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A L'USAGE

DES JEUNES PERSONNES,

PAR

- MADAME LA COMTESSE GENLIS.

LEÇON COMMENCE, EXEMPLE ACHEVE.

LA MOTTE, Fable l'Aigle & de l'Aiglon,

TOME PREMIER.

À LONDRES,

Chez G. G. & J. ROBINSON,

PATER NOSTER-Row.

APPROBATION.

J'AI lu, par ordre de Monseigneur le Garde.. des-Sceaux, un Manuscrit qui a pour titre,

Théâtre à L'Usage des Jeunes Personnes. Il n'est pas posible de peindre la morale sous des traits

plus naturels & plus intéressans que ceux qui caractérisent les pièces contenues dans cet ou. vrage, dont la lecture seule doit inspirer aux jeunes personnes autant d'horreur pour le vice que de goût pour la vertu.

A Paris, ce 6 Avril, 1779. TERRASSON.

PRIVILEGE DU ROI

LOUIS, PAR LA GRACE DE Diev, Ror de FRANCE ET DE NAVARRE: A nos ámés St féaux Conseillers, les Gens tenant nos Cours de Parlement, Maîtres des Requêtes ordinaires de nôtre Hôtel, Grand-Conseil, Prévôt de Paris, Baillifs, Sénéchaux, leurs Lieutenans Civils, & autres nos Justiciers qu'il appartiendra : SALUT, Notre amé le Comte DE GENLIS nous a fait exposer qu'il desircroit faire imprimer & donner au Public, un ouvrage intitulé : Oeuvres de Madame la Comtesse de GenLIS, s'il Nous plaisoit de lui accorder nos Lettres de Privilége pour ce nécessaires. Aces CAUSES,

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voulant favorablement traiter l'Exposant, Nous l'avons permis & permettons de faire imprimer le dit Ouvrage autant de fois que bon lui lem blera, & de le vendre, faire vendre par-tout nôtre Royaume. Voulons qu'il jouisse de l'effet du présent Privilége, pour lui & ses hoirs à perpétuité, pourvu qu'il ne le rétrocède à per... Tonne ; & fi cependant il jugeoit à propos d'en:

à faire une cession, l'Acte qui le contiendra sera enregistré en la Chambre Syndicale de Paris, à peine de nullité, tant du Privilége que de la ceition ; & alors, par le fait seul de la cellion enrégiftrée, la durée du présent Privilége fera réduite à celle de la vie de l'Exposant, ou à celle de dix années, à compter de ce jour, fi l'Exposant décède avant l'expiration desdites dix années. Le tout conformément aux ar. ticles IV & V de l'Arrêt du Conseil du trente Août 1777, portant Réglement sur la durée des Priviléges en Librairie. Faisons défenses à tous Impriineurs, Libraires, & autres personnes, de quelque qualité & condition qu'elles soient, d'en introduire d'impreffion étrangère dans aucun lieu de notre obéissance ; commc auffi d'imprimer ou faire imprimer, vendre, faire vendre, débiter, ni contrefaire ledit Ou. vrage, fous quelque prétexte que ce puisse être, sans la permission expreffe & par écrit dudit Exposant, où de celui qui le représentera, à peine de saisie & de confiscation des Exemplaires contrefaits, de fix mille livres d'amende, qui ne pourra être modérée, pour la gremière fois, de pareille amende & de déchéance d'é:at en cas de récidive, & de tous dépens, dommages, & intérêts, conformément à l'Arrêt du Conseil du trente Août 1777, concernant les contrefa, çons: A la charge que ces Présentes seront ense

A

régistrées tout au long sur le Registre de la Communauté des Imprimeurs & Libraires de Paris, dans trois mois de la date d'icelles ; que l'impression dudit Ouvrage sera faite dans notre Royaume, & non ailleurs, en beau papier & beau caractère, conformément aux Réglemens de la Librairie, à peine de déchéance du prélent Privilége ; qu'avant de l'exposer en vente, le manuscrit qui aura servi de copie à l'impression dudit Ouvrage, sera remis dans le même état où l’Approbation y aura été donnée, ès mains de notre très-cher & féal Chevalier, Garde-des-Sceaux de France, le Sieur Hue DE MIROMENIL ; qu'il en fera ensuite remis deux Exemplaires dans notre Bibliothèque publique, un dans celle de notre château du Louvre, un dans celle de notre très-cher & féai Chevalier, Chancelier de France, le sieur DE MAUPEOU, & un dans celle dudit Sieur Hue DE MIROMENIL: le tout à peine de nullité des Présentes ; du contenu desquels vous mana dons & enjoignons de faire jouir ledit Exposant & ses hoirs, pleinement & paisiblement, sans souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ou empêchement. Voulons que la copie des Présentes, qui sera imprimée tout au long, au commencement ou à la fin dudit Ouvrage, soit tenue pour duement fignifiée, & qu'aux copies eollationnées

par

l'un de nos amés & féaux Confeillers Secrétaire, foi soit ajoutée comme à l'original. Commandons au premier notre Huillier ou Sergent sur ce requis, de faire, pour l'exécution d'icelles, tous actes requis & nécessaires, sans demander autre permission, & nonobstant clameur de Haro, Charte Normande, & Lettres à ce contraires : CAR tel est notre plaisir. Donné à Paris, le seizième

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