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APPENDICE

RENSEIGNEMENTS SUR LES PORTRAITS QUI ONT SERVI DE MODÈLE A MONSIEUR F. HilleMACHER, POUR LA PUBLICATION DE L'OUVRAGE INTITULÉ : GALERIE HISTORIQUE DES PORTRAITS DES COMÉDIENS DE LA TROI PE DE MOLIÈRE.

BARILLONNET (Mademoiselle) est tirée d'un dessin colorié à l'aquarelle, deux fois plus grand que la gravure, et qui la représente dans un rôle qu'elle aurait rempli à l'occasion d'une des grandes représentations de la cour. Ce portrait, choisi entre huit, est le seul profil que l'on ait de cette actrice, de sorte que l'on ne peut pas en vérifier l'exactitude; toutefois, en le comparant aux autres portraits qui sont de face, et dont la plupart ont entre eux une même ressemblance, on voit que le profil peut, ainsi que ces derniers, se rapporter à la même femme.

BEAUBOURG (Louise Pirel de Beauval, Mademoiselle). La gravure est une réduction à moitié, tirée đ’un dessin à la plume rehaussé au bistre, choisi entre six portraits, ou costumes, de Mme Beaubourg; dans la gravure, la coiffure du modèle a été modifiée. On possède un second portrait de cette actrice, qui est du même genre, peutètre de la même main, et qui donne la figure de la même femme que celle du niodèle adopté : la ressemblance est donc probable.

BEAUPRÉ (Mademoiselle Marotte) est tirée d'une très-jolie miniature à l'huile, sur argent, choisie entre quatorze portraits, ou costumes, de cette actrice. Dans le métal de la miniature se trouvent gravés le nom de l'actrice et la qualité que Robinet lui donne : ainsi, on ne peut guère douter que ce portrait ne soit celui de Mlle Beaupré, d'autant plus que l'on en possède un second, d'un autre genre, dont la figure offre la même ressemblance.

BEAUVAL (Jean Pirel, sieur de), est tiré d'une miniature sur

vélin, choisie entre vingt-cinq portraits, ou costumes, de cet acteur; mais, en gravant, on a changé complétement le costume du modèle : dans la miniature, Beauval est en robe de chambre, avec la perruque de l'époque (1685 ou environ). Par suite de ce changement, il est difficile, dans la gravure, de reconnaitre Beauval; cependant, en comparant les deux portraits, on voit que les traits du visage de la miniature ont été, dans la gravure, reproduits avec soin. La miniature devait être ressemblante, car on a trois autres portraits qui en approchent beaucoup.

BEAUVAL (Jeanne-Olivier Bourguignon, Mademoiselle) est tirée d'un portrait à l'huile, de grandeur naturelle, choisi entre trentecinq portraits, ou costumes, de Mme Beauval. Le portrait choisi, ainsi qu'un autre, appartiennent évidemment à la même femme, et plusieurs autres donnent une ressemblance approchante.

BÉJART (Jacques) est tiré d'un petit dessin colorié à l'aquarelle, choisi entre dix-sept portraits, ou costumes, de cet acteur. Comme ces portraits représentent J. Béjart à différents âges, il est difficile d'en comparer les figures : toutefois, il y en a deux qui se ressemblent beaucoup, le modèle adopté et un autre; probablement parce qu'ils auront été faits vers le même temps.

BÉJART (Louis) est tiré d'une miniature à l'huile, sur cuivre, dont la perruque a été modifiée : dans le modèle, les cheveux sont moins longs sur les épaules, et, sur le sommet de la tele, ils sont plus élevés ; il est à croire que cette miniature le représente dans un rôle, vers 1669. Elle a été choisie entre trente et un portraits, ou costumes, de L. Béjart, parmi lesquels se trouve un portrait à l'huile de grandeur naturelle dont la figure est à peu près la même que celle de la miniature: ce grand portrait est daté de 1670. Sept autres portraits donnent, sous le rapport de la ressemblance, à peu près la même figure que les deux portraits précités : il semble que tous doivent se rapporter au même homme, par conséquent la miniature doit inspirer de la confiance.

BÉJART (Marie-Maydeleine) est tirée d'un portrait à l'huile de grandeur naturelle, choisi entre vingt et un portraits, ou costumes, de Madeleine Béjart : parmi les portraits, il s'en trouvent trois dont les figures se ressemblent, et les autres ont des traits approchants.

BRECOURT(Guillaume MARCOUREAU, sicur de) esi tiré d'un joli porirait en pied, colorié à l'aquarelle, choisi entre vingt-trois portraits de cet acteur, et qui le représente dans un rôle que l'on ne connait pas. Deux autres portraits donnent à peu près la même figure que celle de la miniature dont il s'agit : le reste n'est pas assez bien fait pour juger de la ressemblance, et d'ailleurs les figures changent avec l'âge.

DANCOURT Thérèse Lenoir de La Thorillière, Jademoiselle) est tirée d'un croquis au crayon noir, plus grand que la gravure, qui a été choisi entre cinq portraits, ou costumes, de Mme Dancourt, parmi les. quels il s'en trouve deux dont les figures se ressemblent : les autres ont une ressemblance approchante.

DE BRIE (Catherine LECLERC, Mademoiselle) est tirée d'une grande miniature à l'huile, sur cuivre, qui doit représenter Mme Debrie vers l'âge de vingt-cinq ans, et qui a été choisiè entre vingt-quatre portraits, ou costumes, de cette actrice: la petite irrégularité que l'on remarque dans l'ail gauche de la miniature dont il s'agit, et dans d'autres, est une preuve de l'exactitude de la ressemblance.

DE LESPY est tiré d'un grand portrait en pied à l'aquarelle, choisi entre sept portraits, ou costumes, de cet acteur, parmi lesquels il s'en trouve deux autres dont la ressemblance se rapporte assez bien à celle du modèle choisi.

DU CROISY (Philibert G ASSALD, sieur est tiré d'un portrait à l'huile de grandeur naturelle, choisi entre trente-huit portraits, ou costumes, de cet acteur : ce grand portrait devait être ressemblant, car plusieurs autres portraits donnent des figures approchantes. Vu la forme de la perruque, ce tableau doit représenter Du Croisy vers l'époque de sa retraite. Le prénom de Du Croisy était Philbert, nom d'un saint martyr qui fut inhumé au couvent de Nermoutier. Depuis 1780, la plupart des auteurs le nomment Philibert; d'où provient ce changement? De Nermoulier, l'usage a fait Noirmoutiers; a-t-il aussi mo. difié le nom du saint que l'on révère dans cette ville ? Ce qu'il y a de certain, c'est que saint Philibert n'est pas dans le mártyrologe romain.

DU CROISY (Marie CLATEAU, Mademoiselle) est tirée d'un portrait à l'aquarelle, appartenant à la collection des quarante et un dessins dont il est parlé à l'article de Mme Hervé, et qui sont relatifs à la pièce de Psyché, dans laquelle Mme Du Croisy représentait UNE NYMPHE DE FLORE. Ce modèle a été choisi entre neuf portraits de cette actrice, qui, presque tous, donnent la même ressemblance. Dans la gravure, la coiffure a été un peu modifiée.

Errata. Page 89, ligne 6, au lieu de : CLAVAREAU. Lisez: CLAVEAT.

DU FRESNE est tiré d'un dessin à la plume, rehaussé à l'ocre, provenant des quarante et un portraits dont il est parlé à l'article de Mme Hervé, et qui représente Dufresne dans le rôle de Bacchus de la pièce de Psyché, jouée à Rouen 1658.

DU PARC est tiré d'un dessin à l'aquarelle, deux fois plus grand que la gravure, choisi entre six portraits de cet acteur : parmi ces portraits, il se trouve un second profil qui ressemble à celui que l'on a pris pour modèle.

DU PARC (-Mademoiselle) est tirée d'un portrait à l'aquarelle, à l'ocre, appartenant à la pièce de Psyché, jouée à Rouen en 1658, dans laquelle cette actrice représentait UNE MUSE. Ce dessin a été choisi entre cinq portraits de Mme Duparc, parmi lesquels il se trouve trois profils qui sont les mêmes, à peu de chose près.

HERVE-AUBRY (Geneviève BÉJART, Mademoiselle) est tirée d'un dessin au trait, colorié à l'aquarelle, plus grand que la gravure, et qui représente Mme Hervé dans un rôle qu'elle aurait rempli à l'occasion de l'une des grandes représentations de la cour. Ce modèle a été choisi entre douze portraits, ou costumes, de cette actrice, dont trois donnent le même profil : ainsi, la ressemblance est probable.

HUBERT (André) est tiré d'un ancien dessin à l'aquarelle, assez grand, et choisi entre treize portraits, ou costumes, de cet acteur. Dans la gravure, la fraise a été changée : dans le dessin elle est tombante. Il n'est pas certain que ce portrait ait été ressemblant, à moins qu'il ne représente Hubert dans sa jeunesse, attendu que dans presque tous les antres portraits, cet acteur est représenté avec une figure pleine, un nez un peu aquilin et un commencement de double menton.

LA GRANGE (Marie RIGLENESS, Mademoiselle de). La gravure est tirée d'un croquis au crayon noir daté do 1680, choisi entre cinq portraits de Mme La Grange, dont trois sont de profil ; le cinquième portrait, qui est de face, est mauvais ; de sorte que les points de comparaison manquent pour s'assurer de la ressemblance du modèle adopté.

LA THORILLIÈRE (François Lenoir, sieur de) est tiré d'un dessin à l'aquarelle, plus grand que la gravure, choisi entre neuf portraits de cet acteur. Trois profils dessinés par des mains différentes sont tout à fait semblables à celui du modèle choisi; par conséquent, la ressemblance n'est pas douteuse. Ce modèle le représente dans un rôle de paysan; on dit qu'il y excellait, mais on n'indique pas la pièce dans laquelle il le jouait.

LA TIJORILLIÈRE (Pierre Lexoil, sieur dej est tiré d'un por

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