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^ g nal évêque de Tusculum avec toute autorité pour réprimer les rebelles du même Ordre. La sentence eít du treizième de Juin 132.8. Bertrand de la Tour avoir, été de TOrdredes frères Mineurs. V«iing.n.\%. Michel de Cesene aïant vû cette sentence du pape en apella le dix-huitième de Septembre, tant en son nom , que de tous les frères ses adhérans : adressant son apel à l'église catholique & au futur concile. L'acte signé de main de notaire fut publié solemnellement & affiché aux portes de l'église cathédrale de Xain. n. (4. Pise; & il l'cnvoïa en forme autentique au pape Jean: qui de son côté écrivit à tous les prélats & à tous les princes pour faire exécuter fa sentence & mettre en prison Michel & ses complices. Mais ils étoient à Pise en sûreté , sous la protection de Louis de Bavière. Liv. Ce prince étant sorti de Rome vint à Todi, & en LouisdeB. partit le dernier d'Août avec l'anti-pape, vint à ViSup. n.4y. terbe où il le laissa, & s'avança jusqu'à Cornetopour J. riil.x. c. conférer avec Pierre de Sicile envoie par le roi Fride104* rie son pere. Louis en partit le dixième de Septembre

pour aller à Pise, & dans cette marche le docteur Marsile de Padoue mourut en un lieu nommé Montalte. Louis arriva àGrosseto le quinzième de Septembre & le vingt-uniéme à Pise, où il fut reçu avec grande joie, & y tint sa cour le reste de cette année. Lv. Philipe de Maïorque oncle du roi Jaques, qui re

PhuTe dcdC Snoit ars y & dont ilavoit été tuteur, présenta an Maïorque. pape une requête où il prend la qualité de trésorier de r*ding. n. s. Martin de Tours, & dit en substance : Désirant prai!t/w.7j.g*. t^uer non-seulement les préceptes, mais encore les conseils de l'évangile; j'ai choisi la régie de S. François, à laquelle je veux m'obliger par vœu, & je vous suplie de me permettre , à moi & à mes compagnons ANt j^g. présens & àyenir , de Pobferver purement & simplement fans glose & sans être dans la société des frères Mineurs , qui font aujourd'hui, ni fous l'obéïssance des supérieurs de l'Ordre: quoique je ne blâme point ceux qui ont reçu les expositions & les déclarations des papes, parce que dans la voïe de Dieu l'urt marche d'une façon , l'autre d'une autre. Je demande donc que mes compagnons & moi, en quittant le siécle, íoïons auíïi-tôt admis à la profession , vû que nous avons tous fait une année ou plus de probation, étant en habit séculier.

Il déclare ensuite qu'ils prétendent observer le testament de S. François comme fa régie & vivre nonfeulement d'aumônes, mais du travail de leurs mains; ne s'établir nulle part que par la permisiìon des évêques , & n'y loger qu'autant qu'il plaira aux évêques & à ceux qui leur auront doné le logement. Enfin il conclut ainsi fa requête: Quoique je fois indigne de la perféction que je demande, il feroit encore plus indigne de me la refuser ; & comme ce chemin de perfection vient du S. Esprit, ceux qui conoissent le prix de la vie Chrétiene ne doutent pas que ce refus ne viene de l'efprit malin. Si donc on le refuse, que restet'il? Le ciel entendra ce que je dis, & la terre écoute- Deut.xxxtu ra les paroles de ma bouche. Le pape n'eut aucun é- u gard à cette requête ;& quoique la conclusion peu ref. pectueufe puisse avoir attiré ce refus, il semble montrer au fonds quaprés l'expérienced'un siécle, on ne jugeoit pas la régie de S. François praticable au pie de la lettre.

.. La même année le pape Jean accorda aux reli

^N j g gieux de Hongrie, qui avoient pris pour patron S. L v i. Paul premier ermire,de suivre la régie de S. Augustin,

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prière

Hongrie-, & la bulle est du vingt-deuxième de Novembre 132.8. C'est le premier acte autentique que je sache où il soit fait mention de ces religieux, mais ií témoigne qu'ils subíistoient déja en Hongrie & ail„ . leurs. Le même roi se plaignit au pape de la rigueur

mis. ibid. avec laquelle les autres ecclelialtiques aiant droit de dîmes, les éxigeoient fur les Cumains, les Valaques, les Sclaves &les autres infidèles qui se convertiííoient au Christianisme. D'où il arrivoit que les nouveaux Chrétiens qui n étoient point accoutumés à cette redevance disoient, qu'on les invitoit à embrasser la foi afin qu'ils donassent leurs biens au clergé, ce qui en détournoit plusieurs qui se fussent volontiers convertis. Sur quoi le pape écrivit aux prélats de Hongrie d'user avec ces nouveaux convertis de beaucoup de douceur & d'honêteté en exigeant les dîmes , jusqu'à ce qu'ils fussent pleinement affermis dans la foi: en forte que loin de se sentir surchargés, ils invitassent les autres à se convertir. La lettre est du huitième de Mai.

Lvit. L'cmpereur Louis de Bavière étoit toujours à Pise, t'pik "£)apC ou k douzième de Décembre il fit publier une sentence contre le pape Jean donée à Rome le dix-hui- t tiéme d'Avril de la même année, c'est-à-dire le même jour de sa prétendue déposition. En cette sentence Bal'. "1. lv\t. l'emPereur attaque les trois constitutions , Jd condito* p. 5 z 5. rem j Cum inter nonnullos, & Quia quommdam, qu'il fou

tient être hérétiques, & les combat fort au long par ^N g' les raisons & les autorités tant de fois alléguées par les prétendus frères Spirituels : en forte qu'il paroît clairement que cette sentence est l'ouvragc de*MicheI de Cefene ou de quelque autre d'entre eux; & il est ridicule de faire parler ainsi un empereur homme de guerre & fans lettres, comme il fe qualifie lui-même. Il conclut cette ennuïeuse dissertation en disant: Nous déclarons que Jaques de Cahors , depuis qu'il a p, J4J. publié ces erreurs contre la foi & les a opiniâtrement soutenues, doit être censé hérétique notoire & privé de toute dignité & puissance ecclésiastique : aprés quoi est repérée la sentence de déposition & la défense de lui obéir & le reconoître pour pape. Voilà ce qui fut P- 545publié à Rome, à quoi l'ordonance faite à Pise ajoûtc feulement injonction à tous les prélats,les seigneurs & les officiers de l'empire de la faire publier en rous les lieux de leur jurifdiction pour ôter à Jaques de Cahors toute occasion de séduire les peuples qui n'en seroient pas informés.

Peu de temps aprés, c'est-à-dire le troisième de j.rm. x. e. Janvier 131p. l'anti-pape Pierre de Corbière arriva à mPise & y entra comme pape avec ses six cardinaux. Il fut reçu par Louis de Bavière & fes gens & par les PU fans avec grand honeur :1e clergé & les religieux de la ville allèrent au devant de lui en procéflìon, suivis de Louis & des laïques en grand nombre, les uns à pie les autres à cheval. Mais ceux qui les virent disoient que cette cérémonie leur paroiííoit forcée j & les gens de bien & les sages dtPiíe en furent fort troublés, jugeant que c'étoit mal fait de soutenir une telle abomination. Le huitième du mçnie mois l'antipape pre

An. 1315). cna & dona pardon de peine & de coulpe à quiconque renonccroit au pape Jean, pourvu qu'il se confessât dans les huit jours & qu'il confirmât la sentence donnée contre lui par l'anti-pape. il9- Le vingt neuvième du même mois de Janvier à la prière de l'empereur Loiiis & d'Azon Visconti Seigneur de Milan , l'antipape fit cardinal Jean Visconti R<tin.i}i9. fils de Ma tthieu&frère d'Azon, &l'envoyaen Lombardie comme son Légat. Mais le pape par fa lettre du quinzième de Mars manda au cardinal Bertrand Poïet son légat en Lombardie de déclarer publiquement excomuniés comme hérétiques & schiimatiques nu.c. 1*3. Jean Visconti & Luquin son frère. Le dix-huitième de Février l'anti pape étant toûjours à Pise, où il logeoit & tenoit ía cour au palais archiépiscopal, tint une assemblée où assista Tempereur & tous ses barons de une partie des notables de Pise. L'anti-pape après un sermon y publia une sentence d'excomunication contre le pape Jean, le roi Robert, les Florentins & leurs adhérans.Mais comme on alloit à cette assemblée,furvintlaplus furieuse tempête de vent, de grêle & de pîuïe qu'on eût jamais vûë à Pise. Et comme la plufpart des Pisans croioient mal faire d'aller à ce sermon, » le mauvais temps fit qu'U y en alla peu : c'est pourquoi

l'empereur envoïa son maréchal par la ville avec des gens d'armes & des soldats à pié pour contraindre les bons citoïens à y venir, & avec toute cette violence Passemblée ne fut pas nombreuse. Le maréchal dans cette course pendant l'orage aïant gagné du froid, se fit faire le soir un bain, où l'on mit de l'eau-de vie: le feu y prit, le maréchal fut brûlé & en mourut sans autre maladie. Ce qui fut regardé comme un miracle

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