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Les deux Armées se présentent en

. bataille au quatrieme Acte ; Sifara ha. 1606. rangue ses soldats, tandis

que

Débora exhorte les Ifraclites.

« Pause: icy la bataille se donne» (a).

Les Israelites victorieux rendent graces à Dieu par des Cantiques de louanges

. Sisara vient au dernier Acte se réfugier chez Jahel, qui conformé. ment à l'Ecriture Sainte, lui enfonce un cloud dans la tête, pendant son sommeil. Elle court aussitôt annoncer à Débora que le Chef des ennemis est en son pouvoir ? Allons vîte l'assom. mer dit le brave Barac. Je vous ai évité cette peine, répond Jahel.

JAHEL.
Il a passé le bac.

BARAC s'écriant
Ha femme plus que femme, outrepasse des

femmes.

Scene derniere, Dromo rend compte à Jabin de la déroute de son armée & de la mort du Général.

(a) Quoique cette fa trouvera des exemples de çon de parler convienne bataille donnée sur le mieux aux anciens Myf- | Théatre dans Hardy & teres , cependant on ses contemporains.

1606.

JABIN.
Qu'on me donne une eschelle afin qu'aux

cieux je monte ,
Et que tous ces sots Dieux, dont je ne fais

nul

compte, J'arrache de leur trolne, espeurez , effrayez Qu'à plaiớir je les foule & pieds & poings

liez.
Ce Roy termine ses fureurs par un
coup de poignard.

DR OM O voulant le retenir.
Sire, que faites-vous ? Hélas ! le grand scan-

dale,

main ,

De voir ainsi finir la Majesté Royale.
Il a taillé sa mort avec sa

propre
Ne pouvant supporter son désastre inbu-

main.

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ARIADNE RAVIE , 1606.

TRAGI-COMEDIE D'ALEXANDRE HARDY.

LA

A défaite du Minotaure & l'enlé

vement des deux filles de Minos sont des évenemens que l'on suppose arrivés avant l'ouverture de la Scene. Cet accident renouvelle la douleur du Roy de Crere, & lui rappelle la funeste mort de son fils Androgée.

MINOS.
Privé du seul appuy de l'âge qui me presse,
Je sens de jour en jour s'accroistre ma tristesse:
Sa présence qui fait ores plus de besoin,
R'enflamme mes douleurs, & m'aggrave de

soin.
Hélas ! pour décider fi profonde matiere,
Il faut estre Monarque, & avoir esté Pere.

La Scene est transportée au second Acte, dans l'Ille de Naxç; Thésée, amoureux de la jeune Phédre , ne sçait par quel moyen lui faire connoître la passion, & se débarrasser de celle de Tome IV

E

son aînée. Phalare son confident lui 1606. conseille d'étouffer ces remords impor

tuns,

THE'S E'E.

Ton fage avis m'emplit d'espérance , & de

coeur,

N'estoit que je redoute un féminin rancæur,
A Phedre tu pourrois mon Mercure fidelle ,
Dépeindre les tourmens que je souffre pour

elle.
Phalare a beau représenter que tant
de timidité ne sied point à un fi grand
Héros.

THE'S É E.
O quelle différence il y a de combattre
L'ennemy présenté teste à teste en champ clos,
'Al'extrême réduit , ou chatouillé de l'os,
Et suppliant ouvrir une amoureuse plainte.
Car d'employer, felon, l'outrageuse con-

trainte,
Vouloir de prime abord ravir sa chafteté,
(Préservez-moy, bons Dieux, de telle lâ-

cheté) C'est moy, c'est moy qui fais de ces crimes

justice. De ceux que j'ay puni je me rendrois com

plice.

Conformément aux ordres de Thésée , Phalare tache à persuader Phedre 1606. d'oublier Hippolyte, qui lui est promis , & de s'attacher au Roy. Vous ne recevrez aucune satisfaction de ce jeunė Prince, lui dit-il, dont l'humeur est trop bizarre.

PHE'DRE.
Pourvu que la concorde en nostre couche

habite,
De tous autres plaisirs, quant à moy je le

quitte.

PH A LA RE."
La concorde ne peut en un lit habiter......

PH E' DR E.
C'est assez, je ne veux plus outrę m'en-

quefter.

PH A LARE, pourquoy ? ce que Nature enseigne d'elle

même,

N'en parler librement est une erreur extrême.
On sçait à quelle fin le mariage est fait.

D'ailleurs, ajoute-t-il,
Ainsy luy de sa mere Amazone il retient,
Dans l'horreur des deserts d'ordinaire se

tient :
S'offence de l'odeur des bonnes compagnies ;
A ses conceptions de la chaffe finies,

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