페이지 이미지
PDF
ePub

ANGELIQUE, en s'en allant, Ne lui donneras-tu pas le tems de me résoudre , Lisette ?

LIS ET T E. Oui, Frontin & moi nous aurons foin de tout : vous allez nous revoir bientôt; mais retirez-vous.

[merged small][merged small][merged small][ocr errors][ocr errors][merged small]
[ocr errors]

U : est-ce qui entre là ! c'est le valet de Monsieur Damis.

E RASTE, vite. Eh! d'où le connoiffez-vous ? c'est le valet de mon pere, & non pas de Monsieur Damis qui m'est inconnu.

L'I SE TT E. Vous vous trompez; ne vous décon. certez pas.

CHAMPAGNE. Bon soir , la jolie fille ; bon soir, Messieurs : je viens attendre "ici mon Maître, qui m'envoye dire qu'il va venir ;

[ocr errors]

& je suis charmé d'une rencontre..... (En regardant Eraste.) Mais comment appellez-vous Monsieur?

E R A S T E. Vous importe-t-il de fçavoir que je m'appelle la Ramée?

CHAMPAGNE. La Ramée ! eh! pourquoi est-ce que vous portez ce visage-là?

ERASTE. Pourquoi ? la belle question! parce que je n'en ai pas reçu d'autre. Adieu, Lisette ; le début de ce butord - là m'ennuye.

1

S CE N E IX.

CHAMPAGNE, FRONTIN,

LISETTE,

[ocr errors]

FRONT IN.
E voudrois bien sçavoir à qui ru en

as ? est-ce qu'il n'est pas permis à mon cousin la Ramée d'avoir son visage?

CHAMPAGNE.
Je veux bien que Monsieur la Ramée

J

en ait un; mais il ne lui est pas permis
de se servir de celui d'un autre.

LISETTE.
Comment celui d'un autre qu'est-ce

que cette folie-là ?

CHAMPAGNE. Oui, celui d'un autre : en un mot: cette mine - là ne lui appartient point;, elle n'est point à sa place ordinaire, ou bien j'ai vu la pareille à quelqu'un que je connois.

FRON TIN, riant. C'est peut-être une physionomie à la mode, & la Ramée en aura pris une.

LISET TE, riant. Voilà bien en effet des discours d'un butord comme toi, Champagne : est-ce qu'il n'y a pas mille gens qui se ressenblent ?

CHAMPAGNE. Cela est vrai ; mais qu'il appartienne à ce qu'il voudra, je ne m'en soucie gueres; chacun a le sien; il n'y a que vous,

Mademoiselle Lisette, qui n'avez celui de personne, car vous êtes plus jolie que tout le monde : il n'y a rien de fi aimable que vous.

[ocr errors][merged small]

FRONT IN.
Alte-là; laisse ce minois-là en repos;
con éloge le déshonore.

CHAMPAGNE.
Ah! Monsieur Frontin, ce que j'en
dis, c'est en cas que vous n'aimiez pas
Liserce, comme cela peut arriver ; car
chacun n'est pas du même goût.

F R O N T I N.
Paix, vous dis-je, car je l'aime.

CHAMPAGNE.

Madempifelle Lisette?

LISE TT E.
Tu joues de malheur, car je l'aime.

CH A M P A G N E.
Je l'aime, par toạt je l'aime. Il n'y
aura donc rien pour moi ?

LISET TE, en s'en allant.
Une révérence de ma part.

FRONT IN, en s'en allant.
Des injures de la mienne , & quelques
coups de poing , si tu veux.

CHAMPAGNE.
Ah! n'ai-je pas fait là une belle fortune

Et vous,

[ocr errors]
[ocr errors][ocr errors]

SCENE X.

M. DAMIS, CHAMPAGNE.

M. DAMI S.

A

H! te voilà ?

CHAMPAGNE. Oui, Monsieur ; on vient de m'apprendre qu'il n'y a rien pour moi, & ma part ne me donne pas une bonne opinion de la vôtre.

M. D A M I S.
Qu'entends - tu par là ?

CHAMPAGNE C'est que Lisette ne veut point de moi, & outre cela j'ai vu la physionomie de Monsieur votre fils sur le visage d'un valet.

M. D A M I S. Je n'y comprends rien. Laisse-ncus; voici Madame Argante & Angelique,

« 이전계속 »