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PAR M. DE LA CHAUSSEE,

de l'Académie Françoise.

NFIN je te revois , cher & nouvel

Auguste,
Que mon cæur, en secret, a toujours

encensé ..
Pardonne , en ce moment, le transport

le plus juste; Qui le fait exciter n'en peut être offense. Non, l'effor que je prens ne saurois te déplaire: Le moindre des mortels, sans être téméraire, Peut laisser voir aux Dieux tout ce qu'il sent pour

eux.

FRANCE, tu m'applaudis, le même amour t'ins

pire; Tu n'as plus qu'à jouir du fort le plus heureux, Tu viens de recouvrer l'Ame de ton Empire,

Er Ton, daigne agréer l'hommage mérité
Que t'offre, par ma voix, la simple Vérité.
La seule Flatterie a besoin d'être ornée;

Eh, quand nous t'offririons les dangereux attraits,
Tu ne receyrois point la Coupe empoisonnée
Que le commun des Rois aime à boire à longs traits:
Fuis Malheureuse, ailleurs va porter tes prestiges ,
Tu n'élevas jamais de véritable Autel.
POURSUIS, PRINCE, poursuis ton cours

& tes prodiges:
Tel jadis commença ton A Yeu L immortel....
Que dis-je ... A peine entré dans la même carriere
Quel amas de Lauriers * ! La plus forte Barriere
N'est qu'un frivole obstacle à tes premiers travaux;
Et l'altiere Cité ** qui bravoit ton Tonnerre,
Sur ses débris sanglans sert d'exemple à la Terre:
Tremblez, fiers Ennemis.... Vous Amphions nou-

veaux, Formez-vous désormais à l'ombre de sa gloire... Qui peut mieux vous ouvrir le Temple de Mémoire! Chantez, Muses, chantez, voilà votre Apollon... MAIS quels que soient les chants qu'elles fallent

éclore, Vois au fond de nos cæurs, tu liras plus encore , Que n'en peut exprimer tout le facré Vallon,

* Ypres , Furnes, Menin.

** Fribourg.

FI N.

Prononcé le 17 présenté le 20 Novembre 1744.

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