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incidens que Part y a préparés? C'efl ce que j'ai utilement éprouvé aux leéhires que j'ai eu l'honneur de vous faire d'Herode. Oui -, MONSEIGNEUR, vous lui devie^ une protection particulière; Vous êtes naturellement engagea foûtenir une Pièce qui ejl faite pour l'efprit&pour laraifon, & ton met à la place des vains fentimens d'une pafjion frivole, les images &les infïruftions terribles qui forment le principal objet de la Tragédie. La manière vive 6* généreufe avec laquelle vous en ave^ appuyé la repréfentation , fuffroit pour m obliger à vous la confacrer : mais

la reconnoiffance efi ici de trop; votre mérite perfonnel, dépouillé de tout ce qui vous environne, mç détermine tout feul à vous rendre ce témoignage public du rejpefl avec lequel je fuis ,

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PRÉFACE

CE n'eft pas feulement pour ne point bleuet les bienféances de mon état, que je m'attache aux fujets que l'HiRoke Sainte & l'Ecriture cous fourniflent; la dignité de ces mêmes fujets & leur nouveauté eft une des raifons principales qui m'engagent à les traiter. J ai regardé la mort des enfans d'Hérode comme une aâion propre pour la Scène. La nature , l'amour, l'ambition , la jaloufie" de l'autorité , tout eft de la partie ,& entre dans les mouvemens que j'ai tâché d'exprimer. Quelque fcrupuleuz que l'on doive être fur la vérité des évenemens , fur-tout dans ce qui regarde une hiftoire consacrée par la Religion, on doit encore s'attacher plus particulièrement à rendre les caractères , & à ramener à ce point tous les incidens. J'ai cru avoir mis fur la Scène , Hérode & Salome avec tous les traits qui pouvoient les faire reconnoître. J'ai donné à Salome un objet & des vues qui a là vérité n'empêchent point qu'elle ne foit odieufe; mais 'qui donnent à fon

crime je ne fçai quel éclat qui ne Iaifie pas de trouver des admirateurs. Jofephe nous parle de fes intelligences avec Silléus. Ariflobule , dit-il , lui avoit mandé que le Roi la vouloit faire mourir , fur ce qu'on lui avoit rapporté que fa paffion pour Silléus , qu'Hérode regardoit comme fon ennemi , lui faifoit fecretement donner avis à cet Arabe de tout ce qu'elle fçavoit de fes projets. Je n'ai point parlé d'Ariftobulé fils d'Hérode ; foit quejayd appréhendé qu'on ne le confondit avec Ariflobule frère de Mariamne , & Prince d'une grande efperance , qu'Hérode avoit fait noyer ; foit que nepouvant le regarder que dans les mêmes intérêts & dans la même fituation qu'Alexandre fon frère aîné, je craigniffe de multiplier les mêmes caractères. Jofephe m'a fourni l'idée de Thirron : tout ce que j'ai fait a été dren élever le cara&cre, & de charger les ret montrances. qu'il fit à Hérode. C'ell un morceau tout neuf fur le Théâtre , dont tout le monde a été également frappé; ter qui eft une preuve fenfible qu'il y a dans le fond du cœur humain un rcfpeft pour. là vertu à l'épreuve de tout.

Tvmel.; •> l W

HERODE, Roi de Judée.

ALEXANDRE >Fik d'Hérodë & de

Mariamne.

ANTIPATER,Fils d'Hérodetd'un, premier lit»

GL APHI R A, Fille d'Archélaiis, Roi de Capadoce, accordée à AlexandreS A L O M E,,Soeur d'Hérode.

T HIR R O N , Miniftre fous les RegneS. prccedens»

NARBAL, Confident d'Héiode.

PHILON,

ACHAS:

P H EN I CE.,, Confidente de Glaphïrai

P H EDI M E.,, Confidente de Salome..

CARDES.

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