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d'autant plus grand, que son raton E> F est plus long. Le mouvement de la Pagaïe de R en D tend à faire avancer le Batteau dans une direction opposée,comme dans la Rame ordinaire.

70. Cette façon de naviguer au défaut du Vent, qu'on employe quelquefois en France, a paru à quelques personnes préferable à la nôtre. Cette idée a été soutenue par celle qu'on a de croire la réaction nulle f & elle est fortifiée encore aujourd'hui par la vitesse apparente avec laquelle le Batteau est mû. .

Ne seroit-il pas auslì glorieux pour les Sauvages, qu'humiliant pour les Savans, lì ces premiers avoient dévéloppé par leurs sèches . çonnoissances la meilleure maniere de naviguer fans le secours du Vent. Sans prendre le§ interêts de ces derniers , puisque je les crois en bonnes mains éwat dans les leurs, je crois qu'il est nécessaire d'éclaiçcir ici çe jnaystere, & de juger le différend, sin on par un jugement,sans appel, du moins;

J>ar un jugement équitable. Pour y réussis* examinons quelle est la force, qui fait avancer le Batteau dans l'action de la ïagaïe; quelle est celle de la réaction; &c eníîn faisons voir, que notre façon de ramer est infiniment supérieur e à la leur.

71. Il n*est pas difficile de déterminer la force par laquelle le Vaisseau est mû dans faction de la Pagaïe , quand on Considère , que la Pagaïe a son point d'appui dans la main de l'homme au point F, celui de la puissance où les mains de l'homme font appliquées au point C, & le poids au point D, c'est-àdire, dans l'eau. ( II est démontré, dans tous les Traités du Mouvement desEau tf que ce poids sera égal à un solide d'eau, qui aura pour base une surface égale à celle de la Pale de la Pagaïe, & pour' hauteur celle , que l'eau auroit pour acquerir une vitesse égale à celle de la Pagaïe. Or il est évident, que la Pagaïe est ici un Levier du premier genre : ce qui donne cette proportion. Ç F est * £ D i comme h force de l'homrhe je nomme f est à --^y

La Pagaïe érant détermine à i o pieds Óe longueur, F D étant de 6, CF fera de 4. Supposons la force de l'homme de $0 livres, nous aurons 4 est à 6i comme $ o. est à $o multiplié par 6 divisé par ^ égal à jj>

72. Selori 1'opihioli de bien des gens, 7 j est la force avec laquelle le Batteau seroit mû dans ces suppositions: donc la réaction seroit nuUc, Jixaminorìs cette questiotì.

73. Pour Comprendre aisément la r^aca tion dans l'action de la Pagaïe, on doit prendre garde^que l'homme, en avançant íe corps vers Tpour y ^porter la Pagaïe* avance aussi un ,pied pour y faire passes la ligne de direction; car un homme ne fauroit porter: son corps ea,avant, jang 9vanc«r en. même tems «n :pied; parce; gue la direction de son centre de, pesant feue sç?ti(oi& MS&tasjìt ^Lç h base de se*

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pieds, & par conséquent l'homme seroit ialors forcé de donner du nez par terre* Mais d'un autre côté, lorsqu'il avance le pied P, il recule le pied S, afin que sort effort ait un autre point d'appui; de sortô que la réaction est partagée ; une partie est dans le pied P, l'autre dans le pied S : Qt le pied P f étant celui par lequel passe lit ligne de direction , ne peut pousser le Batteau que selon une direction verti* cale P'G > le pied S tend à le poussée daris Une direction opposée : donc 1* réaction absolue est partagée en verticale* & en sens contraire. Ainsi, fans avok égard à la réaction verticale, on ne fera attention qu'à la réaction opposée; fie comme cette réaction n'est que la moitié de la réaction totale, il suit, que 1a réaction dans le mouvement de la Pagaïes lera la moitié de l'effort absolu do l'homme; >.;j ::. < - ;: :'

74. On crtìrbrt£án*ez vóforttîers fur efc r^tfòhnemetït^ que pour avoirla réritábltá

Bréeàveclá^ûèîtëÌeBatte^ëÔ!mtfdaiàsr

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