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cette Table , résulte la nécessité de la construire. Elle servirà à estimer le che min du Vaisseau, la vîtesse du Vent étant uniforme , avec toute la justesse possible. On pourra aussi , par son secours, verifier la Table des situations les plus avantageuses de la Voile , la corriger & la rendre plus parfaite.

, On examinera pour cela, li en augmentant l'angle de la Voile,marqué dans la Table, on n'augmente pas l'angle de résistance dans un plus grand rapport ; & au contraire. Ainsi en consultant les vitesses absolues du Vaisseau, on aura les fituations les plus avantageuses de la Voile.

112. Par la nouvelle méthode , que nous avons établie ; pour connoître les résistances, afin d'en déduire les vîtesses; on voit qu'une question, qui paroît trèsdifficile & très-compliquée, n'est cepena dant dans le fond qu'une question simple & aisée. Quoique nous croyons nos raisonnemens solides, cependant nous ne Laurions trop exhorter les Marins à per

fectionner

fe&tionner cette méthode par l'experien-
če, c'est-à-dire , que, de même que des
résistances connuës, nous avons déduit
les vîtessés, que nous voulions avoir, on
déduise les résistances des vitesses pour
en faire un rapport & pour corriger ou
composer une nouvelle Table de la
même façon que la precedente:
".113. Rien n'est plus simple & plus fa:
Cile que la maniere de connoître les
Vîtesses pour toutes les Dérives. Deux
distances étant connues', & le Vent
ayant le même dégré de vitesse , oni
examinera dans combien de tems; on
parcourra cette distance ou espace pour

chaque Dérive. Les différences du tems og donneront celles des vitesses , dont les Ter quarrés exprimeront les résistances: celli . Certe voïe est infaillible; & elle est Emil peut-être la plus aisée: mais quand même epec elle seroit pénible, il suffit de faire atten: ima tion aux ĝrands avantages ; qu'on retires 2012 roit d'une Table calculée fur ce fondet

ment, pour compter! pour rien la peine,
que l'on prendroit à la conftruire.
REMAR LU E.

114. Quand on ignore les avantages des surfaces courbes sur les surfaces planes de même circuit , on est surpris que, pour éviter l'embarras dans lequel nous a jetté la courbe des Vaisseaux, afin de déterminer les vitesses selon les Dérives, on ne forme point les contours des Vaiffeaux par des surfaces planes , en leur dédonnant la Figure d'un lozange tel que

ABCD, ou celle d'un poligone de ..Figure 20.

... plusieurs côtés, ainsi qu'il est représenté

par la Figure EF GH. Il seroit aisé de soumettre de pareilles Figures aux loix des impulsions des Auides.. Cet avantage seroit considérable, s'il ne nous privoit de deux, que les Vaisseaux, terminés par des surfaces courbes, nous donnenr , qui lui sont infiniment supérieurs.

Le premier , que les Géometres om

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démontré, consiste en ce que les Figures, terminées par des surfaces courbes, ont plus de capacité, que celles , qui sont terminées par des surfaces planes de mês me circuit.

Le second, que les anciens Construca teurs avoient trouvé pår experience ; eft, que les surfaces courbes trouvent moins de résistance dans l'eau, que les surfaces planes, de même étenduë. Cette découverte faite par hasard , a été depuis examinée par les Géometres.

Le Chevalier, Newton,dans son fameux Ouvrage des Principes ; page 327, fait voir quel est le solide, qui, ayant la même bafe,& le même axe que tout autre trouve une moindre résistance: Comme il s'est contenté d'en indiquer la nature , sans en donner l'Analyse ; M. Parent , daris son fupplément à plusieurs Problemes publiés en différentes occasions; a det veloppé ce solide , & s'eft proposé pour cela, la construction qu'en donne le Marquis de l'Hôpital dans les Mémoires

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de l'Académie de 1099. parce qu'elle est plus simple, que celle du Chevalier Newton , & de quelques autres Géometres, qui y ont travaillé. : ?

Quoique plusieurs Savans ayent tâché de résoudre ce Problême avec beaucoup de soin & de fagacité ; cependant, felon M. d'Alembert , (a) toutes les solutions qu'on en a données depuis le Chevalier Newton inclusivement , ne répondent

pas exactement à la question , si l'on ' n'en excepte celles, où on suppose, que la masse du folide est connuë.

Nous n'examinerons pas ce différend; ce n'est pas ici le lieu de le faire : Nous en laiffons la discussion à un illustre Savant, qui travaille sur cette matiere. Une Théorie de la construction des Vaisseaux, est l'Ouvrage , qu'il nous fait esperer. It en manque un pareil dans la Marine, & il faut un homme aufli habillé pour l'en enrichir.“, bila

(a) Dans son Traité des Flujdes , page 3752

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