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le Conseil privé du Roi, où l'affaire avoit été portée. Les comédiens forains furent donc réduits à ne représenter que des scènes muettes. Ils traitèrent ensuite avec les syndics et les directeurs de l'Académie royale de musique, pour obtenir la permission de jouer sur leurs théâtres des petites pièces mises en vaudevilles, mêlées de prose et accompagnées de danses et de ballets. Ces spectacles prirent le nom d'Opéra-Comique, dont M. Lesage doit être regardé comme le premier auteur. Flatté par le succès des pièces qu'il avoit données à ce théâtre, il voulut par reconnoissance quitter tout autre ouvrage, pour se consacrer entièrement à ce genre de spectacle. Les pièces que l'on jouoit à l'OpéraComique étoient souvent des parodies de quelques pièces sérieuses qu'on représentoit en même tems sur les théâtres de la Comédie-Françoise ou de l'Académie royale de musique. Le peuple y accouroit en foule, et ce spectacle étoit réellement très divertissant. Un autre spectacle qui eut cours pendant quelques années durant le tems de la foire, ce fut celui des pièces représentées par écriteaux. Comme on avoit ôté aux comédiens forains la liberté des représentations ordinaires, ils prirent le parti de jouer à la muette. Mais dans l'impossibilité où étoient les acteurs d'exprimer par des gestes des choses qui n'en étoient pas susceptibles, on imagina l'usage des cartons, sur lesquels on imprima en gros caractères, et en prose très laconique, tout ce que le jeu des acteurs ne pouvoit rendre.'Ces cartons étoient roulés, et chaque acteur en avoit dans sa poche droite le nombre qui lui étoit nécessaire pour son rôle. A mesure qu'il avoit besoin d'un carton, il le tiroit et l'exposoit aux yeux des spectateurs, et ensuite le mettoit dans sa poche gauche. Ces écriteaux en prose ne parurent pas long-tems au théâtre; quelques personnes imaginèrent de substituer à cette prose des couplets sur des airs connus, qui, en rendant la même idée, y jettoient un agrément et une gaieté dont l'autre genre n'étoit pas susceptible. Pour faciliter la lecture de ces couplets, l'orquestre en jouoit l'air, et des gens gagés par la troupe et placés au parquet et aux amphithéâtres, les chantoient, et par ce moyen engageoient les spectateurs à les imiter. Ces derniers y prirent un tel goût, que cela f ormoit un chorus général. Voilà à peu près ce qui se passa aux foires de Saint-Germain et de Saint-Laurent depuis la suppression de l'ancienne troupe des Comédiens-Italiens jusqu'à l'établissement de la nouvelle, qui vint à Paris en 1716. Quelques années après leur arrivée, ces comédiens s'appercevant que leur recette étoit bien différente de celle qu'ils avoient faite les années précédentes, prirent

une résolution assez extraordinaire, qui fut d'abandonner pour quelque tems leur théâtre de l'Hôtel de Bourgogne, et d'en ouvrir un nouveau à la foire Saint-Laurent; mais ils n'y jouèrent que durant l'espace de trois années, et pendant la foire seulement. Apparemment qu'ils n'y trouvèrent pas d'assez grands avantages. L'Opéra-Comique avoit été supprimé et rétabli plusieurs fois; mais depuis l'année 1724, que le sieur Honoré en obtint le privilège, ce spectacle a toujours duré jusqu'en 1745, qu'il a été entièrement aboli; et l'on ne joue plus actuellement à la foire que des scènes muettes et des pantomimes. Les choses sont revenues à leur première institution, et tout se réduit enfin à quelques troupes de danseurs de corde et de sauteurs, aux marionnettes, aux animaux sauvages et aux joueurs de gobelets. Tel est l'état présent des spectacles de la foire qui se tient deux fois l'année à Paris, une fois au Fauxbourg Saint-Germain,.l'autre fois au quartier Saint-Laurent.

Ce petit précis historique nous montre ce que furent jusqu'au milieu du dix-huitième siècle, en ce qui concerne les spectacles et les divertissements publics, nos deux grandes foires parisiennes. Le même recueil nous donne cet Ordre chronologique des principales troupes qui ont paru successivement sur les diffèrens théâtres de la Foire, depuis Tannée 1697 jusqu'à présent (1751):

Troupk D'alard. 1697. — Alard étoit de Paris, fils d'un baigneur étuviste du roi; il étoit grand et bien fait, et a passé pour le plus habile sauteur et le plus grand pantomime de son tems. Il paroissoit toujours sous l'habit de Scaramouche, et il en exécutait la danse supérieurement. En faisant un saut périlleux il tomba, et sa tête ayant porté contre une coulisse, il ne prit point assez de précaution contre les suites de ce coup; il s'y forma un abcès qui lui causa la mort peu de tems après la foire Saint-Laurent tenue en 1711.

Troupe De Maurice. 1697. — Maurice fut le plus habile des élèves d'Alard. 11 joignoit, au talent de sauteur, celui de danser sur la corde avec beaucoup de grâce et de légèreté. Malgré la réputation d'Alard, sa troupe l'emporta bientôt sur celle de ce dernier, par la quantité d'excellens sujets dont il avoit sçu faire l'acquisition. Il n'en jouit pas longtems, car il mourut l'année suivante. Sa veuve soutint les engagemens de son mari et ceux qu'elle fit depuis, avec une conduite supérieure. Elle épousa depuis un gentilhomme, et mourut à sa terre de Vineuf, en 1720.

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FOIRE (THÉÂTRES DE LA).

Troupe Pe Bertrand. 1697. — Bertrand étoit maître doreur à Paris ; il joignit pendant quelques années au travail de sa profession celui de faire des figures de marionnettes. Il entreprit ensuite de conduire lui-même ses figures, et donna un spectacle de marionnettes en son nom. H'ajouta à son jeu des sauteurs et des danseurs de corde; il fit même représenter des pièces par des jeunes gens de l'un et de l'autre sexe, et devint ainsi chef de troupe. Quelques années après, il s'associa avec Dolet et Laplace, et sa troupe devint plus connue sous le nom de ses deux associés. Ceux-ci étoient de Paris, et ayoient joué tous deux dans des troupes de province. Dolet faisoit le rôle d'amoureux, et Laplace ceux de Pierrot et ensuite de Scaramouche.

Troupe De Selle. 1701. — Selle avoit été élève de Maurice; il étoit bon sauteur, et avoit rassemblé d'excellons sujets pour ses exercices. Mais dans les contestations qu'eurent les ComédiensFrançois avec les forains, il fut obligé comme bien d'autres, en 1710, d'abandonner son jeu. Il s'engagea avec des comédiens de province, et il partit de Paris, où il n'est plus revenu depuis.

Troupe De Dominique. 1710. — Biancolelli, plus connu sous le nom de Dominique, étoit fils du célèbre Dominique, de l'ancienne troupe italienne. Il se destina au même rôle que son père (Arlequin), mais il joua quelque tems en province avant que de débuter à Paris. Il y revint en 1708, et s'engagea dans la troupe de la veuve Maurice. Deux ans après, il se mit lui-même à la tête de celle que les sieurs Bellegarde et Desguerrois avoient levée; la plupart des pièces qu'il y faisoit jouer étoient de sa composition, et jamais aucun acteur forain n'a joui d'une plus grande réputation que lui. Il est mort le 18 avril de l'année 1734.

Troupe D'octave. 1712. — Constantini portoit le nom d'Octave dans l'ancienne troupe des Comédiens-Italiens, et il l'a toujours conservé depuis. Il remplissoit dans sa troupe les rôles d'amoureux. Après la suppression de ce théâtre, il se lit chef de troupe dans les foires; il choisit les meilleurs sujets de celle d'Alard, et par l'ordre de ses décorations, le goût des habits, l'adresse de ceux qu'il employoit pour conduire ses machines et le soin enfin qu'il donnoit à la perfection de son spectacle, on y voyoit toujours une grande affluence de monde; mais quoiqu'il eût tout lieu d'être fort satisfait de ses succès, les difficultés qui auginentoient de jour en jour au sujet des permissions de jouer commencèrent à le dégoûter. Il abandonna son théâtre en 171G, et mourut l'année suivante.

Troupe De Francisque. 1720. — Cette troupe a

été une des meilleures des deux foires; plusieurs bons auteurs y ont fait jouer des pièces qui ont eu un grand succès. Francisque a joué longtems en province; il vint à Paris où il fut quelques années, et passa en Angleterre ; sa famille se chargea de sa troupe, qui a toujours passé sous son nom.

Troupe D'honoré. 1724. — Honoré, maître chandelier de Paris, après avoir fourni pendant plusieurs années des lumières au théâtre, s'avisa d'en entreprendre un. Il obtint en son nom le privilège d'un nouvel Opéra-Comique. Il ne joua jamais lui-même, mais il eut dans sa troupe de bons acteurs. Ses affaires ne lui permirent pas de continuer longtems cette entreprise, et il céda son privilège à un autre.

Troupe De Ronteau. 1727. — Ponteau est celui à. qui Honoré céda son privilège. On peut dire qu'entre ses mains l'Opéra-Comique a été porté à sa perfection. Il lui est toujours resté depuis ce tems-là, jusqu'à la suppression qui en fut faite il y a quelques années. Ponteau a eu le bonheur de trouver de bons auteurs, d'excellens acteurs, d'habiles décorateurs et de parfaits musiciens.

Troupe De Restier Et Lavione. 1735. — Cette troupe fut nommée la Grande Troupe étrangère, et elle n'a pas cessé de représenter aux foires de SaintGermain pendant près de dix ans. Elle porte encore le même nom, et elle est composée de très bons sauteurs, que tout Paris va voir avec empressement.

Cette nomenclature, qui d'ailleurs ne commence qu'en 1697, est fort incomplète. Tout d'abord, en raison de cette date, elle ne pouvait comprendre la troupe enfantine fameuse de la veuve Raisin, dite Troupe du Dauphin, dans laquelle Molière découvrit et s'appropria, en 1664, un enfant dont les dispositions lui semblèrent merveilleuses, et qui devint en effet l'une des gloires de la scène française, Michel Baron. Mais parmi les autres jeux des foires Saint-Laurent et Saint-Germain, nous en trouvons bien d'autres qui ne sont pas mentionnés ici : 1° les Marionnettes de Tiquet ( vers 1702); 2° la troupe d'acteurs, danseurs de corde et sauteurs, dirigée par le même Tiquet et son associé Rochefort (Foire Saint-Laurent, 17051708): 3° les Marionnettes de Gillot (Foire Saint-Germain, 1708); 4° la troupe d'acteurs de Nivelon (Foire Saint-Germain, 1711) ; 5° les troupes de la veuve Baron et de Saint-Edme (vers 1712) ; 6° le jeu célèbre de Marionnettes

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de Bienfait, installé aux deux foires, et dont l'entrepreneur prenait le titre de « seul joueur de marionnettes de Monseigneur le Dauphin » (1717): 7 la troupe de Baxter et Saurin (Foire Saint-Laurent, 1717); 8° le jeu du chevalier Pellegrin, frère du fameux abbé Pellegrin qui fut le collaborateur de Rameau (Foire SaintLaurent, 1718); 9° celle de Péclavé (Foire Saint-Laurent, 1718); 10° l'Opéra-Comique de Lalauze, Maillard et sa femme, Baxter, Alard, Saurin et Mlle d'Aigremont (1721); 11° celui de De Vienne (Foire Saint-Laurent, 1732); 12° la troupe de pantomimes de Mathews (Foire Saint-Laurent, 1745); 13" celle de comédiens de Mmc Santdham (Foire Saint-Germain, 1746); 14° les Marionnettes de Levasseur, connues sous le nom de « comédiens praticiens », à cause de la pratique qui servait à les faire parler (Foire Saint-Germain, 1749), etc., etc. (1).

Les auteurs qui travaillaient pour les divers théâtres de la Foire, comédiens ou marionnettes, étaient Le Sage, Fuzelier, d'Orneval, Piron, Panard, Carolet, Dominique, Le Tellier, Raguenet, Legrand, Favart, Boissy, Laffichard, Le Noble, Largillière, Autreau, Fromaget, Pontau, La Font, Verrière, Mainbray, et quelques autres. A lui seul (mais quelquefois en collaboration), Le Sage leurfournit plus de quatre-vingtdix pièces, et Piron en écrivit environ quatrevingts. On voit que nos petits théâtres n'avaient pas à se plaindre de la valeur de leurs fournisseurs. Un chroniqueur disait à ce sujet : « Pendant l'espace d'environ cinquante ans que nos auteurs ont travaillé pour les spectacles de la Foire, ils ont donné plus de cinq cents petits ouvrages dramatiques, dont quelques-uns se

(1) Il fut un temps où le traitement des acteurs était loin d'être brillant dans les troupes des Foires. Les frères Parfait nous apprennent que « M,lc Bastolet, actrice foraine, entra chez Bertrand, en 1098, pour les rôles d'amoureuses, il raison de vingt sols par jour, appointemens que cet entrepreneur donnait à tous ses acteurs. »En parlant d'un autre acteur, nomme Tamponet, ils disent encore : a Tamponet étoit à ce qu'il disoit maître à danser; mais cette profession ne lui donnant pas de quoi subsister, il prit le parti d'entrer chez Bertrand à raison de vingt «ois par jour, et de la soupe, tous les jours qu'il jvuoit. y>

représentent encore tous les jours au théâtre de la Comédie-Italienne et n'attirent guères moins de spectateurs que dans leur nouveauté. » Les pièces de Le Sage, eu effet, faisaient fureur à la Foire, de môme que celles de Panard et de Piron, et attiraient la foule.

Quelques-uns des théâtres de la Foire avaient aussi d'excellents acteurs, et ce qui le prouve, c'est que plusieurs de ces acteurs leur furent enlevés par nos grandes scènes. L'Opéra, entre autres, s'y empara d'une chanteuse fort distinguée, M"' Petitpas, et de trois danseuses remarquables, M118 Delisle, M1"' Rabon, M110 Salle, dont la dernière devint une de ses célébrités, tandis que la Comédie-Italienne s'appropriait Dominique fils, Paghetti et Romagnesi. Le petit recueil que j'ai déjà cité nous offre d'ailleurs la liste que voici des « acteurs et actrices qui se sont le plus distingués sur les théâtres de la Foire, placés selon le tems où ils ont commencé à s'y faire connaître : »

Renaud Francessani Dominique Francisque Le Bicheur La Tour

Mare

Benville

Billard

Maillot

Reister

Roger
Belloni
H amoche

Lambert

Alard
Nivelon

Octave
Romagnesi

Desgranges

Mu" Maillard Delisle

1698 1701 1708 1718 1724 1738

1697 1697 1698 1702 1704

1698 1704 1715

1704

1697 1711

1712 1712

1712

ACTRICES.

1711 |
1711 \

Pour les rôles d'Arlequin.

Pour les rôles de Gille.

Pour les rôles de Pierrot.

Docteur.

Pantomimes.

Pour les rôles d'amoureux.

Scaramouche.

Pour les rôles de Colombine.

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Pour donner une idée de l'ensemble qu'offraient les foires, au point de vue des spectacles et des divertissements ou curiosités qu'elles présentaient au public, je reproduis ici l'annonce détaillée que publiaient, en ce qui concerne la Foire Saint-Germain, les Annonces, affiches et avis divers dans leur n° du 12 février 1753:

Comme la plupart des spectacles particuliers de la Foire Saint-Germain ne sont ouverts que depuis peu de jours, nous avons été obligés d'en différer jusqu'à présent l'annonce , pour rendre en une fois cet article aussi complet qu'il est possible. On y voit:

Sur le Théâtre des grands Danseurs-de-Corde, la Récréation militaire, pantomime nouvelle.

Sur le Théâtre du sieur Bienfait, le Rossignol, précédé des Marionnettes. — Au bout de la rue Mercière (1).

Chez le sieur Prévôt, les Plaisirs du GaillardBois ou le Baccanal anglois, suivi de la Gibecière dévoilée; et un petit Cheval qui a six jambes, et qui fait des tours surprenans. — A la troisième traverse de la rue de la Lingerie, vis-à-vis le cadran.

Chez le sieur Kenaud, machiniste, de nouvelles Marionnettes. — Kue de la Lingerie, vis-à-vis la quatrième traverse.

Chez le sieur Myoli, Vénitien, une Académie de Singes et de Chiens, deux Vénitiennes qui font des tours de force extraordinaires, et un Animal sauvage. — Rue de Paris, auprès des grands Danseurs-de-Corde.

Chez le sieur Baudoin, une Ecole militaire, et des Animaux étrangers de différentes espèces. — A la troisième traverse, au coin de la rue de la Lingerie.

Chez le sieur Dupin, un petit Cheval turc, qui

(1) Le grand espace occupé par les foires, les nombreuses constructions qui s'y trouvaient réunies, en faisaient de véritables petites villes, qu'on avait dû diviser en rues et en préaux.

fait toutes sortes d'exercices amusans. — Rue de Paris, vis-à-vis l'Académie des Chiens.

Les Tours de gibecière du sieur Palatine. — Visà-vis les grands Danseurs-de-Corde.

Les Exercices dune troupe dEnfans. — A la seconde traverse, rue de la Lingerie, à gauche.

Les Tours dadresse du fameux Paysan de la Nord-Hollande. — Au bas de l'escalier de la rue Mercière.

Les Petits Danseurs anglois et hollandois. — A la quatrième traverse.

Différens Animaux singuliers. — Au coin de la seconde traverse, en descendant par la Porte Royale.

Un Petit Homme âgé de dix-huit ans, qui a 23 pouces de haut, et dont les membres ont une conformation extraordinaire. — Au coin de la quatrième traverse.

Un Lion de la grosse espèce, un Bouquet artificiel qui se change en Fruits, etc. — A l'entrée de la rue de la Chaudronnerie.

Une Chienne dressée à connoître les cartes, à compter, à distinguer les couleurs et les personnes. — Rue Mercière, en entrant par la rue de Tournon, à gauche.

Un Rhinocéros âgé de quinze ans. — A la quatrième traverse.

On voit qu'il y en avait pour tous les goûts. Encore ici ne voit-on pas annoncés certains spectacles de physique, de mécanique, qui n'étaient pas moins nombreux que les précédents et dont on se fera une idée par l'annonce que voici, extraite des Affiches de Paris in 20 juillet 1747:

Par permission du Roy et de M. le Lieutenant général de Police, au Cocq qui chante, à la Foire S. Laurent, rue Princesse, cabinet curieux et divertissant, digne de l'admiration du public. On y voit à tout instant, depuis trois heures après midy jusqu'à neuf du Boir, un Palais magique où il se passe des effets extraordinaires qui ont fait le divertissement de la Famille Royale et des Seigneurs et Dames de la cour, tant par les différentes manœuvres des Esprits invisibles qui travaillent continuellement dans ce Palais, que les fortunes ou infortunes qu'ils présentent aux humains qui les consultent. L'on démontre aussi plusieurs Pièces de physique et mécanique, fort amusantes, à la portée de tout le monde. Enfin, l'on fait voir plusieurs beaux phénomènes d'Electricité, avec la nouvelle Danse des Pantins, et la course des Vaisseaux élec

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