페이지 이미지
PDF
ePub

An. 1300. déclare d'abord que ce n'est point un acte judiciaire ç p. 1404. précaution qui fut sans doute jugée nécessaire contre tì.Knygtanr la. jorisdiction que le pape s'attribuoit à la fin de fa p- *48J« lettre. Celte du roi contient toutes les preuves de la {irjetion de l'Ecosse à l'Angleterre, & commence par les fables de Brutus Troyen, premier roi de la grande Bretagne, de son second fils Albanact premier roi d'Ecosse, ôc du roi Anselme vassal du roi Artus : car ces fables passoient alors pour des histoires véritables. Venant à des temps plus connus il dit, qu'Edouard le vieux fils d'Alfrede, étoit roi d'Angleterre, d'Ecosse & de Cambrie, qu'Adelstan établit Constantin pour régner íous lui en Ecosse ; & rapporte plusieurs autres faits de ses prédécesseurs. Enfin venant à son règne, il marque le compromis fait entre ses mains, son jugement en faveur de Jean de Bailleul, l'hommage rendu par ce prince & sa révolte. Il ne paroît VVefìmon, pas qUe je pape Boniface ait poussé plus loin cette P- 433•. prétension ; seulement il obtint la liberté de Jean de Bailleul.

111. Vers le même temps Robert archevêque de Can, Concilede torberi, tint un concile provincial à Merton , où il

Merton. L1. n- • • j • 1

to. xi. Conc. publia des constitutions qui regardent pnncipalep- 1435- ment les dîmes, & font voir avec quelle rigueur on les exigeoit alors en Angleterre. On faifoit payer , non-seulement la dîme réelle-de tous les fruits, & de toutes les nourritures, même de la volaille, de la laine & des laitages: mais encore la dîme personelle de l'in» dustric& du trafic,quis'étcndoitàtouS les marchands, les hôteliers, les artisans, les ouvriers & les mercenaires , le tout fous peine des censures ecclésiastiques <pi ne pouvoient être levées que par l'évêque. Les \çurez eux-mêmes, s'ils manquoient à ' demander la An. i3oq. ■dîme, par crainte ou autrement, encouroient la suspense jusqu'à ce qu'ils eussent payé un demi-marc d'argent à l'archidiacre.

Cependant le pape Boniface voulant pacifier les p^J-uites villes d'Italie, fit son légat Mathieu d'Aquasparta, du pape concardinal évêque de Porto , étendant sa légation aux tte Albert provinces de Lombardie, de Toscane & de la Ro* Jj^.". 44| magne : sa commission est du vingt-troisième de Mai. Le pape l'avoit envoyé à la prière des Guelfes de Jo- VUUnL Florence , où le légat se rendit au mois de Juin, & ltb'slll'c'M y fut reçu avec de grands honneurs: mais s'étant mis en devoir de concilier les divers partis, & de rétablir un bon gouvernement dans la ville, il ne fut pas obéi & se retira avec indignation , laissant les Florentins excommuniez & la ville interdite. Aprés qu'il fut re^ c' .4* tourné à la cour de Rome , le pape par le coníeil de quelques Florentins, prit la résolution de faire venir Charles de Valois, frère du roi Philippe le Bel, premièrement pour secourir le roi Charles de Sicile, & secondement pour être vicaire de l'empire en Italie: car le pape prétendoit avoir droit de disposer de cette charge pendant la vacance de l'empire.

Ilavoit déja accordé à Charles de Valois la dispense jb;yK*Cpf«, nécessaire pour épouser Catherine de Courtenai he- 105. ritiere de l'empire titulaire de CP. qu'il éoousa en effet ; & d'ailleurs le pape faifoit espérer a Charles l'empire d'occident: car il n'avoit point aprouvé sélection d'Albert d'Autriche, comme on voit par la lettre qu'il écrivit aux trois électeurs ecclésiastiques le treizième d'Avril 1301. où il dit : Albert duc d'Au- R^ triche, aprés avoir fait hommage lige à Adolferoi °n

An 13Oi ^es ^•oma-wis-& rcÇu de de grands fiefs, s'est ré-* volté & fait élire roi des Romains du vivant de ce prince ; lui a fait la guerre & livré bataille où Adolfe a été tué , aprés quoi Albert s'est fait élire de nouveau roi des Romains , & a commencé d'en exercer les fonctions, principalement en Allemagne. Or c'est à . nous qu'appartient de droit d'examiner la personne de celui qui est élu roi des Romains, de le sacrer & le couronner, ou le rejetter s'il est indigne. C'est pour

• "■ ■ '<■ quoi nous vous ordonnons de dénoncer dans les lieux vous le jugerez expédient, qu'Albert qui fe prétend roi des Romains, comparoisse devant nous dans íìx mois par fes envoyez, suffisamment autorisez & munis des pieces justificatives de fes droits : pour se purger, s'il le peut, du crime de léfe majesté commis -'; contre le roi Adolfe, & de l'excommunication qu'il a encourue en persécutant le S. siège & les autres églises, c\: pour faire fur tous ces points ce que nous lui prescrirons. Autrement nous défendrons étroitement aux électeurs & à tous les sujets de l'empire de le reconnoître pour roi des Romains, nous les déchargerons de leur ferment de fidélité ; & nous procéderons contre lui &• fes fauteurs spirituellement ôç temporel

r lèment, comme nous jugerons à propos.

H. Rebdorf. Eri conséquence de cet ordre du pape, les trois élecu teurs ecclésiastiques, vers la saint Michel, c'est-à-dire * er. p. > ja je Septembre cette année 1301. appellerent Rodolfe duc de Bavière & comte Palatin , pour procéder contre Albert d'Autriche: car ils prétendoient que selon la coutume le comte Palatin du Rhin étoit le juge des instances formées contre le roi des Ro., mains. Ils l'accufererit donc d'avoir tué le roj Adolfe'

son

son seigneur, & par conséquent d'être indigne de re- An i50i gner , & ils songeoient à le déposer. Albert irrité de cette procédure, fit la guerre aux trois archevêques électeurs, qui enfin s'accommodèrent avec lui.

Casan ou Gazan, fils d'Arçon _ Can , étoit empe- . JT*

i x S ii í Affaires

reur des Mogols depuis l'an 1194.. dePHegire 654. & d'iralic. comme Musulman ilavoit pris le nom de Mahmoud. B,bl' <""'<"*En 12.99. il entra en Syrie & donna bataille au Sultan ^p^' t**! d'Egypte Naser fils de Kelaon , qui avoit succédé à p. z. \x. son frère Halil. Naser fut vaincu & les Mogols pri- Samt.ft.z40, rent Damas & toute la Syrie, mais ils la perdirent peu aprés. Pendant cette guerre Casan envoïaau pape, au roi de France & à d'autres chrétiens des ambassadeurs Anun. to. ji pour les exhorter à envoïerdes troupes en Syrie & lui ?• *4f« aider à conserver ses conquêtes, ce qui fut fans effet; parce que les princes chrétiens avoient d'autres affaires chacun chez eux.

Je ne vor que les Génois qui cette année firent un effort pour le secours de la terre sainte, encore y furent-ils excités par la dévotion de quelques femmes nobles des premières familles de la ville, dont on en nomme neuf entre les autres. Elles contribuèrent de Ra'"-n<>u leurs biens jusqu'à leurs joyaux & leurs pierreries pour '3J* équiper une flotte, elles attirèrent d'autres femmes, dont quelques-unes résolurent de s'exposer aux périls & aux fatigues du voïage pour le service des croisez. Le pape Boniface leur écrivit, louant leur zelc & leur courage ^ & il écrivit auíîi aux quatre nobles Génois w< J+i qui dévoient commander la flote; craignant que les intérêts particuliers les détournassent de la fin principale de l'entreprife, il leur défendit de rebâtir ou fortifier aucune place dans la terre sainte, fans une perTome XIX. B

A i~noi ni^lon particulière du saint siège. La lettre est du neu* * viéme d'Août 1301. Le pape donna la commission à 5 Porchetto Spinola de Tordre des frères Mineurs,d etrc le promoteur de cette entreprise & d'exciter les peuples à cette croisade. Or ce religieux avoit été sacré archevêque de Gènes, & aïantrenoncé au titre, il étoit encore administrateur de cette église, dont lc pape lui rendit eníûite le titre. Mais cet armement des Génois n'eût aucun succez remarquable.

Porchetto Spinola fut employé par lepape Bonifacc à reconcilier les Génois avec Charles le Boiteux roi de Xaltt. 1300. Sicile: car quelques-uns dents eux , particulièrement 0. 10. n. des familles Doriâ & Spinola, avoientpris le parti de Frideric d'Arragon & des Siciliens qui le reconnoissoient pour roi. C'est pourquoi le pape déclara les Génois excommuniés par fa sentence publiée à Rome le jeudi saint septième jour d'Avril 1300. mais ils furent touchés de cette censure, & envoyèrent là Rome des ambassadeurs pour faire leur paix aveele pape & le roi Charles. Porchetto en fut le médiateur & fit convenir la république de Gènes d'un traité de commerce avec ». 17.1501' ce Prmce j SU1 fut approuvé & autorisé du pape par sa bulle du premier de Juin 1301. ensuite de quoy le pape donna commission à Porchetto d'absoudre des censures ceux qui les avoient encourues. La lettre est du vingt-sixiéme d'Août.

Charles de Valois arriva peu de jours aprés à Anagni où étoit la cour de Rome, accompagné de plusieurs feigneur%& de cinq cens chevaliers François. Id. 130t. n. II fut reçu fort gratieusement parle pape & lescardiii'.î4,mux y & Ie troisième de Septembre le pape le fit cat.48. pitaine gênerai de 1 eghle Romaine, avec pouvoir de

« 이전계속 »