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- • Cao M é D I E. : 6f

Les femmes vont toujours plus loin que l'on ne pense Et que l'on né voudroit. J'ai fait une imprudence. ...

M O N R O S E.:

Ist-iJ d'un autre? V t

A A R A M O N T.

Non. ,. , '. ..
M ON ROSE. • :., II

De graíc , explique-toî. .■ • ARA MO N T. Tempêtez, fulminez; que diable ! il est de moi. r.

MON ROSE.. :v

De toi >

A R A M O N T.
Vous l'avez dit.

MONROSE.

Quelle est ta frénésie? • A R A M O N T. Je voulois lui donner un peu de jalousie ." Pour tirer son secret. C'est un petit secours Que j'avois employé pour aider vos amours.

MONROSE.
Quelle fureur as - tu de signaler ton zélé?
Que fais tu si je veux qu'on me serve auprès d'elle f
X'ai-je employé pour être éclairci de mon sort?

A R A M O N T.
Eh 1 n'est-on pas assez puni quand on a tort?

MONROSE.
Ce feroit à présent, contre toute apparence ,
Que je pourrois douter de son indifférence,
tîortence vient de faire éclater son mépris. . Í.V

A K A M O N T.

Oui!

MONROSE.
Si du moindre amour ion cœur étoit épris,
EUc auroit supprimé cette lettre fatale ,
Que sans doute elle a dù croire d'une rivale.

ARAMONT.
Uíie amante ordinaire eût commencé par-là.

MONROSE. C'est un malheur de moins. Mais laissons tout ceíâ, Et songeons à l'état de cette infortunée, Que , je ne fais comment, mon oncle a ruinée. Je tenois tout de lui ; Je n'avois presque rie*

A R A M O N T.

U est vrai.

MONROSE.
Jusqu'ici j'ai vécu sur son bien}
ï'âi jusques à fa mort surchargé sa dépense:
Ainsi j'ai partagé les dépouilles d'Hortence.
11 me seroit affreux de vivre à ses dépens.
Autant que je pourrai, je dois , & je prétends
Réparer en secret des pertes aussi grandes.
II me reste une Terre. II faut que tu la vendes.

A R A M O N T.
Eh ! ne vous chargez point de semblables remords s
S'il salloit réparer les sottises des morts,
Ma foi, leurs héritiers n'y pourroient pas suffire.
Ce n'est pas votre faute: on n'a rien à vous dire.

MONROSE.
L honnête homme ne doit s'en rapporter qu'à lui:
II se juge lui-même , & jamais par autrui:
Si tôt qu'il se condamne , on ne sauroit l'absoudre:
En un mot, je le veux.

A R A M O N T.
Mais...

"M O N R O S E.

Il faut t'y résoudrfc

Tiens j voilà, .„.

A R A M O N T.

Qu'est ceci?
MONROSE.

Ma procuration.

A R A M O N T. Doucement, s'il vous plaît.

MONROSE.

Point d'obstination.

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L'affaire presse. Avant que sa ruine éclate ,
Va, Couis , vends à tout prix.

A R A M O N T,

Ma foi, non.

MONROSE.

Je m'en flatte*

A R A M O N T.

A tort.

- MONROSE.
Epargne - toi d'inytiles refus,
A RA M ONT.
Mais, vous dis-ie...

MONRO SE.

Je fuis ; je ne t'écoute plus.

SCEN E XVII.

ARAM ONT seul.

JVtonrofe, écoutez donc.... II est bien bien loin.

( Que faire f Ç'est à vous , mon esprit, à me tirer d'affaire. Vous avez à combattre , en ce moment fâcheux, La probité, l'amour , & le diable avec eux.

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SCENE PREMIERE.

r: A R AMONT, CLORINL. j

A R A M O N T,

JP Uis-ie obtenir d'Hortence un moment d'au

(dience?

C L O R' I N E dun air triste & brusque.
Madame va venir ; donnez-vous patience.

A R AMONT.
Clorine a le cœur triste , à ce qui meparoît?

C L O R I N E.
Vous êtes pénétrant.

ARAM ON T. - S

Ah ! je vois ce que c'est. Vous comptiez suivre Hortence au Couvent; mais

( fa tante

Avec impolitesse a frustré votre attente
Par un sot compliment.

C l O RIN E.

Pareil à vos discours.
A R A M O N T.
Ojù diable voulez-vous achever vos beaux jours î
Dans les ennuis forcés d'une triste clôture,

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