- 13^» sagne évêque de Rodés & patriarche titulaire de Jeru- Sjê. Jjv; salem étant mort le sixième de Féwier 1318. Pierre xcn. n. 7. chanoine de Nicosie en Chipre fut élu pour lui suc- ^ ^/I,£*r*M* céder, & le pape confirma l'election le dix-neuviéme Rai„^ . dejJuin i3ii.Mais ce second Pierre étant mort deux ans »• 4*. aprés, le pape conféra le titre de patriarche de Jerufalemà Raimond de Tordre des frères Prêcheurs en 1314. *'tìíf' ** lui donant pour subsister Tadministration de l'églife de Nicosie \ ville capitale du roïaume. Ce fut donc à ce Raimond qu'il écrivit une lettre où il difoit: •

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^n J ~ Nous avons apris que dans le roïaume de Chipre il se trouve des Nestoriens & des Jacobites aïant des églises séparées où ils enseignent publiquement leurs erreurs ; & de plus, que quelques Grecs qui font le plus grand nombre des habitans du roïaume, nient le purgatoire & l'enfer : soutenant qu'aucun des saints n'est en paradis jusqu'après le jugement universel, mais que cependant ils font en repos dans un certain lieu lans souffrir -, & ils veulent soutenir le même des médians. D'autres Grecs ne communient point íì le sacrement de l'autel ne leur est aporté de CP. & quelques- uns en donent aux bêtes pour les guérir. Nous vous chargeons de vous apliquer à la corréction de tous ces abus. La lettre est du premier d'Octobre 1316. &le pape écrivit en même-temps à Hugues roi de Chipre de doner au patriarche fa protection pour ce sujet. Au reste ce qu'il dit de l'euchanstie aportée de ÇP. regarde le viatique des malades, que les Grecs gardent toute Tannée.

XXVIII La religion faisoit toujours du progrés dans l'emSuitcdeía pire des Tartares, comme il paroît dans une lettre mission chés d'André de Peroufe frère Mineur, que le pape Cle

les Tartares. ../ J - « r

Suf.tivMu ment. V. avoit envoie en 1307. dans ce pais avec iix ». 16. autres, aprés les avoir fait sacrer évêques,pour soutenir les travaux de frère Jean de Montcorvin. La lettre VaAing. cje £rere Anjré s'adressoit au gardien de son convent de Peroule, & il y parloit ainsi : Apres beaucoup de fatigues & de périls, j'arrivai enfin à Cambalu, qui est la ville capitale du grand Can, avec frère Peregrin mon confrère dans l'épiscopat & le compagnon inséparable de mon voïage. C'étoit comme je croi l'an 1308. Nous y sacrâmes l'archevêque, savoir Jean de

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