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traductions angloises, deux allemandes; il y en a même une traduction en grec moderne. Parmi les éditions françoises, on remarque celle de 1801, avec des notes que M. de Lalande avoit jugé nécessaire d'y joindre pour mettre l'ouvrage au niveau des connoissances actuelles. •

En profitant des notes de M. de Lalande pour en enrichir l'édition que nous publions aujourd'hui, nous avons cru devoir réimprimer dans le même volume l’Astronomie des Dames, petit traité de cet académicien que l'on peut regarder comme une introduction et un complément nécessaire à l'ouvrage de Fontenelle. Ce traité remplit parfaitement l'objet que l'auteur s'y est proposé, celui d'offrir aux gens du monde une lecture à-la-fois'utile et agréable : le style en est simple et clair, tel qu'il convenoit au sujet.

PRÉFACE HISTORIQUE.

Le spectacle du ciel est si intéressant pour tout le monde, qu'il doit nécessairement entrer dans un cours d'études; aussi l'on voit tous les jours les dames s'y intéresser, faire des questions relatives à des objets d'astronomie, et regretter de ne pouvoir en suivre l'étude; mais il est très difficile de se satisfaire à cet égard sans figures et sans calculs. Nous nous bornerons donc ici à donner un tableau général de l'astronomie, des grands phénomènes que présente cette science et des découvertes curieuses faites par les astronomes, avec une idée des méthodes par lesquelles ils sont parvenus à trouver des résultats qui surprennent toujours lorsque l'on n'a fait aucune étude préliminaire. .

Je n'ai donc pu renvoyer ici à mon grand Traité d Astronomie (en trois volumes in-4),

ni même à l’Abrégé que j'en ai donné en un volume in-8°. Cet abrégé seroit encore trop étendu; il suppose quelques idées de géométrie et de calcul, et l'on a cru devoir ici les éviter. Peut-être cependant auroit-il fallu essayer de présenter ici ces premières notions de mathématiques ; mais l'appareil en auroit semblé trop effrayant pour le plus grand nombre des personnes à qui notre ouvrage est destiné; quoique ce soient des idées bien simples, elles se présenteroient sous une forme trop imposante, et il nous importe d'attirer, non d'effrayer, à l'abord des sciences.

La Pluralité des Mondes de Fontenelle, publiée en 1686, et que tout le monde lit encore,

auroit pu nous servir de modéle, en ôtant seulement ce qu'il y a d'hypothétique et de suranné, comme les tourbillons, et en corrigeant les fautes qu'on y remarque, comme l'article des cométes (1);- mais cet ouvrage est trop superficiel, il ne va point

(1) J'en ai donné une édition, avec des notes, en 1801 ; c'est la seule qu'on puisse lire avec confiance.

Comme

assez au fond des choses; après l'avoir lu, on n'a point une idée de la constitution du ciel ; et nous espérons de la donnèr. D'ailleurs les causes finales que cet auteur imagine sans cesse, et les allusions plaisantes dont il seme ses entretiens, ne sont plus du goût de notre siècle, quoiqu'elles aient fait peut-être la réputation de cet ouvrage dans le siécle passé.

Je suivrai pour les commencements la même méthode que dans mon Astronomie, parcequ'après y avoir bien pensé, je n'ai rien pu trouver de plus facile.

Je ne demande aux dames, à l'exemple de Fontenelle, « que le degré d'application qu'il « faut donner à la Princesse de Clėves, si on « veut en suivre bien l'intrigue et en connoître « toute la beauté ; il est vrai que les idées de « ce livre-ci sont moins familières à la plu« part des femmes que celles de la Princesse u de Clèves ; mais elles ne sont pas plus ob« scures; et je suis sûr qu'à une seconde lec«ture, tout au plus, il ne leur en sera rien « échappé. »

pour les

Nous n'avons pas cependant le même projet que lui; il vouloit amener l'astronomie à un point où elle ne fût ni

trop

séche gens du monde, ni trop badine pour les savants; il auroit pu se faire, comme il dit luimême, qu'en cherchant un milieu où l'astronomie convînt à tout le monde, on en eût trouvé un où elle ne convînt à personne. Ainsi nous oublierons totalement les savants, pour ne nous occuper que des dames.

Déja l'on en connoît plusieurs qui ont donné l'exemple, non seulement de la curiosité, mais encore du courage dans ce genre : la belle Hypatia fit plusieurs ouvrages : elle professoit l'astronomie à Alexandrie lorsqu'elle fut assassinée par le clergé, l'an 415 . Marie Cunitz, fille d'un médecin de Silésie, publia en 1650 des tables d'astronomie. Marie-Claire Eimart Muller, fille et femme d'astronomes connus, fut elle-même astronome. Jeanne Dumée annonçoit en 1680 des entretiens sur le système de Copernic. La femme d'Hévélius observoit avec lui. Les scurs de

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