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quoy il

Le Gentilhomme luy folloint que son mal ne pouvoit pas corrompre la bonté de l'eau, o l'Ange répondit qu'il en eftoit de même de la Mefe d'un Prêtre vitieux , qu'elle estoit toûjours agreable au Pere Celeste en consideration de son cher Fils, au bout de disparut ; ce qui fit connoistre à ce Geniil. homme qu'il falloit toûjours adorer refpeEtueusement la presence divine fars s'amuser à éplucher l'indignité du Prêtre.

92. Un Prince fore liberal allant un jour à la chasse dans une de ses Provinces éloignies , entra dans la maison d'un pauvre Paysan qui luy fie present d'une poignée de navés. Le Prince ayant fçu que c'estoit tout ce qu'il posedoit , luy en fit donner sur le champ cent ducats. Cette liberalité s'estant répanduë dans le voisinage , un riche Marchand de chevaux luy fie present de fix beaux chevaux de Caroje , esperant qu'il en seroit recompensé à proportion. Le PrinCe les ayant reçu demanda à ceux qui estoiene autour de luy ce qu'il faudroit luy donner en recompense , les Seigneurs répondirent qu'un homme aussi riche que celui-n'avoit pas besoin d'argent : mais qu'il y avoit des navés affez considerables pour leur chereté,

malo estado y tuvo por respuesta, que la Milla celebrada por un vicioso era aun siempre agradable al Padre Eterno en consideracion de su querido hijo , en diziendo esso desaparecio y obrò que el Hidalgo adorò en adelante por todo con acatamiento la presencia divina fin mirar ala indignidad del Clerigo.

92. Un dadivoso Principe caçando un dia en una provincia muy apartada, baxò en la morada de un Aldcano para descansar un poquito y recibio luego un plato de nabos crudos. El Principe oyendo que en ellos consistia coda su hazienda le mandò contar por recompensacion cien doblas. Esta liberalidad fue a penas divulgada que un hazendado morador presentò a su Dueño un guarnecimiento de seys cavallos para

la

Caroza , esperando que le seran pagados proporcionadamente. El Principe los recibio apaziblemente y pidio à su consejo qual premio se le daria por ellos , quando sus consejeros juzgaron que hombre tan rico no tenia menefter

qu’on les luy pourroit donner pour luy témoia gner combien le Prince faisoit cas de for present.

93. Un Poëte se promenant un jour seul dans un petit bois écarté pour réver plus commodement à sa Poësie, fue surpris par des voleurs , qui ne trouvant pas de quo se contenter le malfacrerent. Se voyant fi inhumainement maltraité il prit en moua rant pour témoins de la mort innocente une volée d E tourneaux qui paffoient par la par hazard. Le meurtre ne fut pas plustost sçu d'un chacun , qu'il

fut plaint de tout ce qu'il y avoit d'honneftes gens qui en eurent d'autant plus de compassion que c'estoit un fort galant bomme. Quelque temps aprés ces voleurs se trouvant chez un Trailteur, ily en ent un d'entre eux qui appercevant des Etourneaux , se mit à dire à ses camarades : Voicy les témoins du Poète , ce qu'on n'entendit pas pluftoft, qu'on les fit arrefter par ordre de la justice , qui les convaincant par leurs propres paroles, les fit condamner à la mort qu'ils avoient meriré.

94. Un Lion furieux se déchaînant à Rome devora tout ce qu'il rencontra : mais

de dineros, que avia nabos carainente
comprados que podran presentarle en
nombre del Principe para mostrarle
quando el avia preciado su dadiva.

93. Un Pocta passeando un dia solo
en una floresta para mejor coplear fue
cogido de repente por unos falteadores
y no teniendo para contentarlos fue por
ellos inhumanamente marado. El ve-
yendo en este ratillo una bolada de tor-
dos los llamò por testigos de su innocen-
cia. Su muerte divulgada fue llorada de
cada uno. Unos meses passados estos
falreadores se hallaron juntos en un apo.
sentamiento, quando uno entre ellos
dixo reyendo : mirad compañeros esta
bolada de tordos que son los testigos del
Poeta matado. Los que lo oyeron avi.
saron el Juez, y fiendo luego cogidos
confeffaron y recibieron un castigo con-
forme a su delicto.

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94. Un Lion furioso quebrando a Ro ma dias ha sus cadenas devorò muche

s'estant fourée une épine dans sa patte gauche , il oublia toute sa ferocité, de montra plaintivement son mal à un Chrestien cache dans une caverne pour fuyr la persecution du Tyran. Le Chrestien comprenant la demande du Lion le délivra adroitement de fon mal , qui par reconnoissance apporta' à fon bienfaiteur regulierement chaque jour de quoy se nourrir : enfin tous deux estant pris , le Chrestien fut exposé à des Lions affamem pour en estre déchirré, quard ledie L'ion le plus feroce de tous deffendit fon bienfačteur contre tous les autres avec 'admiration de tous les spectateurs,

95 Un fort honneste homme eut le malheur d'épouser uu jour une belle , mais fort dereglée creature ; ce qui fut si insuportable à ceux avec qui elle avoit coûtume de faire la debauche, qu'ils lwy persuaderent de l'empoisonner pour continuer à miner d'autant plus librement la même vie. Le mary se trouvant un peu indispose , la femme luy prepara avec grand empressement un böwillon, rien ne manquoit de tout

dumbre

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