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CHAPITRE V. I I.
De la vitesse du Vaisseau selon les différens

dégrés de force du Vent : Description a 'usage d'une nouvelte Machine pour par. venir à les connoître.

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115. N Ans le Chapitre précedent ; .* D nous avons déterminé lavîtesse du Vaisseau par rapport aux différens Airs de Vent & aux différentes Dérives. Cette connoissance seule ne nous peut fervir à estimer le chemin du Vaisseau, que dans le cas où la vîtesse du Vent est uniforme : comme elle ne l'est pas toujours, il est évident que, dans ce calcul, pour avoir une estime juste, il est nécessaire d'y faire entrer le rapport entre les vîtesses rélatives du Vent. .

116. Afin de résoudrece Problême , il faut être muni d'une Machine , qui fasse connoître les différens dégrés de vîtesse dų Vent.Plusieurs Auteurs en ont donnés

mais aucune n'est comparable à celle de M.Wolsfius,que M. d'Ozembray, que nous

avons déja cité, a perfectionnée. Quoii que M. Pitot soit persuadé de la bonté

& de la justesse de cette derniere, cependant il a donné dans sa Théorie, page 09. pour ceụx, qui n'auront pas cette Machine, une maniere fort simple de connoître les différentes vîtesses du Vent.

117. Ce n'est qu'à un quart de cercle au centre duquel eft fufpendue une boule d'une matiere legere , que consifte tout l'artifice de fa méthode. On presente çe quart de cercle au Vent; en forte que ļe Vent, soufflant contre la boule, la fair monter plus ou moins selon la force: M. Pitot démontre fort bien, que les vireffes,dans les différens dégrés de hauteur

de cette boule, sont comme les racines - des tangentes des dégrés qu'elle parcourt.

Quelque juftes que foient cesMachines, on fait ; qu'on ne peut s'en fervir. pour efimer le chemin du Vaisseau , que rela

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tivement à une supposition erronée, qui en interdiroit l'usage , fi elle avoit lieu autant qu'on l'a crû jusqu'ici. Nous examinerons cette question , après avoir donné la defcription d'une Machine, qui nous paroît rendre l'erreur moins sensible, pour ne pas dire nulle.

118. Suivant les experiences de M. 1Mariotte. 19. Une furface d’un pied

quarré, qui soutient le choc d'un courant um perpendiculaire à cette surface , qui a un

pied de vîtesse par seconde , fait effort Det d'une livre. 2o. Afin que l'impulsion du mille Vent soit égale à celle de l'eau sur une 70 même surface,ou sur deux surfaces égales, - la vitesse du Vent doit être 24 fois plus

grande que celle de l'eau ; d'où il suit , que la masse de l'eau est à celle de l'air comme 576. à 1 , ou comme une once à un grain.

Il eft facile de conclure de-là, que quand le Vent ferą l'effort d'une livre, contre une surface d’un pied quarré, fa vîteffe fera de 24 pieds par seconde ; &

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de ce que les vîtesses sont comme les racines des impulsions , il résulte , que si l'impulsion diminue de 7 onces, la vîtesse fera' alors à la précedente, comme la racine d'une livre qui est 4 à celle de 9, qui est 3 : ce qui fournira cette analogie 4 est à 24', comme 3 à un quatriéme terme , qui eft 18 : la vîtesse fera donc alors comme 24 eft à 18..

En suivant cette proportion, fi l'on a une Machine, qui leve des poids fùccefsivement selon la vîteffe , pour exprimer l'effort de l'impulsion, on pourra con noître les différentes vîtesfes du Vent.

CONSTRUCTION Dun Barofaneme,

' qu D'un Pese-Vent.

Figure 21. 119. La Figure & A B C Dw, ré

présente la Machine. ABCDHGFE est une caisse cubique d'un pied. ABCD est le fond; & FBCG réprésente un côté. A un demi pied de hauteur de ce côté, & de son correfpon

dant A EHD font ( en les fupposant ) deux fentes en coulisse , sur lesquelles est suspendue une planche mince 4. K bien unie, d'un pied quarré de surface, par une espece d'axe 4. 1 , qui entre dans les fentes, Aux extrêmités de çet axe , qui coule librement dans les coulisses , sont attachés deux cordons de foye fort minces , 1. 2 pour le premier côté, 4. 3 pour le fecond. Les foyes, en fuivant les fentes , paffent fous deux rouës 2, 3 , fixes dans leurs essieux, qui sont attachées aux points 5 & 6 des côtés,& remontent perpendiculairement à leur premiere direction jusqu'aux extrêmités d'un Levier fixe ^®, où elles font arrêtéęs.

Au milieu de la caisse , à un pied de hauteur du fond , s'élevent deux montans à 9,8.7. d'un demi pied de haut, qui soutiennent une Vergue 7. 9; posée à angle droit , pour servir de point d'appui à un Levier M N. Un bassin b eft fufpendų à l'extrêmité M. de ce Levier,

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