페이지 이미지
PDF

sans voile et sans rame qui, à l'aide d'un certain mécanisme, devait remonter la Seine, de Rouen à Paris, en vingt-quatre heures. Il obtint un privilège , d'après le certificat de deux savants qui attestaient la bonté de sa machine. Il se ruina en frais pour la faire construire et la mettre en élat démarcher; jamais il n'en put venir à bout. MlleLscoj.ivieur,apprenantle mauvais succès do cette dépende énorme, s'écria plaisamment : Mais que diable allait-il faire dans cette galère?

K.EMBLE.

On a vendu dernièrement à Londres la garde-robe de Charles Kemble, le célèbre tragédien. Voici quelques-uns des prix auxquels les objets principaux ont été portés parles enchères.Le costume complet d'Othello en velours de soie, avec des broderies eu argent et un châle, i2 schellings ( 15 f.); le costume de Leicester, en satin et en velours, avec de magnifiques broderies en or

et en argent, et le manteau, 3 lir. 10 schellings (88 fr.), il avait coûté originairement 5o livres (1200 fr.)'; un costume ayant appartenu à Waller Scott, et célébré par lui dans une pièce de vers, a3 guinées (600 f.).

Mui CHAMPMESLE.

Son succès dans le rôle d'Iphigénie a été immortalisé par ces vers si connus de Boileau:

Jamais Ipbigénie, en Aulide immolée,'
Ne coûta tant de pleurs à la Grèce assemblée
Que dans l'heureux spectacle à nos yeux étalé
En a fait sous sou nom couler la Champmeslé.

Judith, tragédie de Boyer, jouée pour la première fois le 4 mars i6g5, avait été fort applaudie avant la clôture. A la rentrée ce ne fut pas la même chose; les sifflets accueillirent cette belle Juive, quoique représentée par madame Champmeslé. Etonnée d'entendre cette musique à laquelle ses oreilles n'étaient point accoutumées, l'actrice s'aranca sur les bords du théâtre et dit:

tf Messieurs, nous sommes assez surpris que « vous receviez aujourd'hui si mal une pièce « que vous avez applaudie pendant le ca« rème. »

1 Dans l'instant une voix aigre partit du fond du parterre et lui répondit: Les sifflets étaient à Versailles aux sermvlis de l'abbé Boileaû.

FICHET.

Acteur du Vaudeville, se refusant à jouer un rôle dans une pièce de l'auteur Armand Confie, ce dernier fit cette chanson stu l'acteur précité:

Un marchand de colifichet,
Un jour qu'on affichait Fichet,
Dit, voyant Fichet sur l'affiche,
Quoi! toujours afficher Fichet!
Du public l'affiche se fiche,
Moi, je me fiche de Fichet!

An marchand de colifichet,'
Alors, d'un ton poli, Fichet
Dit: De vos cris, Fichet se fiché;'
Car II faul bien, foi de Fichet,

Lorsque Fichet est sur l'affiche,
Avaler l'affiche et Fichet.

Le marchand de colifichet,
Fichant l'affiche sur Fichet,
Chiffonna Fichet et r.affiche,
Et dit: Fi donc: Dchu Fichet!
Fiche-moi le camp de l'affiche;
Car tu n'es frais qu'au lit, Fichet.

LES PERRUQUES ET LE COMÉDIEN.

Un procureur général anglais reçut un jour la visile d'un comédien anglais , avec lequel il était lié de la plus étroite intimité. L'acteur surpris de voirdans sa bibliothèque un très grand norpbie de perruques, lui en témoigna sa surprise. « J'en ai plusieurs, «il est vrai, lui répondit le procureur: celle «que vous voyez dans ce coin est ma per« ruque d'affaires courantes; celle-ci, ma «perruque de la chancellerie; celle-là , ma «perruque de la chambre des Lords, et cette « autre, ma perruque de cour. — Et où dia« blc est donc celle d'honnête homme ? — « Oh! celle-là n'est pas une perruque de «profession. »

GARRICK.

Garrick, ayant prèté un jour à un camarade qui n'était pas fort scrupuleux à tenir sa parole dix guinées pour quinze jours, celui-ci les lui paya très exactement à l'époque fixée, au grand étonuemenl de son ami. Quelque temps après, ce camarade étant revenu pour emprunter la'-même somme: « Je ne te prêterai rien, lui «lit « Garrick ; on ne m'attrape pas deux fois. »

[ocr errors]

Cette actricecelèbre de l'Opéra-Comique, en 1790 au théâtre Favait, prenait beaucoup de tabac. On le lui reprochait. Aussi sa femme de chambre tenait toujours dans la coulisse une petite éponge pointue huinec

« 이전계속 »