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AÎT~t330 ^dire de pape. Enfin prétendant garder l'empire, ií montre qu'il est impénitent & par conséquent indigne »• d'absolution. Mais encore à quel titre prêtent-il garder l'empire? Est-ce par le droit qu'il y a déja , ou par celui qu'il espère aquerir de nouveau? 11 n'y a aucun droit quant à présent, puisque par sa condamnation il a perdu celui qu'il pouvoit y avoir -, & il n'en peut aquerir de nouveau, puisqu'il est inéligible, comme :' tyran, sacrilège & excomunié. Le pape conclut en ejfct. hortanc le roi de Bohême à faire élire un autre empereur. •

Comme le roi inilstoit encore en faveur de Louis de Bavière , le pape lui écrivit une seconde lettre en date du vingt uniéme de Septembre, où il lui repro*chc ainíì son ingratitude envers le S. íiégè. C'est par la faveur de notre prédécesseur que votre pere a été s «p. liv. élevé à la dignité impériale. En. efíet, nous avons vâ aci. n. 11. combien Clément V. contribua à l'élection de Henri Sup. xci. «. ^e Luxembourg. La lettre continue: Et le même pape }o. xcit. ». i. promut à l'archevêché de Trêves son frère votre oncle-, nonobstant ce qui lur manquoit pour l'âge & pour lâ. science. Cet aveu du pape touchant la promotion de Xaìk.*. 3 S. Baudouin de Trêves-est remarquable. Enfin il menace le roi de suspendre à son égard les dispenses & les auJ. nu. x. tres grâces, s'il n'abandone le parti de Louis de Bavie*'1 °' re. Mais ces remontrances furent fans effet; & le, roi de Bohême, de concertavec Louis, passa en. Italie dé*, cette année en qualité dfc vicaire de lempirex; x 1 Y' Baudouin: de Luxembourg, archevêque de Trêves, man^rchev. étoitalors le plus puissant prélat d'Allemagne, aïant de Maïcncc. ^administration .de tpois i diocèses foutre le ífen. Dés 9*!*'liz9' l'ánnée't$i£s; Matbimarchevêque:iptMaïencei.étam

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flîost le dixième de Septembre,le pape prétendit pour- ^N voir â ce siège, dont il s'étoit réservé la disposition , à cause des guerres qui régnoient en Allemagne. Le Tr-lt\u chr, chapitre de Maïence ne laissa pas d'élire pour arche- Mrs. an* vêqueun chanoine nommé Gerlac, & refusa de rece- 1Jl8* voir Henri de Virnebourg auíîì chanoine, qui vint à Maïence avec des provisions du pape & des lettres de recomandation du quinzième de Mars 1319. ce qui produisit un procès en cour de Rome qui dura trois • ans. Caries chanoines apellérent de la provision de Baiuz.. tn.n Henri & Paccusoient de plusieurs crimes. Cependant Mìfiei. p. l'arc'hevêque Baudouin étant venu à Maïence, ils lui I4Í' *4tf* donérent l'administration du diocèse durant la vacance , & mirent entre ses mains íes châteaux & les forteresses. Ils l'avoient même postulé unanimement: pour archevêque avant l'élection de Gerlac*

Emicho évêque de Spire mourut auíîì en 1318. &: le pape lui dona pour successeur Bertold de Buchcc de Tordre-Teutonique mais un an aprés il le transféra'à Strasbourg \ & pendant la vacance de l'églife de Spire , le pape , à la prière des chanoines, en dona Tadministration à Far-chevêque Baudouin. Il lui dona; aussi celle de l'églife de Vormes vacante par le décès de Cuno ou Conrad de Scheunec, aprés lequel il y avoit eû une double élection & procès à Avignon»: devant le pape* C'est: ainsi que Baudouin dt Luxem-r' bourg fc trouvoit administrateur de quatre évêchés r. de Trêves qui étoit le sien rèc Maïence , de Spire &> de Vormes, ll quitta ce dernier en 1330. & Gerlac Schene d'Erpach un descontendans,.demeura évêque: de Vormes. Baudouin procura' auíïi la même année fa-promotion, de Valeran fils du comte de Veldens àV.'

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An. 1330. l'óvôché de Spire. La même année encore Henri de Virnebourg surnommé Busman gagna sa cause à Avignon, & suc sacré archevêque de Maïence par ordre du pape.il vint prendre possession accompagné de Geraud de Bisturc doïen de l'église d'Angers , nonce du pape, envoie exprés, comme il parole par fa commisXdfa. 1333. fjon du trentième d'Avril i333.&i'archevêque deTréves fut obligé de se retirer. Or cette administration consistoit principalement à conserver le temporel, païer les dettes & empêcher les usurpations, en quoi Baudouin de Luxembourg étoit tres habile, xv. Michel de Cesene ancien général des frères Mi, ,Leitnie. dc neurs étoit â Munie fous la protéction de l'empereur

Michel de . . v .. , * . , , v

Ccscnc. • Louis de Bavière : d ou il ecnvit une lettre adreíiee a tous les frères de l'Ordre qui dévoient s'assembler à la Pentecôte en chapitre général à Perpignan ou à Avi

~ gnon. La lettre est datée du jour de S. Marc vinot

Geld. Mon. ^ ., 1, A 1 o C -r» •

to.i.p.u)6. cinquième d Avril 1331. & commence ainli: J ai reçu des lettres de plusieurs docteurs en théologie & d'autres frères notables de Tordre de S. François, tant de Paris que d'autres lieux,par lesquelles ils m'exhortent à revenir incessament à l'unité de l'église Romaine & de l'Ordre, dont ils disent que je me suis écarté. Et j'ai cru devoir ainsi répondre à ces lettres en expliStip. Uvi quant par ordre la vérité du fait. En 13x8. étant à Avixcm.».4<í. gnon en présence du seigneur Jean avec lesfreres Raimond procureur de l'Ordre, Pierre de Prato ministre de la province de S. François, & Laurent alors bachelier; áprés plusieurs autres discours le pape assura plusieurs fois que la détermination du chapitre général 'de Pérouse sur la pauvreté de J. C. étoit hérétique. . 1. . C'estlechapitredel'an 1311.Lalettrecontinue:Cette

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détermination fut aprouvée par tous les docteurs & ÂïTTïIo les bacheliers del'Ordre de Paris & d'Angleterre, & il en marque les preuves, puis il ajoûte:

C'est pourquoi voïant que cette assertion du seigneur Jean étoit manifestement contraire à la doctrine de 1 église catholique & à la profession de notre Ordre : je lui résistai en face, comme S. Paul fît &S. cmì Pierre, & lui soutins que la détermination de notre chapitre étoit catholique. Alors il me fit arrêter en fa cour ; & moi voïant qu'il me vouloit contraindre à renoncer à la définition de notre chapitre, aprés avoir pris bon conseil j'apellai du seigneur Jean à la sainte église Romaine, en mon nom & de tous ]es frères qui voudroient se joindre à moi. Ainsi je me retirai de son obédience & de sa communion: à J'exemple des catholiques du clergé de Rome , qui se séparèrent de la communion du pape Anastase. Pour preuve de c ce fait Michel de Cesene cite un chapitre de Gratien, An*ft, v. to. qui est maintenant reconu pour faux.il continue: Et à 4* Conc'?' l'exemple de S. Anastase,de S. Eusebc &des autres qui *77* retirèrent de l'obédiance du pape Libère: enfin d'Hilaire de Poitiers qui se sépara du pape Léon. La chute du pape Libère n'est que trop certaine: mais S. Hilaire „^'l^'xut' de Poitiers vivoit un siécle avant S. Léon, & S. Hilaire íiVt ÏXy|U d'Arles, qui eut des différends avec ce S. Pape, ne se «.4. sépara jamais de fa communion.

Michel continué : Et parce que le seigneur Jean nous pourfuivoit moi & mes adhérans pour nous faire mourir, je me retirai à Pise, suivant le conseil de J.C. Mauh. t. 23; de passer en ce cas d'une ville à l'autre. Là, conjointement avec plusieurs docteurs en théologie & d'autres frères notables de l'Ordre, je publiai mon apel & l'en

:a VT ~ I voïai au feieneur Jean. Or selon les loix& les canons il apartient au concile gênerai, auquel j avois apelle , de conoître de cette matière en laquelle le pape accusé d'hérésie est soumis au concile ; & celui dont est: apel n'est pas juge de Fapcllation, mais celui auquel elle est adressée. Toutefois lé seigneur Jean íè faiíant juge en sa propre cause, pour réponse à mon apel a Sxp. Hv. publié une constitution qui commence yQuia Dir rexcm. n. 54. pro^i}ílans laquelle il soutient opiniâtrement ses premières erreurs,les explique plus clairement & y en ajoute d'autres. , Michel raporte ensuite ces prétendues erreurs du

i. pape , dont il fait douze articles. J.C. en tant quiiomme, dés l'instant de fa conception, reçut de Dieu le domaine -universel de toures les choses temporelles.

2. Par succession de temps il aquit en particulier la propriété de ses habits, de fa nourriture , de fa chaussure

3- & de fa bourse. Il n'a jamais conseillé à fes disciples <îc renoncer à la propriété de toutes les choses tempo

4. Telles. Il n'a point doné aux apôtres d'autre régie de vie qu au reste de fes disciples, dont quelques-uns é

y toient riches , comme Joseph d'Arimathie. La défense qu'il fit aux apôrres de porter de l'argent ou <áes souliers, ne regardoit que le temps de leur mission, pour

í# prêcher l'évangile. Les apôtres ont eû en particulier la propriété de leur nourriture, de leurs habits & de leur chaussure, même aprés la defcerìte du S. Esprit..

7.8. Ik pouvoient en particulier & en commun avoir des terres & des immeubles> ils n'ont jamais fait de vœu pour renoncer à la propriété des biens temporels, Sc

10- ils pouvoient plaider pour ces sortes de biens. Les

xl. Jbiens communs.que l'on distribuoit aux fidèles de Jérusalem

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