페이지 이미지
PDF
[merged small][ocr errors]

son, un second cornet à pistons, un trombone | d'hui, dans nos théâtres d'opérettes, l'orchestre et une grosse caisse avec cymbales. Aujour-1 compte généralement, en dehors des instru

[graphic][graphic][ocr errors][ocr errors][ocr errors][graphic][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][ocr errors][graphic]

rian de la musique du Roi au grand thètttro de la cour, à Versailles, avec la disposition détaillée do l'orchestre
et des chanteurs ; d'après un manuscrit de la bibliothèque de Versailles (1773).

ments à cordes, deux flûtes, deux clarinettes, un hautbois, un basson, deux cornets à pistons, deux cors, un trombone, timbales et grosse caisse. Enfin, pour faire connaître ce que c'est qu'un orchestre complet et bien pro

portionné, nous allons donner la composition de l'orchestre de l'Opéra:

12 premiers violons, 12 seconds violons,

572 ORCHESTKE (fauteuils D'). — ORCHESTRE (stalles D').

8 altos,

10 violoncelles, 8 contrebasses, 2 grandes flûtes,

1 petite flûte,

2 clarinettes, 2 hautbois,

4 bassons (les parties étant doublées, car on n'en écrit jamais que deux), 4 cors, 2 trompettes,

2 cornets à pistons,

3 trombones,
1 ophicléide,
1 timbalier,

1 cymbalier,
1 grosse caisse,
1 triangle.

Telle est la composition régulière de l'orchestre, auquel viennent s'ajouter accidentellement une ou deux harpes et un ou deux saxophones. Nous devons ajouter cependant que si tel est l'orchestre qui se présente aux yeux du public, son personnel est plus considérable, afin que l'on puisse parer aux accidents, aux maladies qui pourraient se produire. Ce personnel comprend donc, en plus de ce que nous avons vu, un quatuor à cordes, une clarinette, un hautbois, un basson, un cornet à pistons, deux cors, et un trombone. De cette façon, on est toujours sûr que les pupitres seront au complet.

En France, le chef d'orchestre se place toujours au centre de l'orchestre, devant la rampe, entre les deux parties de violons. En Italie, on le voit plus volontiers assis au milieu et au fond de l'orchestre, adossé à la balustrade qui sert de limite à celui-ci, et par conséquent touchant le premier rang de spectateurs. Par cette dernière position, le chef d'orchestre a l'avantage d'avoir tout son personnel sous les yeux et dans la main, pour ainsi dire, et de n'être pas obligé de faire à chaque instant des mouvements qui ne sont pas ton jours agréables à voir. Mais, d'autre part, trop éloigné de la scène, il perd l'immense avantage qu'ont nos chefs d'orchestre de se trouver en communication visuelle, directe et intime avec les chanteurs, de pouvoir les échauffer du regard, ce qui est certainement une des conditions essen

tielles d'une bonne et chaleureuse exécution. On sait que Richard "Wagner, poussant jusqu'au bout son système de ne laisser aux auditeurs de ses œuvres pas même l'apparence d'aucune distraction extérieure, a rendu l'orchestre invisible dans son théâtre de Bayreuth; situé plus l>as que dans les théâtres ordinaires, cet orchestre est entièrement couvert, de façon que les musiciens disparaissent complètement aux yeux du public ; seul, un espace vide et non couvert, ménagé devant la scène, permet aux chanteurs de suivre les mouvements du chef. Ceux qui ont assisté aux représentations de Bayreuth affirment que, par ce moyen, la sonorité instrumentale acquiert un fondu, un velouté dont on ne peut se faire une idée en entendant un orchestre ordinaire.

ORCHESTRE (fauteuils D'). — L'espace qui s'étend derrière l'orchestre des musiciens, et qui s'appelait autrefois parqitet dans nos théâtres, a pris aujourd'hui le nom d'orchestre, et les fauteuils qui le garnissent en files serrées sont dits « fauteuils d'orchestre. » Ce sont assurément les meilleures places d'un théâtre, et dans la plupart d'entre eux elles sont exclusivement réservées aux hommes, bien que dans certains autres, mais en petit nombre, les femmes y soient admises. Cette exclusion presque générale du beau sexe d'un endroit où il serait si bien à sa place, n'est duc qu'à luimême. A diverses reprises, en effet, divers théâtres ont essayé de réagir contre cet ostracisme partiel qui pesait sur les femmes, et ont voulu leur permettre l'entrée de l'orchestre. Mais ces dames, sans aucun souci de la commodité des spectateurs masculins, s'installaient à l'orchestre avec des coiffures d'une hauteur et d'un déploiement à ce point excessifs, qu'elles interceptaient absolument la vue de la scène à ceux qui étaient placés derrière elles. ])es réclamations incessantes se produisaient alors, tout naturellement, et l'orchestre a été de nouveau réservé aux spectateurs mâles.

ORCHESTRE (stalles D'). — Rangées de stalles qui s'étendent derrière les fauteuils d'orchestre, sur l'emplacement jadis occupé par le parterre. (Voy. Stalle.)

[ocr errors]

ORDRE DE DEBUT.

ORDRE DU SPECTACLE.

ORDRE DE DEBUT. — Jadis, au temps heureux des privilèges, et au temps plus heureux encore où les gentilshommes de la chambre du roi étaient chargés de l'administration supérieure des théâtres subventionnés, on accordait à.ceux-ci une sorte de droit de préemption sur tous leurs confrères, c'est-à-dire que si l'Opéra, ou l'Opéra-Comique, on la Comédie-Française trouvait, dans un théâtre de Paris ou de la province, un acteur à sa convenance, il lui faisait adresser par le surintendant un ordre de début. Sur cet « ordre », le susdit acteur était obligé de quitter le théâtre auquel il appartenait, et ce théâtre devait lui rendre sa liberté, en dépit de tout engagement. Que si, par impossible, l'acteur se refusait à l'honneur qu'on lui voulait faire, il lui était interdit de paraître à l'avenir sur aucun théâtre de France, et sa carrière était brisée.

Cette façon paternelle d'envisager les droits de l'homme et du comédien avait disparu avecla Révolution ; on la retrouve plus vivante que jamais sous la Restauration, et le procès célèbre de Perlet en est une preuve. Voici comment YAlmanach des spectacles de 1823 racontait cette affaire, qui fit tant de bruit en son temps:

Dans le courant de mars (1822), Perlet reçut de l'autorité l'ordre de débuter au Théâtre-Français, aux termes des conditions imposées au Gymnase et insérées dans son privilège. Perlet, ne voulant point s'exposer aux chances de ce dangereux honneur, s'y refusa avec modestie, mais en tenues positifs. Nos lois nouvelles ne mettant point, comme au bon vieux temps, des lettres de cachet à la disposition des gentilshommes de la chambre, il faut donc souffrir que Perlet ait une volonté. Mais comme le système des privilèges est très favorable à l'arbitraire, en même temps qu'on renonce à faire débuter Perlet au Théâtre-Français, on défend au Gymnase de le faire jouer davantage. Perlet, qui connaît tous ses droits, se présente au bout du mois à la caisse du Gymnase, pour y toucher le traitement stipulé dans son engagement. Refus de payer, motivé sur les défenses de l'autorité. Action intentée au Gymnase par Perlet, en vertu de l'acte en bonne forme qui les lie mutuellement. Tant que l'affaire demeure pendante, Perlet ne touche point son traitement. La privation de son service cause un dommage notable au directeur du Gymnase. Le

jugement intervient. Le double engagement de Perlet et du Gymnase portait un dédit de 60,000 francs. On en alloue 15,000 à Perlet, en sorte que le Gymnase perd les riches recettes que lui faisait faire Perlet, plus 15,000 francs; et que Perlet, outre un temps considérable qu'il aurait pu employer utilement, perd les trois quarts de la somme sur laquelle il avait dû compter en cas de dédit. Et voilà ce qui ne peut manquer de résulter du conflit des autorités administratives et judiciaires, fruit nécessaire des privilèges.

C'était un temps charmant vraiment que ce bon vieux temps! Quoi qu'il en soit, la révolution de 1830 a tué l'ordre de début, et celuici n'est plus aujourd'hui qu'un souvenir.

Cela ne nous empêchera pas de donner le texte d'un ordre de début, tel qu'il était adressé en 1771 au chanteur Michu, qui devint l'un des acteurs les plus fameux de la ComédieItalienne:

Nous maréchal duc de Richelieu, pair de France, premier gentilhomme de la chambre du Roi,

Nous duc de Duras, pair de France, premier gentilhomme de la chambre du Roi,

Ordonnons au sieur Michu, actuellement comédien à Nantes, de se rendre à Paris pour y débuter sur le théâtre de la Comédie-Italienne dans les rôles d'amoureux.

Paris, ce 3 décembre 1774.

Signé : le Maréchal duc de Richelieu;
le Duc De Duras.

ORDRE DU SPECTACLE. — Il y a à peine un demi-siècle que nos théâtres ont pris l'habitude d'indiquer avec précision, par une ligne placée au bas de leur affiche et qui porte en tête ces mots: Ordre du spectacle, l'ordre dans lequel les pièces doivent se succéder au cours de la représentation. Et, chose assez singulière, c'est de la province qu'est venue cette réforme, ainsi que nous l'apprend YAlmanach des Spectacles de 1830 :— « La rédaction des affiches de spectacle donne lieu à des erreurs. On y lit que telle pièce sera précédée de, suivie de, le spectacle commencera par... ; c'est un labyrinthe ; on s'y perd; et tel bénévole amateur voit entrer en scène, au lieu de Malvina, qu'il attendait, Victoire des Cuisinières. Pour éviter de semblables méprises, qui ont lieu surtout en

[ocr errors][merged small]

province, M. Nestor, directeur du théâtre d'Orléans, a pris le parti d'indiquer très clairement, par une dernière ligne, l'ordre de la représentation, et de numéroter les pièces. » Mais comme les progrès les plus simples, les réformes les plus faciles ne sont pas du goût de tout le monde, nous devons bien constater qu'aujourd'hui tous nos théâtres indiquent l'ordre de leur spectacle de cette façon rationnelle, tous, — à l'exception de nos quatre grandes scènes subventionnées, qui, après un demi-siècle, eu sont encore aux vieux errements. C'est ainsi, par exemple, qu'il n'est pas rare de voir l'affiche de la Comédie-Française conçue de cette façon baroque:

Le Village,

précède de La Joie Fait Peur,

suivie de Le Feu Au Couvent.

On commencera par Le Philosophe Sans Le Savoir.

Et puis reconnaissez-vous là-dedans, si vous pouvez (1).

ORGANE.— Ce mot s'emploie, au théâtre, comme synonyme de « voix parlée ». Avoir un lion organe est une des premières facultés requises chez un comédien. Les uns l'ont souple et harmonieux, d'autres sonore et retentissant, ceux-ci un peu rude, ceux-là doux et flatteur, d'autres encore un peu grêle, un peu faible. La nature de l'organe doit d'ailleurs s'approprier à la nature de l'individu, ainsi qu'au caractère de son emploi : une ingénue qui aurait une voix de stentor serait aussi ridicule qu'un hercule avec une voix d'enfant. Au reste, uu travail intelligent peut corriger certaines défectuosités de l'organe, et une articulation très

(1) Au moment même où je corrige les épreuves de cet article, je remarque que l'affiche de la ComédieFrançaise a enfin renoncé à cotte coutume incommode et ridicule. Elle suit aujourd'hui l'exemple que depuis si longtemps lui ont donné les autres théâtres, et fait connaître chaque jour, par une mention spéciale, l'ordre du spectacle.

nette et très pure pourra compléter les lions résultats obtenus par ce travail.

<c ORGEAT, LIMONADE, LA BIÈRE! » — De tout temps il y a eu dans les théâtres des vendeurs de rafraîchissements, et Chappuzeau, dans son Théâtre-François (1674), donne à ce sujet de curieux renseignements:

La distributrice des liqueurs et des confitures, dit-il, occupe deux places, l'une près des loges, et l'autre au parterre, où elle se tient, donnant la première à gouverner par commission. Ces places sont ornées de petits lustres, de quantité de beaux vases et de verres de.crystal. On y tient l'esté toutes sortes de liqueurs qui rafraîchissent, des limonades, de l'aigre de cèdre, des eaux de framboise, de groseille et de cerise, plusieurs confitures sèches, des citrons, des oranges de la Chine; et l'hyvcr on y trouve des liqueurs qui réchaufent l'estomac, du rossolis de toutes les sortes, des vins d'Espagne, de la Scioutad, de Rivesalte et. de Saint-Laurens.J'ay veu le temps que l'on no tenoit dans les mômes lieux que de la bière et de la simple ptisane, sans distinction de romaine ny de citronnée : mais tout va en ce monde de bien en mieux, et de quelque costé que l'on se tourne, Paris ne fut jamais si beau, ny si pompeux qu'il l'est aujourd'huy. Ces distributrices doivent estre propres et civiles, et sont nécessaires à la Comédie, où chacun n'est pas d'humeur à rester trois heures sans se réjouir le goust par quelque douce liqueur...

Aujourd'hui, nos théâtres les plus importants ont dans leur foyer public un buffet, où les plus exigeants peuvent trouver ce qui leur convient. Dans les théâtres populaires, la salle retentit, durant les entr'actes, de ce cri bien connu : Orgeat, limonade, la bière, sirop de groseilles! poussé par deux ou trois industriels qui promènent, de place en place, un panier chargé de rafraîchissements, de bonbons, d'oranges, de sucres d'orge, etc., et qui débitent ces marchandises à un prix modéré. On voit la même chose en Italie, où, dans les petits théâtres, des gamins à la voix piaillarde vous offrent des dolci (douceurs), composées d'oranges, de gâteaux communs, — et même de cigares, car il est des théâtres où l'on fume.

ORIPEAUX. — C'est le nom qu'on donne à des. costumes à la fois prétentieux et fanés,

[merged small][ocr errors]

couverts de clinquant et de paillettes, mais démodés, déformés et vieillis par un long usage. Les acrobates nomades, les saltimbanques de nos foires, ne sont couverts que d'oripeaux.

OROBATES. — C'était, chez les Grecs, des danseurs qui couraient sur une corde tendue soit horizontalement, soit de haut en bas, sur un plan incliné.

ORPHÉE. — L'un des héros les plus célèbres de la mythologie païenne. Fils d'Apollon ou d'Œagre et de la muse Calliope, selon les uns; selon d'autres, fils de Clio et père de Musée, il semble personnifier en lui la puissance irrésistible de la musique unie à la poésie sur tous les êtres organisés, et même sur la nature inorganique, et de nombreux faits étaient cités à l'appui de cette tradition. « Contemporain des Argonautes, a-t-on dit, il les accompagne dans leur expédition; aux sons de sa lyre, le navire Argo fend les flots et porte avec rapidité les héros vers la Colchide; par ses chants, il arrache ses compagnons aux séductions des femmes de Lemnos; il arrête par ses accords harmonieux la perpétuelle agitation des Symplégades, qui auraient brisé le navire à son passage: il endort le dragon gardien de la Toison d'or, que vont conquérir les Argonautes; au retour, le charme de ses mélodies parvient à soustraire les héros aux enchantements des sirènes; enfin, après la mort de son Eurydice, il descend aux enfers pour redemander sa compagne à Platon; à ses accents, Cerbère courbe la tète, Caron le transporte dans sa barque, les Furies cessent de tourmenter les ombres, l'inflexible population du Tartare est émue, Proserpine s'attendrit, et Pluton cède à la voix du chantre divin. Une seule condition est mise au retour d'Eurydice sur la terre: Orphée ne doit pas se retourner jusqu'à ce que tous deux aient revu la lumière du soleil; mais la passion l'emporte; déjà près des portes de l'enfer, Orphée yeut revoir l'objet de son amour, et bientôt il le voit disparaître pour jamais... s On a surnommé Orphée le Chantre de la Thrace, parce qu'il était né dans ce pays, où son existence est placée environ treize siècles avant l'ère chrétienne.

OURS. — Locution d'argot théâtral, par laquelle on désigne une mauvaise pièce dont l'auteur et le directeur ne savaient que faire, et qu'ils ont fini par lâcher sur le public. Lorsqu'un directeur est aux abois, il prend des mains d'un écrivain connu n'importe quelle pièce insipide, quel ours, qu'il offre à ses spectateurs pour leur faire prendre patience. Quelque mauvais que soit cet ours, c'est toujours une nouveauté, qui, grâce au nom de l'auteur, lui donnera le temps de trouver et de monter un ouvrage plus convenable et duquel il pourra espérer un succès.

OUVERTURE. — Au point de vue général, c'est le morceau symphonique, quel qu'il soit, qui précède le lever du rideaud'un ouvrage dramatique quelconque :opéra, ballet, drame, vaudeville, etc. Si l'on se place au point de vue purement musical, on ne donnera ce beau nom d'ouverture, rendu si célèbre par de grands génies, qu'aux morceaux qui en affectent réellement la forme. Par malheur, nos musiciens aujourd'hui dédaignent d'écrire des ouvertures, et, peu désireux de suivre les nobles traces laissées en ce genre par des maîtres tels que Gluck, Mozart, Méhul, Cherubini, Boieldieu, Rossini, Weber, Herold et tant d'autres, se bornent à faire précéder leurs opéras d'un prélude ou d'une introduction sans valeur et sans signification aucunes.

OUVRAGE. — Se dit, au point de vue général, de toute production dramatique, quels qu'en soient le genre, l'importance et la portée. On dira que tel théâtre s'occupe de la mise à la scène d'un ouvrage important, et que tel autre a monté tant d'ouvrages nouveaux dans le coure de l'année.

OUVREUSE. — Mammifère du sexe féminin, préposé à la garde des loges dans nos théâtres, et tout exprès créé pour le désespoir de ses semblables des deux sexes. Il est vrai de dire que, tandis que les ouvreuses devraient être rétribuées par les administrations théâtrales pour se tenir à la disposition des spectateurs, celles-ci, au contraire, exigent d'elles cette rétribution, plus un cautionnement, sous le pré

« 이전계속 »