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d'où faisant à la fin un saut dans une chambre, ils trouverent des joueurs qui depuis fort long-temps se donnoient en reniant à un million de diables. Ils furent ceperdant tellement épouvante, quand ils crurent qu'ils les venoient effectivement emporter, qu'ils gagnerent au plus vite la porte pour se fauver, et laisserent à l'as bardon sur la table leur argent. Les diables pretendus le ramasserent from se retirerent par un autre endroit. Le lendemain les Capitaines ayant appris de quelle maniere les Ramoneurs s'étoient sauvek o.furent outre la perte de leurs pistolles encore raillex de leur terreur panique.

10. Deux Bouchers allant un jour exfemble au marché pour y acheter des boeufs, des veaux des moutons, l'un d'eux s'ada dreffa fur le chemin à un Astrologne renoramé, & luy demanda quelque bon for - fage avis. Le premier qu'il luy donna, fut gu'en voyageant il n'eut jamais à quitter le grand chemin, pour prendre le sentier telle commodité qu'il en pût attendre. Le fecond, qu'il ne remit jamais au lendemain ce qu'il pouvoit faire le même jour. Et finalement qu'il ne se fiaft à qui que ce soit

palmente

nalmente un salto en el aposento , ado semejantes jugadores con renegamientos llamaron al diablo. Ellos no dudaron que el combidado era aparejado para llevarlos, asi dieron priesla por alcançar la puerta para ponerse aun esta vez en cobro, y porque dexaron sobre la mesa su oro y plata , los demonios precendidos lo cogieron bolviendo por la dicha chiminca ; mas los Caudillos sabiendo el dia siguiente como los Delhollinadores se havian salvado, fueron aun morejados por sus miedos sobre la perdida de sus bienes.

10. Un dia dos Carniceros se fueron para comprar bueyes , terneros y car. neros. El uno pidio por el camino a un Astrologo algunos buenos avisos. Eli primero que le dio, fue, que siguieffe Gempre el camino real dexando la fen

linda
que

fuesse. El segundo que no remeriesse al otro dia loque podia hazer comodamente. El terzero, que no huviesse a fiarse à ninguno en cosas importantes. Los dineros desbolfados por los avisos, y la confiança en

da por

Z

en chose d'importance. La confiance qu'il avoit en l'Astrologue , e le present qu'il luy avoit fait , le firent resoudre à les observer exactement. Peu aprés l'avoir quitté, il se trouva dans un chemin impraticable pour la quantité de bourbe qu'il y avoit , & quoiqu'il se presentaft à gauche un beau Sentier, il aima mieux le déchauffer pour paffer au travers de la bouë , que de ne pas observer ce qui luy avoit été conseillé , mais il n'eut pas fait vingt pas, qu'il se trouva les jambes iellemene enveloppées de cordes, qu'il luy fue impossible de paffer outre , avec raison , car il y avoit au bout une valize, dans laquelle il trouva deux cens Louis dor. L'heureux succez du premier conseil luy faisant esperer autant des autres, il refolut encore plus fermement de les fuivre, e après avoir employé fon argent en marchandise , il fe mit en chemin afin de s'en retourner chez luy. Le premier jour il arriva de bonheur avec fon Camarade dans Hoe belle Ville. fongeant au second avis, il para avant la nuit le pont avec ses beftes à cornes. Dans la nuit il fe leva une fe terrible tempête que la riviere se gonfia par la forte pluye qu'il faisait, de telle fente

el Adivinador hazian que se resolvio de feguirlos. Hallandose pues en un camino real lleno de lodo lo descalç, mas presto que de tomar la buena sendá a ma

no isquierda. Alli cordeles se enrosca-> ron a sus pies y con ellos sacò fuera

una bolsa llena de doblas. El dichado fuceso no le prometio menos delos de. mas. Gastados los dineros en comprar buyes y vacas bolvio con su compañero para la casa. El primero dia vinieron los dos en una linda Ciudad ; mas el

pensando a su segundo aviso echo solo - Sus buyes ala otra parte del rio. En la

noche pues fe levantò una borasca tan furiosa el rio se hinchè de tal fuerte que arrebató la puente. Lo que retardò su compañero fiendo obligado de csperar un ponton para paffar sus vacas.

Entretanto el otro vino solo a casa, - quando su muger le pidio de do le ve

bian cantos bienes. Entonces se acordo del terzero consejo y le dixò. No pucdo asconderte nada , he marado al com

pañero y he comprado con todos los die - neros lo que ves. A penas avia aprova

do lo hecho, que el fingio de darle una

que

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que le pont fut emporté ; ainsi fon Camarade füt contraini d'attendre avec grand frais que l'on en eut redressé un de bateau.

Cependant il s'en revint seul an logis, oid sa femme voulant sçavoir d'où luy venoit tant de bien , se ressouvenant bien du troisiéme avis, il luy dic : fe ne puis rien te cacher, j'ay tué mon Camarade , & de son argent - du mien j'ay acheté tout ce que tu vois

. Elle approuva cette action , mais aprés avoir fait semblant de luy donner un foufflet, elle commença à s'écrier ó Voleur, Ô Voleur! tu as tué nôtre voisin , penses me traiter de même. Sur cela il fut empriforné ; mais peu de jours après à fon arrivé remis en liberté, conta à un chacha l'heureux fuccès de ses conseils.

II. Un Allemand ayant entrepris un voyage en Italie pour y voir à loisir tout ce

y a de beau , trouva la premiere nuit dans une hostellerie il fut à la vee rité bien traité, mais obligé de fouffrir dans son lit un Italien à cause de To guantité de monde qu'il y avoit. La chaleur pour lors étant grande , l' Italien ne pût fupe porter la couverture , de s'en plaignit dans Sa langue avec ces paroles : che caldo,

qu'il

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