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tems impatient & jaloux de trouver de* raisons, qui puissent dissiper cette inquiétude , en ne laiflant aucune lueur d'in* certitude sur notre méthode» . 128. Parmi les Savans, qui ont traité ia maniere de connoître la vitesse absolue du Vaisseau , il y en a peu, qui n'ayent regardé , dans cet examen important, la vitesse du Vent infinie eu égard à celle du Vaisseau. Voici le fondement de cette erreur.

12$. On a supposé, i°. Que rimpref* sioiij que le Vent fait sur les Voiles, lorsque le Vaisseau est en repos, est égale à celle qu'il y fait lorsqu'il est en mouvement. 20. Que la vitesse du Vent étaht uniforme en elle-même, Tétoit aussi par rapport au Vaisseau. Ces deux raisonnemens font également faux. Car, par la premiere supposition, il est évidenr, que lorsque la vitesse duVaisseau est accelerée jusqu'à un certain point,leVent n'agitpl us, pour pousser leVaisseau,& ne sert uniqueipent,qu'à surmonter l'effort de la résistai**. çc de l'eau contre la Prouë. L'impression ri'est donc plus la même par rapport au Vaisseau. Quant à la seconde, il est aussi clair, que plus la vitesse du Vaisseau augmente ou diminue, plus la vitesse du Vent augmente ou diminue. ,.

13 o. Des preuves si sensibles contre là1 possibilité de ces suppositions, n'étoìent pas tout-à-fait ignorées'? mais il étoit question d'entrer dans k déduction de cette différence, & par-là compliquer une proposition, par un calcul, qui sembloit apporter bien moins de justesse dans la Pratique , que d'obscurité dans la Théorie. Cependant il semble / qu'on auroit dû voir, que bien loin, que cette supposition approche du vrai-semblable , elle en est totalement éloignée î puìfqueí la vitesse du Vent, ainsi que nous avons remarqué, n'est que 24 fois plus grande que celle de l'eau ou du Vaisseau; on prend indifféremment frin ou l'autre.' * 131. M. Jacques Eernoulli sentit fort

ien la réalité' dé cette fiction, & fît part

tu Public, dans les Actes de Leipste de \ 169$. page y49. de ses réflexions, fur la séduction , qu'il falloit faire. Le calcul, dans lequel le jetta l'examen de cette question, ne parut pas assez convaincant g M. Jean Bernoulli son frere , pour l'em^ pêcher d'établir fa Théorie sur ce fondement; & de se conformer en cela ait Chevalier Renan, & 4 M. Hitguens.

13 a, JL'autorité de ces grands Hommes n'a pas ébloui M. Parent. II a sort bien remarqué, que cette Théorie satis? fera plus les Géometres, qu'elle ne fera, ytile aux Pilotes.

13 j. Si l'on examine la maniere d© déterminer- les vitesses du Chevalier Re* vau, Hteguem, Bernoulli > ou ne sera pas. surpris , que ces Mrs ayent regardé la. vitesse du Vent par rapport au Vaisseau, comme constante : mais on auroit lieu de l'être si f en se servant de Machines^ pour estimer le chemin du Vaisseau, on, se croyoit obligé de la regarder comme Me 4 ifc 4e ne ooint s'engageç dans le

calcul où jetteroit cette déduction. C'est cependant le sentiment de M. Pitot; car après avoir expliqué &c appliqué l'uíage de sa Machine, il finit en avertissant , qu'on ne doit point croire cette méthode tout-à-fait exempte d'erreur, mais qu'elle sera toujours fort petite.

134. Nous croyons, que nous avons fait voir le contraire; & que cette erreur feroit très-considérable, si elle existoit: mais nous n'accordons pas , qu'elle existe dans l'ufage des Machines, & sur-tout dans celui de la nôtre, qui nous paroît en cela beaucoup plus juste. c, . U nous semble, qu'on se trompe fort, si l'on croit , que la Machine, qui est sur le Vaisseau, pour marquer les différens dégrés de vitesse du Vent f donne la vitesse ahforuedu Vent; selon les raisons^ que nous allons déduire, elle ne; &uroit être que relative au Vaisseau., . * \ ,

13 f. Si la vitesse, du Vent, varie de même que celle du Vaisseau, il est éyi-, dent., que la même variation doit avoir

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lieu sur la Machine, qui est entraînée paf le Vaisseau ; puisque cette différence, qui se trouve entre les vitesses, n'existe , par rapport au Vaisseau , qu'eu égard aux impulsions, qui font plus ou moins grandes : or les Machines , ne donnant les différentes vitesses du Vent, que par rapport aux différentes impulsions , il est çlair, que de même, que celles, qui se font sur les Voiles font plus ou moins fortes, ainsi celles du Vent sur les Machines, íl est vrai, que 1 irrégularité du mouvement des Machines ordinaires, peut apporter quelque changement; & c'est eri cela, que nous croyons, què no-. treMachincdoitêtre préferée.La planche quarrée réprésentant une petite surface de Voile, &' recevant comme elles les mêmeì impressions y le changement a ou le^ltís; òu le moins, doit être dans le même rapport : Nous devoná'3'onc conclure , que les vitesses du Vent ^ que marquent les Machines, ne iont pas afcsoíu'és, mais relatives au mouvement

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