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à Jérusalem. Le nouveau patriarche fut envoïc fers lc ^N ^f sultan d'Egypte pour savoir si l'on pourroit trouver Ra}n { quelque moïen de recouvrer la-terre sainte. Comme ». ìo. Cont. iî écoit de retour à Avignon & se disposoit à venit Na*íP-iii' trouver le roi, le pape le chargea d'une lettre en date du quatorzième de Février 133-1. par laquelle il exhortoit le roi à délibérer sur ce qu'avoir raporté Iepatdarche, prométant d'en délibérer de son côté aveeles cardinaux.

Le pape reçut ensuite des ambassadeurs de Léon roi d'Arménie, qu'il envoïa au roi Philipe de Valois avec des lettres de recommandation du vingtième, de Septembre. Ils demandoient du secours pour la conservation de l'Armenie , & proposoient des conseils qu'ils croioient salutaires pour attaquer les Sarrasins. Pierre de la Palu étarft arrivé prés du roi lui fit son raport de l'obstination du sultan en présence de plu* sieurs prélats & de plusieurs seigneurs, qui en furent si touchés,qu'ils s'accordèrent presque tout d'une voix à faire le passage pour le recouvrement de la terre sainte. Le roi écrivit donc au pape le priant de faire prêcher la croisade; & lc pape dona une bulle adressée au patriarche de Jérusalem & à tous les évêques de France, où il dit en substance:

Lc roi de France Philipe désirant depuis longtemps de faire le passage pour la délivrance de la terre sainte , a résolu de partir dans deux ans à compter du mois de Mars prochain. C'est pourquoi nous vous mandons de prêcher la croisade par tout le roïaume de France, vous patriarche par vous meme, vous archevêques & évêques, chaeun dans vos diocèses, par vous ou par d'autres, & de dpner la croix à tous les fiAn. 1331. ^es ^ auront la dévotion de la prendre & que vous

croirés utiles à l'entrepriíe. Ensuite lé pape ordone de

. ( célébrer dans toutes les églises une messe solemnelle

chaque semaine à cette intention , avec des oraisons

paiticulieres raportécs dans la bulle, qui est datée du

cinquième de Décembre. D'où il paroît que la résolu

t-, - - tion précédente du roi ne fut pas prise à un parlement hb. x.c i98. «rxT ... _r r_ „ . r

tenu a Noël, comme a cru Jean Villam.

Bainz.. vit. Le vendredi des quatre temps, qui fut le vingtième 78»! 7°" ^u m^mc mois de Décembre, le pape fit encore un cardinal François, savoir Pierre Bertrandi évêque d'i\utifn, qui s'étoit signalé en répondant à Pierrede Cugnieres. Le p^ipe, à la prière- du roi & de la reine de France, le fit cardinal prêtre dutitre de "S. Clément, 6c ce fut le seul de cette promotion, xxi II. _ Cependant le pape publioit qu'il vouloit passer en* mtt a aller à Italie, 6c s établir a Boulogne, pour être plus a portée Boulogne, de pacifier les troubles du pais 6c d'avancer le passage & Joy!! X" d'Outremer. Le cardinal Bertrand dé Ppïet évêque d'Ostie légat de Lombardie 6c résidant à Boulogne fit si bien par ses diligences 6c son industrie, que le dixième de Janvier 1331. les Bolonois se donérent au pape 6c à l'église Romaine, sans autre condition que de conserver leur liberté: sousja promesse que le pape Jean leur faisok par ses lettres, de venir dans un an demeurer à Boulogne avec fa cour. En conséquence de ce traité, le légat commença à faire bâtir à Boulogne un château grand & fort , joignant les murs de la ville: disant que c'étoit pour le logement du pape. Le » légat fit bâtir un autre château pour lui- même plus a

vant dans la ville, prenant pour cet effet plusieursmaisons de Citadins ; 6cÀk qu'il y logcroit quand le pape seroit venu. Enfin il fit marquer des palais où ^N v^y . dévoient loger tous les autres cardinaux. Mais par Péyenement on crut que le légat avoit fait tout cela par artifice & par dissimulation pour bâtir la forteresse &c íe rendre plus maître des Bolonois. Eux de' íeur part y consentirent par l'espérance d'avoir chés eux la cour de Rome, qui les enrichirait tous. Ils envoïérent donc une ambassade solemnelle à Avignon pour doner au pape la seigneurie de leur ville, & le prier d'avancer le terme de sa venue. Il les reçut gracieusement & accepta au nom de l'église leur soumiílson: leur promettant plusieurs fois eij consistoire public d'aller certainement à Boulogne dans Tannée. Mais ce furent des paroles fans effet.

Les Fraticelles ou frereS Mineurs fchifmatiques XXI,7'

dr r i- Commission*

e le loiKenir cn divers pais, comme contre jcs.

il fe voit par plusieurs commiílipns du pape donées Frîiticclks, cette année & la précédente. Le vingt-uniéme de &rc". Janvier 1331. il manda à l'archevêque d'Aix, auxévê- *'*'*,ÎJl* ques ses fuffragans & aux inquisiteurs de Provence de procéder contre xeux qui foutenoient que J.C. & ses apôtres n'avoient eû que le simple usage de fait, & qui avoient été condamnés par la bfflle Quia quorumdam, & contre ceux qui foutenoient encore les erreurs de Marsile de Padoue, aprés l'abjuration de Pierre de Corbière. Le seizième Février de la même année le nu.n.^ pape dona une pareille commission contre les Fraticelles ou Bifoques qui fetrouvoient en Italie , en Sicile, cn Provence & dans les diocèses dcNarbone tk de Toulouse ?-qui y tenoient des assemblées, se ehoisissoient des supérieurs, logeoient ensemble & mandioient publiquement, comme s'ils eussent été de

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n. 6.

^N I3 quelque religion aprouvée. Le tout au mépris de la bulle, SanfiaRomana. Le pape ordone de les dénoncer publiquement excomuniés tous les dimanches & les fêtes j & de procéder contre eux, même avec le secours du bras séculier. Dans la partie méridionale de l'Italie érok'ime autre secte de gens qui se nommoient les frères de la vie pauvre, & avoient pour chef un nommé Ange de la vallée de Spolette, homme du commun & presque sans lettres. Ils tenoient des assemblées où ils semoient diverses erreurs, publioient de prétendues indulgences & entendoient les confessions quoique laïques. Le p>ape enjoint à l'évêque de Melfe & aux inquisiteurs du pais de les poursuivre, & ía commission est du vingt-deuxième de Novembre 1331.

*aitt.i)iirr. Au mois de Janvier 1331. lspape commit Jean Prévôt de 1 église de Vicegrace au diocèse de Prague , pour faire perquisition de quelques frères Mineurs demeurant en Allemagne, qui dogmatisoient contre les constitutions & les décisions du S. siège. C'étoit aparemment des partisans de Michel de Cesene. Le pape ordone de les prendre & les lui envoïer fous bonne garde aux dépéris de la chambre apostolique, pour en faire justice.

La reine de Naples Sancha fort affectionée à Tordre de S. François , & séduite par quelques un s de ces Rai». 1331. faux Spirituels, les prorégtoit contre le général de l'Ordre Géraud , & persecuroit ceux qui lui demeuroient soumis. Le roi Robert son époux cn écrivit au pape, se plaignant despiocédures que Geraud avoit faites contre deux de ces rebelles nommés Pierre de Cadenet & Andié de Galian. Le pape lui répondit;

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Nous ne croïons pas que vous aïés oublié ce que depuis long temps vous nous avés écrit & plusieurs fois, que l'assiduité de Pierre de Cadenet auprés de la reine vòus étoit suspecte & odieuse, parce qu'il l'instruisoit d'une mauyaise doctrine,comme elle l'assuroit elle-même; te que vous n'ésperiés pas qu'elle vous fût soumise ou à nous,tant que cerjiomme feroit auprés d'elle.C'est pourquoi vous demandiés que nous fissions en forte de Péloigner de la reine. Quant à André de Galian , il est notoirement fauteur & sectateur de Michel de Cefene, & • d'ailleurs violemment suspect d'hérésie & de schisme. • .

'II ne nous convient ni à vous, de dissimuler détels défordres;& si la reine irritéecontre le général des frères Mineurs prétend le diffamer, il fera obligé, lui & les frères qui lui font fidèles de publier & d'écrire en divers pais pour leur justification, que la reine favorise les schifmatiques & les apostats de l'Ordre : que de quelque part qu'ils vienent elle les reçoit & leur fournit abondament les choses nécéísaires : au lieu qu'elle persécute les frères fidèles. Elle ne souffre pas que le général, ni même les inquisiteurs & les prélats, fassent* leur devoir contre les hérétiques : au contraire elle a bien osé arracher d'entre les mains des prélats les lettres que nous leur avions envoïées touchant l'office de l'inquisition. La lettre'est du treizième de Mars 1331. •

Le pape dona aussi commissions Jean de Badis, V*dìng. frère Mineur & inquisiteur à Marseille, cle poursuivre 1,. #4

un reste de Vaudois qui se trouvoient encore en Piémont. Ils tenoiçnt des assemblées quelquefois jus- ■ qu'au nombre de cinq cens. Ils s'élevèrent à main ar

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