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On restraint les frais excessifs des visites des archidiacres. Ils íie mèneront au plus que cinq chevaux & cinq valets à pied,sans chiens ni oiseaux pour la chasse , & choisiront de prendre leur droit de procuration en espèces ou en argent. On ne tirera point les ancienes reliques de leurs chaises pour les montrer ou les mettre en vente ; & on n'en recevra point de nouvelles fans Paprobation de l'églife Romaine. Les quêteurs n'en porteront point & ne prêcheront que le contenu de leurs bulles.Dans toute la province d'Auch on célébrera la fête de sainte Marthe le vingt-rteuviéme de Juillet.C'est la première fois que je trouve cette fête fixée à ce jour où elle est encore. On l'avoit auparavant célébrée le dix-neuvième de Janvier où l'on joignoit les deux sœurs Marthe & Marie de Béthanie. On gardera fous la clef le saint ehrefme & l'eucharistie de peur qu'on en abuse pour des maléfices. Défense d'imposer à la taille les clercs, les religieux &les lépreux enfermés : ni de saisir les persones ou les biens des ecclésiastiques pour les dettes d'autrui. La taille se levoit alors au profit des seigneurs. On défend auííì de saisir ou s'aproprier les dépots faits dans les églises. •

Six semaines aprés ce concile savoir le mécredi aprés la S. Hilaire 1316. c'est-à-dire le vingtième de Janvier 1317. avant Pâques,'* Arnaud de Cnanteloup archevêque de Bordeaux, neveu du cardinal du même nom, tint aussi un concile provincial à Ruffec au diocèse de Poitiers, où il publia deux canons, dont le pr#nier porte en substance : Nous avons ordoné par d'autres constitutions que les juges ou les autres séculiers qui auront pris des clercs, les délivreront og les rendront en étant admonétés, sinon que l'on ces- AN 1317. sera l'orrice divin : mais nous éprouvons tous les jours' que plusieurs de ces séculiers font si inhumains qu'on ne peut même leur faire de réquisition fans s'exposer à une infinité d'insultes. C'est: pourquoi nous ordonons que les ecclésiastiques qui gouvernent les bénéfices & les autres églises, & qui sauront que dans le lieu de leur résidence on retient quelque perfone ecclésiastique, faífent auflì-tôt cesser l'office fans réquisition ni monition précédente, tant que durera la détention : fous peine d'être eux-mêmes excomuniés parle seul fait. Le second canon permet aux clercs, même aux prêtres, de postuler dans les tribunaux séculiers pour les églises & les perfones ecclésiastiques : nonobstant les constitutions contraires, pourvu que ce soit gratuitement.

Dés Tannée précédente 1316. le roi de Naples Ro- U de bert avoit envoie à Florence Charles duc de Calabre Bavière en íbn fils aîné, avec un grand nombre de noblesse & jtal,^7/ des troupes considérables pour soutenir le parti *des //^.x.^.,,1 Guelfes & du pape. LesGibellins & les petits tyrans de Toscane & de Lombardie en furent allarmés, & au niois de Janvier 1317. ils envoïerent leurs ambassadeurs en Allemagne pour exciter Tempereur Louis de * ^ Bavière à venir à leur secours. Il vint à Trente & au mois de Février y tint une diette où se trouyerent tous les chefs des Gibellins, entre autres Gui Tarlat évêque d'Arezzo. En cette diette Loiiis promit avec ferment de passer en Italie, & ne point retourner en son .pais qu'il n'eut été à Rome.

Là même il publia que le pape Jean XXII. etoit hérétique & indigne d'être pape, lui objectant seize arj ^ ticles d'erreurs : ce qu' il fie par le conseil de plusieurs évêques & autres prélats, de plusieurs frères Mineurs, Prêcheurs & Augustins, avec lesquels étoient le maître des chevaliers Teutoniques & tous les fchifmatiques. Le principal article des erreurs qu'on reprochoit au pape étoit d'être ennemi de la pauvreté de J.C. en soutenant qu'il avoit eû quelque chose en propre. L'empereur au mépris des excomunications faisoit continuellement célébrer devant lui l'office divin & excomunier le pape , qu'il nomoit par dérision le prêtre Jean. Louis partit de Trente le treizième de Mars 1317. & aïant traversé les montagnes, il vint à Corne r*~; « & delà à Milan , il fit son entrée le treizième de Mai.

J.nil. c. 23. Son arrivée mit en mouvement toute l'Italie & Rome en particulier, où le peuple indigné de l'absence du pape & de sa cour, ôta le gouvernement aux nobles, craignant qu'ils ne mhTents Rome sous la puis. ^ sance du roi Robert. Ils déclarèrent donc capitaine du peuple Romain Sciarra Colonne pour gouverner la ville avec un conseil de cinquante-deux citoïens. Ils envoïerent des ambassadeurs à Avignon,priant le pape de venir avec fa cour résider à Rome comme il de'1 voit : autrement qu'ils recevroient Louis de Bavière en qualité de leur roi. Mais en même temps ils envoïerent à Louis & au roi Robert, faisant entendre à chacun d'eux qu'ils tenoient la ville pour lui ; & cette conduite dissimulée tendoit à rapeller à Rome la cour du pape & les richesses qu'elle attiroit.

Le pape diflimuloit aussi de son côté & seignoit de vouloir retourner à Rome : comme il témoigne

Rain. n. 4. dans une lettre du vingtième de Janvier, en réponse à une première invitation des Romains, où il s'excuse ^N p sur les affaires pressantes qui le retienent, même pour procurer la tranquillité de-l'Italie. Le roi Robert en • qualité «de sénateur de Rome y avoit mis pour ses lieutenans Pandulfe comte d'Anguilare & Annibaldo Annibaldi , qui écrivirent au pape une Jettre'où ils »• 5 ^-7- *■ disent: Le bruit court que le tyran de Bavière marche vers votre ville pour y entrer de force. Le peuple Romain le regarde comme enncmi,&nous sommes résolus à lui résister vigoureusement pour votre sainteté & . pour l'église, jusqu'à souffrir destourmens. A quoi le pape répondit encore par des complimens le huitième de Juin ; & de même à une lettre preíïante qu'ils lui avoient envoïée par Mathieu des Ursins de Tordre des frères Prêcheurs, depuis cardinal.

Cependant le pape pour consoler les Romains, ou Tx??n'

1 r r r i. îi 1 Indulgence

par quelque autre motir, confirma 1 indulgence quil àcl'Angelui avoit donée neuf ans auparavant à ceux qui réciteroient tous les soirs la salutation angélique. Cette dévotion s'étoit introduite dans l'église de Saintes d'à- RairJ 8j vertir les fidèles au son de la cloche pour faire cette n. 58. prière à la sainte Vierge au déclin du jour \ & le pape Jean l'aprouvant par sa bulle du treizième d'Octobre 1318. accorda dix jours d'indulgence à ceux qui feroient cette prière à genoux. C'est cette grâce qu'il confirma par une autre bulle du septième de Mai 1317. adressée à Ange évêque de Viteibe son vicaire ] 3*7" à Rome. C'est le commencement de la prière que nous apellons l'Angélus. XXXIII.

On raporte à cette année la mort de S. Roc plus s. Roc. connu par la dévotion du peuple que par l'histoire de ^ , fa vie, écrite pour le moins cent soixante ans aprés fa

^N J mort. II naquit à Montpellier d'une famille noble vers" BaiiUt. \6.' k fin du treizième siécle j & aïant perdu son pere & Aoufi. fa mere à l'âge de vingt ans, il partit de chés lui pour aller â Rome en pèlerinage. II s'arrêta en plusieurs villes d'Italie qui étoient affligées de la peste & s'emploïa à servir les malades dans les hôpitaux. Rome étant aussi attaquée du mal, il y alla, & s'y occupa de mçme pendant environ trois ans. Au retour il s'arrêta à Plaisance où étoit la peste,dont il furfrapé lui-mê. me & réduit à sortir, non seulement de l'hôpital, mais de la ville, pour ne- pas infecter les autres. Il fut assisté par un seigneur nommé Gothard , auquel il inspira le mépris du monde & l'amour de la retraite. Roc étant guéri revint à Montpellier où il mourut le seizième d'Août 1517. XXXIV. Louis de Bavière étant arrivé à Milan y prit la cou

Louis de Ba- rone pes jç -j. jc jfl pentecote quj cetce année viere couro- ri r t r r

né à Milan. 1317. rut le trente-unieme de Mai. Il futeourone dans J. rui. x. c l'églife de S. Ambroise par les mains de Gui Tarlat 0>y>./N47Q. évêque d'Arezzo, assisté des évêques de Regio & de Bresse: en l'absence d'Aicard archevêque de Milan, qui auroit dû faire cette cérémonie ; mais étant fort attaché au pape, il s'étoit retiré pour n'y pas prendre de part. Louis de Bavière demeura à Milan jusqu'au douzième d'Août, puis il passa en Toscane.

Les Romains voïant que le pape ne faifoit que les amuser de pàroles fans effet, lui envolèrent une derniere ambassade avec une lettre dattéc du sixième de Juin , six jours aprés le couronement de Louis à Min. 9. ]3n^ Q£ jjs djfojgu,.. Nous fuplions à genoux votre

sainteté de venir incessament & sans user de vos remises ordinaires, visiter en perfone votre premier siège

que

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