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trême ce qui vient d'arriver , & malgré les conseils de la Nourrice, elle 1604. prend la résolution de faire périr Méléagre. Idmon vient ensuite pour faire le récit de la mort de ce Prince, mais la furieuse Althée, par une adresse du Poëte, l'interrompt, & évite ainsi l'en

nuy dun récit.

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L'A

DE CHARLES B A UTER,
Cachée sous le faux nom de Meligloffe.
°Auteur qui avoit envie de prendre

un nom supposé, n'en pouvoit choisir un qui convienne plus mal à sa versification, qui est fort au-dessous de la médiocre. L'Analyse suivant fera juger du Plan & de la conduite de son Poëme.

Au premier Acte le Duc Aymon, autorisé par l'Empereur Charles, veut marier Bradamante à Léon Prince de

Grece. Roland, Marphise, & Olivier 1605. représentent inutilemeur que cette

Princesse est promise à Roger, qui l'aime, & en est aimé. Les oppositions de Renaud n'ont pas plus d'effer. Le Duc perdant patience, menace de prendre un bâton pour ranger à son devoir ce fils insolent. Enfin, après bien des contestations, & des discours peu séants dans la bouche des uns & des autres , arrivent Roger & le Prince de Grece. Ce dernier finir la dispute , & proteste hautement qu'il cede Bradamante à son Rival. L'Empereur & le Duc Aymon y donnent leur consentement. On célébre au second Acte ce mariage par un magnifique Tournois : Rodomont s'y présente pour combattre Roger, & perd la vie. Le reste de la Piece se palle aux Enfers. L'Ombre de Rodomont répand une terreur universelle dans le fombre Empire. Caron craint de le recevoir dans sa Barque. La seule Ombre de Mandricard ose lui faire tête. Leur duel finit par la chute des deux Ombres dans le fleuve Lethé, dont la Vertu rend la tranquillité à celle de Rodo

mont.

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sous le nom de Méligloffe.
Ous ne nous arrêterons pas

à

grossiere Traduction de l'Arioste, & ne présente rien digne de l'attention du Lecteur. Elle est cependant differente d'une autre du même nom, poftérieure à celle-cy de plusieurs années, Ces deux Tragédies parurent imprimées en 160s. avec quelques Poésies intitulées les Amours de Catherine où Bauter célebre une certaine fille de Bayeux appellée Catherine Scelles, qui étoit sa Maîtresse , & dont il vante la voix charmante , & les talens

pour le Luth. Charles Bauter étoit 1605. Parisien : c'est tout ce qu'on sçait

de lui.

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Et évenement a été présenté plus

1e çois : Monchrétien est le premier qui ait osé le faire, peu d'années après qu'il est arrivé. Comme il dédia sa piéce à Jacques I. Roy de la Grande Bretagne, propre fils de Marie Stuard l'Héroine de la Tragédie, il a voulu la placer à la tête de ses Ouvrages , quoiqu'elle soit la derniere de la composition. En conservant le fond de l'Histoire, & passablement le carac

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en croit l'Auteur, ont fait violence à la :

tere de cette malheureufe Reine d'Ecolle, il a rėjerté, autant qu'il a pu , l'odieuse résolution d'Elisabeth sur les conseils pernicieux de ses favoris, & de l'Assemblée des Etats, qui, ft l'on

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Reine d'Angleterre , naturellement portée à la clémence. Davisson, Gentilhomme de Marie Stuard, vient/lui annoncer son fatal Arrêt. L'infortunée Reine remplit le quatrieme Acte de ses plaintes. Au cinquieme un Melsager raconte la mort Héroïque. Le Cheur des Demoiselles veut la pleurer, mais - le Messager leur dit de changer ces cris funebres, en des chants de louanges, qui terminent la Tragédie.

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