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Xntv^í m^e contre l'induifitcur du pais Albert de Castellaire de Tordre des frères Prêcheurs, & tuèrent un curé qu'ils soupçonoient de les avoir dénoncés à ce religieux r & l'asiìégérent lui même dans un château, ca lorte qu'il fut obligé de quiter le pais. Lechtf de ces hérétiques étoit un nommé Marnn Pastre ,qui préchoit contre le mystère de l'incarnation& la présence réelle ap S. sacrement. Il avoit échapé à tous les inquisiteurs qui avoient été en Piémont depuis vingt" ans : mais il avoit été pris &c l'inquisiteur de Marseille le tenoit dans ses prisons. C'est; pourquoi le pape lui ordone de remettre ce prisonier à l'inquisiteur de Piémont Albert : afin qu'il puisse informer contre lui &c les autres hérétiques, &.même les mettre à la question , s'il est besoin. La lettre est du sixième de Juillet. XXV. Un des plus zélés défenseurs du pape Jean XXIH Alvar Pela- contre les frères Mineurs schismatiques, fut Alvar r ad to Pelage Espagnol, religieux du même Ordre, que le Regêft.p.iti. Pape-fit évêque de Coron dans la Morée, par bulle id.Scnpt.p. du seizième de Juin de cetre année 1331. Alvar étoit Depianiïu.c. à Avignon où le jour de N. D. des Neiges cinquième *lt* d'Août de la même année, il acheva son grand ou

vrage des Plaintes de 1 église,-qu'il avoit commencé en 1330. au même lieu, où ilrésidoit en qualité depéB*lux..viu0. nitencier du pape. Il dédia cet ouvrage à Pierre Go^1. p. 76 j.. més prêtre cardinal «du titre de sainte Praxéde.

Voici comme il y parle de k puissance du pape. Le pape a la juridiction universelle dans tout le monPlana. Ub. 1. de, non-feulement pour le spirituel, mais pour le tenic' **• porel : quoiqu'il doive exercer la puissance du glaive &£

de la juridiction temporelle par l'empereur légitime son f]ls, & par les autres princes. Et ensuite: Le pape prive les rois de leurs roïaumes & l'empereur del'em- ^N pire. Ec encore : Les ames font plus précieuses que les corps, & les choses spirituelles plus dignes que les temporelles: donc celui à qui on a confié les premieres,on doit bien plutôt lui confier les autres, qui n'en font qu'un accessoire. De plus, J. C. établissant S. Pierre shp- livson vicaire, lui a doné toute la jurifdiction cju'ilavoit, * 1 * "5í<i .puisqu'il ne l'a point partagée, & n'en a rien excepté.

Les empereurs païens n'ont jamais rien possédé justement, prenant théologiquement le mot de justice: parce que celui qui n'est pas véritablement soumis à Dieu, mais lui est opposé par l'idolatrie ou l'hérésie, * * ~ ne peut rien posséder véritablement sous lui. Donc les roïaumes des païens font justement revenus à l'églife à laquelle ils apartenoient auparavant, & fur laquelle ils les avoient usurpés : car de droit divin tout apar- • tient aux justes. Et ensuite : Aucun empereur n'a légitimement usé du glaive s'il ne l'a reçu de l'églife Romaine. C'est pourquoi Constantin remettant à saint Silvestre le droit du glaive , montra qu'il n'en avoit pas usé légitimement, parce qu'il ne l'avoit pas reçu de l'églife. Et encore : C'est Ponction qui fait les rois, & elle ne peut être reçue que du prêtre: donc tout prince doit recevoir du juge ecclésiastique sa confirmation & l'exécution de sa puissance. Sur toutes ces propositions Alvar Pelage allègue quantité de textes de l'écriture, du décret & des decrétales, dent jc laisse l'examcn aux favans. Et ceci suffit pour montrer la' doctrine que tenoit alors la cout de Rome. Alvar fut „ u'ÌUOm depuis transféré à l'éveché de Silve en Portugal. • xxvi.

Au commencement dç Tannée suivante 1333. Mi- ^"'f0 dc chel de Ceiene se prétendant toujours général desfre- cescne. ° Tome XIX. Rrr

~TZ res Mineurs, écrivit une lettre adressée à tous les fre

/viN. I333* 11 i i r i i- i'i

G0U.m9n.t0. res de l'Ordre quitienent la toi catholique & la.regle

2. p. 1338. qu'ils ont voiiée : od il répéte la plus grande partie de Sap.n. 14. ce j avojt ^cr^t jjç^ ans auparavant ; mais il s'em

*"l3î?* porte.plus ouvertement contré le pape, & par mépris ne le nomme plus que Jaques de Cahors. Il y parle ainsi : l^n pape qui enseigne ou décide contre la foi catholique, encourt par le seul fait l'excomunication & la privation de sa dignité, & devient moindre que tout catholique. C'est ce qui est arrivé à Jaques de Cahors, qui au commencement de son pontificat avoit # '* enseigné que J.C. & ses apôtres ont renoncé à toute propriété des choses temporelles: mais depuis étant livré au sens réprouvé & aveuglé par le désir des richesses, il a fait quatre constitutions contraires à la foi & à la doctrine évangélique. Et ensuite parlant toûp.1343. /. jours du pape:.De la doctrine de cet hérétique il s'enfuit que celle de J.C. fut trompeuse & illusoire , lors

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qu'il dit : Mon roïaume n'est pas de ce monde : c'està-dire qu'il ne regarde point les choses temporelles , inloM.tralt. comme Texplique S. Augustin. Michel conclut en enltS'n'1' joignant à tous les frères de lire souvent cette lettre dans leurs convents, en faire plusieurs copies & la rendre publique autant qu'il fera possible. Elle est datec de Munie le vingt-quatrième de Janvier 1333. xxvil. Cependant le roi Philipe de Valois étoit en négoProjct de ciation avec le pape pour 1 affaire de la croisade. Dés "Trn.Nang. lannée précédente le vendredi d'aprés la saint Michel, p. 7)7- c'est-à-dire le second jour d'Octobre, il tint à Paris • dans la sainte Chapelle une grande assemblée, où íe trouvèrent Jean roi de Bohême, le roi de Navare, le duc de Bourgogne, ceux de Bretagne, de moraine, de Brabant & de Bourbon avec quelques prélats & quan- ^N< j tité de noblesse. En cette assemblée se trouva Pierre

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de la Palu patriarche titulaire de JerusaUm , qui pria le roi instament de lui doner audiance sur l'artaire de J.C. en présence de tant de braves gens :puis ilpropo- Bâi- vit.up* la plusieurs raisons pour lesquelles le roi étoit obligé 7871 d'entreprendre le passage à la terre sainte. Tous les prélats qui étoient présefîs au nombre de vingt-six, parlèrent fur le même sujet. Les barons s'y joignirent , déclarant qu'ils étoient prêts à exposer leurs vies & leurs biens pour une si bonne cause. Le roi se rendit & déclara que son intention étoit d'aller à la terre sainte & de laisser pour la garde du roïaume son fils Jean, auquel il les pria de prêter serment d'obéissance ; & ils le firent en élevant les mains vers les saintes reliques. Le roi écrivit auíïì au pape pour le Ráin prier de publier un passage général à la terre sainte, & ». »• pour régler avec le pape les conditions de l'entreprise, il fit ses procureurs & ses envoies Pierre Roger archevêque de Rouen, Jean de Viene évêque de Teroiiane, • Gui Baudet doïen de l'église de Paris, Henri d'A vaugour & Pierre de Castels chevaliers: ausquels il dona pouvoir de jurer en son nom devant le pape , que du premier jour d'Août en trois ans, c'est-a dire en 1336. il se mettroit en chemin pour le passage & le poursuivrait erî persone, s'il ne survenoit quelque empêchement légitime, duquel seroient juges deux prélats du roïaume députés par le pape.

Le principal objet de cc traité étoient les décimes r & les autres subsides que l,e pape accordoit au roi pour les frais de l'entreprise, sur quoi le roi dit: Nous nc permétrons point que ces subsides soient détournés &

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T,,, d'autres usages : & si on en détournent, nous le fc-AN. 1335. 5 > ».

rons aulli- tot rettitucr. Si nous ne pouvions raire le voïage dans ^-terme prescrit, le pouvoir de lever les subsides expirera auííì-tôt ; & ce qui en aura été reçu fera remis à quatre prélats dont le S. siège nommera deux & nous deux, pour»le garder & le distribuer par ordre du S. siège. Et ensuite : Ces deniers ne seronc point délivrés par les colléóreurs du pape à nos trésoriers ou à nos receveurs, mais à des bourgeois que nous commettrons, qui les garderont fidèlement & les distribueront fur les mandemens des quatre prélats , & leur en rendront compte tous les ans; & les prélats rendront compte au pape de l'emploi fait pour la croifade.Cette procuration est datée du vingtième de Mars 1331. c'est-à-dire 1333. avant Pâque, qui cette année fut le quatrième d'Avril. ViuPP. to. Aprés que les envoies du roi furent arrivés à Avi1. p. Ijs- gnon, & que le pape les eût entendus, il tint un consistoire public le vingt-sixième de Juillet, où il publia le passage général à la terre sainte , établissant le roi Philipe chef de l'entreprise, & lui accordant pour • subside les décimes de son roïaume pendant six ans y & pour le même sujet il réserva à l'église Romaine,pendant le même temps de six ans, les décimes de Xmìh. 1333. toute l'église. En ce consistoire les envoies du roi si3-. rent en son nom lè serment pour le contenu'de leur procuration. Du même jour vingt-sixiéme de Juillet est datée la bulle qui contient les conditions du traité entre le pape & le roi telles qu'elles étoient exprimées n.-j. 9.10. dans k* procuration des envoies. En ce même temps le pape dona plusieurs autres bulles pour faire prêcher la croisade & en exprimer les privilèges : Mais il feroÌE

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