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AVERTISSEMENT.

Les neuf Discours suivants sont extraits d'un ouvrage qui porte le même titre, et qui en contient encore cinq autres que nous n'avons pas traduits, 'parce qu'ils sont en dehors du sujet. Ils ont été publiés en 1843. Le savant docteur Newman, alors membre de l'Université d'Oxford, et maintenant supérieur de la congrégation de l'Oratoire, qu'il a établie en Angleterre depuis son retour à l'Église catholique, s'y est proposé de déterminer les rapports de la Foi avec la Raison. C'est une magnifique introduction à son livre remarquable intitulé Essai sur le développement de la doctrine chrétienne, traduit par M. Jules Gondon, sous le titre d'Histoire du développement. Le neuvième en contient la théorie. Nous nous proposions de publier notre traduc

des obstacles imprévus nous ont forcé de différer jusqu'aujourd'hui.

M. Newman était encore protestant à l'époque où il écrivit ces discours; on ne devra donc point s'étonner d'y trouver des inexactitudes. Il y a aussi certains endroits qui manquent de clarté. De plus, quoiqu'il ait tâché, comme il le dit lui-même dans l'avertissement qui les précède, de discuter les parties d'un seul et même sujet, il n'y a pas dans son livre la méthode, l'unité et l'exactitude scientifique du langage, qui sont nécessaires dans un traité régulier; cela n'était pas compatible avec la nature et les circonstances de sa composition. Néanmoins, c'est un travail aussi remarquable qu'intéressant, qui mérite l'attention des hommes sérieux, croyants ou incroyants, protestants ou catholiques.

Quant à la traduction, elle est l'quvre d'un écrivain tout à fait novice, qui a suivi avec timidité son Auteur sur le terrain brûlant où il marche avec tant d'assurance et de facilité. Il n'eût pas osé en hasarder la publication sans la certitude qu'à défaut du mérite d'une forme élégante, elle aurait au moins celui de la fidélité. Dans un ouvrage de cette nature, où les matières sont extrêmement délicates, le style trèsconcis, la pensée quelquefois difficile à saisir, nous avons dû nous estimer heureux de pouvoir lui assurer celui-là. Nous nous trouvions pour cela dans les circonstances les plus

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favorables, ayant près de nous M. John Dobrée Dalgairns , ami intime de M. Newman, venu dans notre ville, après sa conversion, pour y étudier et recevoir les ordres sacrés. Familier avec les idées de l'illustre docteur d'Oxford, à la congrégation duquel il appartient, et dont il est un membre distingué, connaissant d'ailleurs très-bien la langue française, il était plus capable que personne de rectifier les passages mal interprétés. Il a eu la bonté d'annoter notre travail et d'en revoir avec nous la plus grande partie. Nous avons profité de notre mieux de ses lumières dans l'accomplissement de cette tâche ardue, entreprise dans le but et l’espérance d'être utile à l'Église et à la Foi.

Nous terminerons ces courtes observations en prévenant nos lecteurs qu'ils rencontreront fréquemment dans le cours de cet ouvrage un mot qu'il ne faut pas confondre avec l'expression française à laquelle il ressemble. Nous voulons parler du mot évidence, M. Newman y attachant quelquefois un sens spécial, et le définissant d'ailleurs dans beaucoup d'endroits, nous avons pensé qu'il valait mieux le conserver que de le remplacer par des équivalents, qu'il aurait fallu changer ou modifier de temps en temps, ce qui eût été un plus grave inconvénient. Au reste, il n'est pas tout à fait inusité; les traducteurs l'emploient. Nous avons d'autant moins hésité à nous en servir, que nous sommes assuré que ce ne sera point un obstacle à l'intelligence de l'Auteur. En voici une explication d'après les dis

IV

cours. Le mot évidence signifie ordinairement témoignage, preuve, argument, motif ou raison de croyance, raisonnement, exercices de la raison ; en général, ce qui conduit à la « connaissance » d'une chose. Les Évidences de la religion sont des arguments a posteriori, ou qui sortent de la chose elle-même à prouver. M. Newman entend par là l'analyse méthodique de tous les motifs sur lesquels nous croyons à la vérité du Christianisme (Voir pages 16, 142, 149, 188, 192.)

ERRATA.

Page 52, ligne 16, au lieu de : comme peut-être, lisez : comme

pour être. - 87, - 14, au lieu de : puisant la vie, lisez : puisant sa

vie.

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30, au lieu de : elles puissent aller au-delà du

probable, lisez : elles puissent être présentées

comme probables. 2, au lieu de : en dehors d'elles, lisez : en dehors

d'elle. 19, au lieu de : pensée originale, lisez : idée ori

ginale. 23, au lieu de : leur convient, lisez : lui convient.

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