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164. Outre ces Manœuvres , qui re^ gardent un Vaisseau par rapport à un au-t pre, il est nécessaire à tous les Marins , & particulierement aux Officiers, de savoir gouverner ces Vaisseaux particuliers té* lativement à plusieurs, soit pour former un ordre de bataille , pour le rétablir lorsque le P'ent.a changé; pour changer la disposition dune Escadre } pour forcer tEnnemi au combat ,. pour traverser une \Armte ennemie , pour la mettre hors $ insulte dans un Port , & une infinité d'autres très-nécessaires & très-curieuses. II n'y a, je pense, que le Pere Hoste, qui ait traité ces dernieres Manœuvres. Elles font réunies avec beaucoup d'ordre dans un Livre intitulé Y Art des Armées nava-i les. Ce Livre renserme quantité 4'exem-' pies. Quoiqu'il ne soit fondé , que sur î'experience ôc sur la pratique, on na sauroit trop récommander aux Marins , & principalement aux Officiers, de le lire, souvent. II ne peut que leur être trèsutile, en attendant, qu'on ait pû assujettit tìtic pârtie de ces Manœuvres à des loixw

16$, De toutes les Manœuvres, il n'y en a peut-être aucune plus irriportante ÔC plus délicate, que celle qu'on doit fairë dans le cas d'une Tempête. Personne n'ignore les tristes accidens, qui arrivent tous les jours, & combieri il seroit avantageux de tf oilvef des moïerìs de les prévenir. II n'y a aucun Auteur, qui ait traité de la Marine, qui n'ait fait là-dessus de grandes réfléxions, avec déíîr, íìnon d'évitet erttierehieht tous les malheurs, que la Tempête cause, du moins, pour les fendre moins facheux. Le succès n'á pas été le fruit de leurs travaux.

166<. Le Pere Dechalles rapporte Cependant j dans son Art naviguer, pagé 28, qu'un nommé Case de Lyon, ayant remarqué fort judicieusement, que les Flots étoiertt fort différens des Courans y conjectura > qu'en jettant dans la Mer une Anteinne avec fà Voile chargée par lei bas de quelques boulets de canon 5 en forte que le Vaisseau fut contraint, de

l'entraîrier avec toute l'eau qu'ellë rëd* Ferme, il en seroit moins agité , & pour^ ìtoit souffrir une petite Voile, fans faire néanmoins beaucoup de chemim En fc servant de petits Batteaux ,.on iìt plusieurs experiences dans de gros tems > avec beaucoup de succès. On remarqua aussi un effet, qu'on n avoit point prévû j qui n'étoit pas moins avantageux, qiie le précedente .

Par ce moïëri il rëgnoit autour dû Vaisseau une forte jde Bonácë; parce qúe les Flots j qui étoient renfermés dans cette Voile > s'y brisoientj íkns agiter le Vaisseau;

167., Une découverte paroît quelquefois peu utile, qui persectionnée devient souvent très-avantageuse. Un Capitaine * du Régiment Royal Artillerie j Chevalier de l'Ordfe Militaire de S; Louis > dont le génie Ôt les rares taletìs font prisés de toutes les personnes, qui ont le bon^ heur de le connoître, me fit part d'uné

$ Mr Duplexer de Franssart*

iâèe qu'il avoit euë, & que les Marins avoient mise en pratique avec satisfaction* Soit qu'il connût, ou qu'il ignorât l'expe* rience précedente, il conseilla de jette* des filets au lieu de la Voile» Je rte décide tien fur cette experience y ne savant point vúë. II nie paroît qu'on ne doit pas negliger de la faire & de la repeter. Des avantages aussi considérables, que ceux> qui pourroient en provenir, doivent être recherchés avec foin.

158. II est nécessaire d'observer, qu'on he doit pas se promettre, dans l'estime du chemin duVaisseau, une rigoureuse exactitude ; parce que nous avons négligé les Marées & les Courans , ausquels il est impossible d'avoir égard. C'est-là un obstacle insurmontable dans toutes les pratiques de la Navigation. Le défaut, que, causeront ces inconvéniens à nos regles , sera toujours très-petit. Dans la pratique* des Arts , doit-on aspirer à ce haut dégré de justesse? Quelques efforts que, l'on faûe, elie fera toujours susceptible» du plus ou du moins.

REMARQUE.

ì 69. Daris le cours de cette Théorië \ nous avons évité avec grand foin lës Calculs Algébraïques, & ríôus avons rejette les voies compliquées, *dorit on s'étoit servi jusqu'ici pour la solution de la plupart des Problèmes: NbUs rioús flattons d'avoir rerhpli ce que nous avions promis dans cet Ouvráge. Còhime cette restriction pourroit priver des Officiers plus verfês dahs les Mathématiques, de qùelqúes démonstrations j qlie tioiis nóus sommes* vus contraints d'abandonner, nous croyons^qu ils seront bien aises de les voir ici. Ces démonstrations roulent sur la situation la plus avantageuse du Gouvernail & de la Rame; Nous omettons les calculs de la situation la plus avantageuse de la Voile. Ceux, qui entendent le calcul différentiel, les trouveront aisément en suivant la méthode que nous avons donnée. Ce calcul est plus long que diffipilei il est néeeílaire pour le faire dans

toutes

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