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A UNE JOLIE FEMME qui avait eu trois filles, et qui desirait d'avoir un garçon

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| DE votre esprit la force est si puissante,
Que vous pourriez vous passer de beauté ;
De vos attraits la grâce est si piquante,
Que sans esprit vous m'auriez enchanté.

· Si votre cœur ne sait pas comme on aime,
Ces dons charmans vous seront superflus :
Un sentiment est cent fois au-dessus
Et de l'esprit et de la beauté même.

VoLTAIRE.
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DANs Paris, l'autre jour, Vénus porta ses pas;

Même jour, dans Paphos, vit arriver Hortence :
Personne dans ces deux climats
Ne s'aperçut de leur absence.

PANARD.

sUR UNE STATUE ÉQUESTRE DE LoUIS-LE-GRAND.

PETIT cheval, joli cheval,
Doux à monter, doux à descendre,
Bien plus petit que Bucéphal, *
Tu portes plus grand qu'Alexandre.
THÉoPHILE.
3©o0o3: -

On meurt deux fois dans ce bas monde,
La première en perdant les formes de Vénus :
J'ai bien moins peur de la seconde ;
C'est un bien quand on n'aime plus.
LAMoTTE.
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LA charmante Cloris, et toi, puissant Amour,
Vous savez, tour à tour,
A votre gloire mutuelle
Travailler chaque jour.
Tu fais triompher cette belle;
Tes traits lui doivent leur vertu :
Sans ton secours que ferait-elle ?

Sans ses attraits que ferais-tu ?
PANARD. )

(*) On passe la rime de BU cÉTHALE avec CHEvAL, en faveur de l'ancienneté et de l'idée ingénieuse de ce quatrain

A MADAME ***,

sur un portrait donné deux fois.

VoUs me l'aviez repris; mon cœur vous le pardonne ;
Je sais que les amans se rendent leurs portraits. .
Les amis, bien plus sûrs, les gardent à jamais :
L'Amour prête, l'Amitié donne.
FLoRIAN.
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QUEL est, ô dieux ! le pouvoir d'une amante !
Quand je voyais Pâris, Achille, Hector,
La Grèce en deuil et Pergame fumante :
Quels fous ! disais-je. Homère qui les chante .
Est plus fou qu'eux. Je n'aimais point encor.
J'aime, et je sens qu'une beauté trop chère
De ces fureurs peut verser le poison :
J'approuve tout; rien n'est beau comme Homère :
Atride est juste, et Pâris a raison.

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EN voyant ces œillets qu'un illustre guerrier
Arrosa d'une main qui gagna des batailles,
Souviens-toi qu'Apollon a bâti des murailles,
Et ne t'étonne pas que Mars soit jardinier.

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REPROCHES.

Vous juriez autrefois que cette onde rebelle
Se ferait vers sa source une route nouvelle,
Plutôt qu'on ne verrait votre cœur dégagé.
Voyez couler les flots dans cette vaste plaine ;
C'est le même penchant qui toujours les entraîne :
Leur cours ne change point, et vous avez changé.

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J'ALLAis chanter l'horreur et le fracas des armes;

L'Amour m'a commandé de célébrer vos charmes.
Iris, si ce dieu quelque jour
D'un tel soin demande salaire,
Du moins, quand vous paierez l'Amour,
N'oubliez pas son secrétaire.

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ALLEz au Capitole, allez; rapportez-nous
Les myrtes de Pétrarque et les lauriers du Tasse.
Si tous deux revivaient ils chanteraient pour vous;
Et, voyant vos beaux yeux et votre poésie,
Tous deux mourraient à vos genoux

Ou d'amour ou de jalousie.
VoLTAIRE.

VERS

gravés sur le collier d'un chien de dame.

JE ne puis offrir de largesse
A celui qui me trouvera :
Qu'il me rapporte à ma maîtresse ;
Pour récompense il la verra.

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IL n'en est plus, Thémire, de ces cœurs
Tendres, constans, incapables de feindre,
Qui d'une ingrate épuisaient les rigueurs,
Vivaient contens et mouraient sans se plaindre :
Les traits d'Amour étaient alors à craindre ;
Mais aujourd'hui les feux les plus constans
Sont ceux qu'un jour voit naître et voit éteindre.
Hélas ! pourquoi suis-je encor du vieux tems ?

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LA BELLE QUERELLEUSE.

JEUNE Iris, dans notre querelle
Je n'examine point qui de nous deux a tord ;
De tout ce qui vous plaît je demeure d'accord;
Et vous avez raison, puisque vous êtes belle.

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