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LA COMTESS E.

Avec plaisir.
LAUR E courant à l'embraffade.

Mon cæur doit prévenir le vôtre.

LA COMTESSE.
Je vous aime bien mieux pour sæur que pour
mari.

LAURE.
Et moi , sinceremont je l'aime mieux aussi,

DAM ON.
Dansons tous.
LE COMMANDEUR:

Volontiers.

SCENE DERNIERE.

I AURE, DAMON , LE COMMANDEUR,
LA COMTESSE, CRISPIN, FINETTE.

CRISPIN conduisant Finette par le bras.

,

Riomphe , honneur , victoire,
Et place au vainqueur des Hussards ,
Il doit sur lui fixer tous les regards.

LAURE à Finette.
Le fort de ta maîtresse est changé pour sa gloire ;

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Je n'ai plus de rivale, & je trouve un époux.
Finette auprès de moi partage un bien si doux,

Er chasse l'éfroi de ton ame.

FINETTE à Crispin.
Suis-je justifiée en ce moment , fripon ?

CRISPIN.
Crispin , à ta vertu , fait réparation,
Et je t'estime assez pour te prendre pour femme.

FINETTE.
Pour te punir , je couronne ta flâme.

CRISPIN.
Allons, fuis-moi , marche mon prisonnier.
Je vais traiter ce soir les Hussards fans quartier.

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Fin de la Piéce.

VO

& dre pee ter

APPROBATION.

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'Ai lû par ordre de Monseigneur le Chan

celier une Comedie, qui a pour titre : 16 Fête d'Auteuil. Et je crois que l'on peut en permettre l'impression, ce 23. Août 1745. .

CRE' BILLON.

dit pro se du F

de

tre

PRIVILEGE DU ROI.

OUISpar

la
grace

de Dieu, Roi de France, &

les Gens tenans nos Cours de Parlement, Maître des Requêtes ordinaires de notre Hotel, Grand Conseil , Prevôt de Paris, Baillifs , Sénéchaux, leurs Lieutenans Civils & autres nos Justiciers qu'il appartiendra; Salut. Notre bien-amé JACQUES CLOUSIER , Libraire à Paris, Nous a fait exposer qu'il défireroit faire imprimer & donner au Public, Les Comédies du sieur de Boisly, qui ont pour titre, Le Médecin par occasion, Le Sage Etourdi, La Fête d'Auteuil ou la Fause Méprise, La Folie du Jour, Pamela en France, ou la Vertu mieux Eprouvée. S'il nous plaisoit de lui accorder nos Lettres de Privilege pour ce nécessaires; A ces CAUSES , voulant favorablement traiter l'exposant, Nous lui avons permis & permettons par ces Presentes, de faire imprimer lesdits Ouvrages en un ou plusieurs Volumes, & autant de fois que bon lui semblera, & de les vendre, faire vendre , & debiter par tout notre Royaume pendant le temps de neuf années consécutives, à compter du jour de la date des Présentes. Faisons défenses à toutes personnes de quelque qualité & condition qu'elles soient , d'en introduire d'impression étrangere dans aucun lieu de notre obéissance; comme aussi à tous Libraires, & Imprimeurs, d'imprimer ou faire imprimer, vendre , faire vendre, débiter, ni contrefaire lefdits Ouvrages,ni d'en faire aucuns extraits fous quelque prétexte que ce soit, d'augmentation, correction, chan-, gement ou autre, sans la permiffion exprefle & par écrit dudit Exposant, ou de ceux qui auront droit de lui , à peine de confiscation des Exemplaires contrefaits, de trois mille livres d'amende contre chacun des Contrevenans., dont un tiers à Nous, un tiers à l'Hôtel-Dieu de Paris, & l'autre tiers audit Exposant ou à celui qui aura droit de lui, & de tous dépens, dommages & intérêts ; A la charge que ces Présentes seront enregistrées tout au long sur le Regitre de la Communauté

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des Libraires & Imprimeufs de Paris, dans trois mois de la date d'icelles ; que l'impreffion de dits Ouvrages

sera faite dans notre Royaume & non ailleurs, en bon papier & beaux caract=res, conformément à la feuille imprimée, attachée pour modéle sous le contrefcel des Préientes, que l'Impétrant se conformera en tout aux Réglemens de la Librairie, & notamment à celui du dixiéme Avril mil sept cent vingt-cinq: qu'avant de les exposer en vente les Manuscrits qui auront servi de copie à l'impression desdits Ouvrages seront remis dans le même état où 1 Approbation y aura été donnée, ès mains de notre très-cher & féal Chevalier le sieur D'AGUESSE AV, Chancelier de France, Commandeur de nos Ordres ; & qu'il en sera ensuite remis deux Exem laires de chacun dans notre Bibliotheque publique, un dans celle de notre Château du Louvre, & un dans celle de notre très-cher & féal Chevalier le fieur D'AGUESSEAU, Chancelier de France; le tout à peine de nullité des Présentes : du contenu de quelles vous mandons & enjoignons de faire jouir ledit Expofant, ou ses ayars caules, pleinement & paisiblement, fans souffrir qu'il leur soit fait aucun trouble ou empêchement. Voulons que la copie des Présentes qui sera imprimée tout au long , au commencement ou a la fin desdits Ouvrages , soit tenue pour duement fignifiée ; & qu'aux Copies collationnées par l'un de nos Amez 8 féaux Conseillers & Secretaires, foi soit ajoutée comme à l'original. Commandons au premier notre Huiffier ou Sergent, fur ce requis , de faire pour l'execution d'icelles, tous Actes requis& nécessaires, sans demander autre permission & nonobftant Clameur de Haro, Chartre Normande , & Lettres à ce contraires. CAR tel est notre plaisir. Donné à Paris le dix-huitiéme jour du mois de Septembre , l'an de grace mil sept cent quarante cinq, & de notre Regne le trente-deuxiémė. Par le Roi en son Conseil , SAINSON.

Registré sur le Registre XI. de la Communauté des Libraires da Imprimeurs de Paris, No.499. Fol. 426.con. formément aux Reglemens & nottamment à l'Arrêt du Conseil du 13 Août 1703. A Paris le 24. Septembre 1745

VINCENT, Syndic,

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