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1628.

LA FLORIMONDE, Comédie, 1649.
Dom Lope De CARDONNE, Tragi-

Comédie , 1649
On lui donne encore dans quelques
Catalogues fix autres Piéces , Lisimene;
la Thebaïde ; D. Alvare de Lune;
Florante, ou les Dédains Amou-
reux ; l'illustre Amazone , & Ama-
rillis. Cette derniere est sa Comédie
de Célimene , que Triftan retoucha
& qu'il donna sous le titre d'Ama-
rillis, nous en rendrons compte à son
rang. A l'égard des cinq autres Piéces,
personne ne les connoît , & si elles
ont existé, elles n'ont été ni représen,
tées, ni imprimées.

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. 1628. LA VIRGINIE, TRAGI-COMEDIE

DE M. M A Y RET.

E tous les Poëmes Dramatiques " ( dans l'avertissement de cette Piéce ) : 6. Voici celui que j'aime & que j'estime - » le plus : tant pour la variété de ses ef

fets, que pour son économie , & fa .cc conduite.... Que s'iteft permis aux » peres de se déclarer librement

pour » leurs enfans, j'avoue que j'aime par-» ticuliérement celui-ci, &c. »

Malgré la tendresse paternelle de Mayret , pour ce cher enfant de la Muse, nous ne balançous point à décider

que c'est une de ses plus foibles productions : plan mal construit , Scenes mal cousues, caracteres faux, versification empoullée, ou pleine de choses balles. Maitet,introduit dans cette piéce le personnage d'Harpalice, gouver: nante d'une Princesse amoureuse de

Périandre, Amant de Virginie ; cette · Harpalice, dis-jë., qui conduit presque toute l'intrigue, est une Mégere du

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plus bas étage. Au reste , cette Virginie n'est point la Virginie Romaine aimée du Decemvir Appius Clodius ; c'est une Virginie de l'imagination de Mayret. Virginie arrive à Byzance poussée par une tempêre: 8 elle se trouve, à la fin de la Piéce, fille d'Euridice, Reine d'Epire. Son Amant , qu'elle croit son frere, est reconnu pour le fils de Cléarque, Roy de Thrace , & ce fils de Cléarque, qui se nomme Périandre, épouse Virginie, & la vieille Harpalice se tuë.

L'INNO Ć ENCE
DÉCOUVERTE,

TRAGI-COME'DIE
2. PAR MAITRE JEAN AUVRAY.

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cus, Chevalier Romain, devient amoureuse de Fabrice, fils de son mari, mais du premier lit ; les refus du jeune homme la mettent au désespoir : pour satisfaire à la vengeance , & prévenir celle de Fabrice , elle se résout à l'empoisonner. Heureusement le

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4.4.19

Marfilie , s'adresse, lui donne une potion dormitive. Antoine, fils de Phocus,

& de certe seconde épouse, arrive de la Ville très-altéré, & boit sans le sçavoir ce fatal breuvage. Marfilie, perfuadée que c'est du poison, le fait enterrer promptement, & dit à Phọcus, aussitôt qu'il est de retour de sa Campagne,que Fabrice a fait empoisonner son frere. Le pere crédule dénonce ausfitôt ce malheureux fils aux Magistrats. Prêt à subir un hoiteux supplice, Fabrice est sauvé par l'arrivée du Médecin qui certifie que la potion en quertion, n'a d'autre effet que de caufer un violent assoupissement ; on court sur le champ au-tombeau d'Antoine, le Médecin justifie ce qu'il a avancé: & Antoine réveillé déclare hautement, par-quel hazard il a pris cette boiffon. L'innocence de Fabrice , clairement découverte, la punition retombe sur l'accusatrice, & le serviteur Thomas son complice. Fabrice en remercie Dieu , & fait une action de graces , qui termine la Piéce qui est en cinq Actes & -en-vers, fans distinction de Scenes. La yersification est digne du plan & de la conduite du Poëme. Ce Thomas,qu'on

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y fait paroître, joue un grand rôle, d'autant plus ennuyeux, qu'il parle toujours mal à propos ? & ses bouffonneries sont remplies de jeux de mors, & de termes peu mesurés sur les bienséances : c'étoit le défaut ordinaire du Poëte Auvray. L'Auteur des Recherches sur les Théatres de France est tombé dans une perire faute , en parlant de cette Piéce , qu'il confond avec une autre qui avoit parû dès - 1609. & qui ne regarde point notre · Théatre. Il prend ensuite une peine inutile pour justifier Racine, & prouver qu'il ne s'est point aidé de cerce Tragi-Comédie dans la composition de sa Phédre. Il auroit pu s'épargner cette recherche , s'il avoit lû l'Ouvrage.

LA BAGUE

DE L'OUBLY, COM E-D'1 PAR LE ȘI EU R ROTROU. D

Ans une Epitre au Roy, l'Auteur

fe vante hautement d'avoir le premier ouvert la carriere à la Comé

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