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payons, que le défunt (levait passer par des chemins obstrués par des épines et d'autres difficultés, à cause desquelles on avait dans lo Nord la coutume de lier des souliers sous les plantes des pieds des morts. On peut donc envisager les souliers, les chevaux et les voitures comme symboles de leur voyage à Valhal. Enfin M. H. émet l'opinion que les petites voitures de bronze qu'on a découvertes en Allemagne et en Suéde, une fois du moins dans un tertre sépulcrale, ont servi & des cérémonies funéraires emblématiques symbolicant le départ de la vie terrestre. Les mémoires sont illustrés d'une planche et de beaucoup de tailles en bois."

The Professor gives the following brief notice of an essay of his on the sacrifice of the Horse among the Scandinavians :—

"On lit dans les anciennes Sagas ou histoires de la Norvège que plusieurs hommes consacraient des chevaux au dieu Frey, et au commencement de chaque année on sacrifiait des chevaux et en mangeait la viande. Mais dans une Saga Islandaise, dite Vatsdœlasaga, il est raconté, qu'un homme nommé Hrafnkel avait un Freyfux, c. à d. un cheval consacré à Frey, et qn' il avait défendu chaqu'un d'y monter sous peine de mort. Néanmoins un de ses serfs le monta, et fut puni de mort. L'auteur compare cet événement aux effets de la consécration des chevaux chez les anciens Indiens et chez les Kalmuks et les Mongoles actuels. Chez ces peuples il était et est défendu sous des sevères peines de monter les chevaux consacrés."

The next two memoirs of his noticed by the Professor are on certain gold rings on which the ancient Scandinavians took oaths. In the first of these—

"l'auteur attire l'attention aux anneaux, sur lesquels les Scandinaves aux temps du paganisme portaient la main en prêtant sermentPlusieurs de ces anneaux ont été trouvés dans la terre est sont conservés dans les musées du Nord. Ils sont faits d'une barre d'or, courbée en forme d'un anneau oval dont les bouts, qui sont un peu plus larges que la partie intermédiaire, ne se touchant pas, mais laissant une petite ouverture entre eux. Pour prouver, que la manière susdite de prêter serment tire son origine de l'Orient, M. H. donne sur la 1 re planche les dessins de 4 anneaux, un de Norvège, un de l'Angleterre, un de Bretagne, et un de Persépolis. Les trois premiers sont d'or, le quatrième se trouve parmi les sculptures de Peréspolis; le dernier ressemble font à fait celui de Bretagne, où on voit dans la grande procession sacrificalc des hommes portant en mains levées de tels anneaux. Puisque les sacrifices et la jurisdiction étaient ordinairement réunis dans les grandes assemblées des peuples payens, les anneaux à serment défendent leur place dans la procession saciificale. A la Ire. pl. on voit aussi le dessin d'une monnaie celtique, dont l'avers présente un homme portant en main un anneau do la forme susdite (symbole de la jurisdiction), et sur le revers un animal et un couteau dessous (symbole dn sacrifice). L'auteur émet ensuite l'opinion, que les sculptures Sassanides en Perse ôu on voit deux personnes portant couronne, dont l'une présente un anneau et l'autre pose sa main là-dessus, représentant le chef des Mages, le grand-mobed, qui reçoit le serment du roi, qui vient de monter sur le throne. Les planches 2, 3 et 4 donnent les dessins de trois des sculptures sus-nommées. A la fin l'auteur donne nne liste des poids de 37 anneaux d'or à serment, pour mettre les lecteurs en état de juger, si les fabricants, comme quelques archéologues ont pensé, eurent eu le dessein de leur donner un certain poids correspoedant avec les poids convenus ou non ; l'auteur en doute.

"Dans le second mémoire M. H. defend son interprétation des sculptures Sassanides contre un savant Danois, M. Midler, qui pense, que le symbole du serment ne consiste pas dans l'anneau, mais dans le poing que le roi tient devant la bouche (v. pl. 1 et 2 de M. H.). L'auteur objecte contre cette opinion que sur plusieurs sculptures on voit des personnes avec le poing devant la bouche se trouvant dernière les personnages principaux et même tournant le dos envers eux.

The following is the substance of a paper by the learned Professor on the numbers 108 and 13 :—

Chez les Indiens, aussi bien que chez les Bouddhistes antre part, lo nombre 108 a depuis des temps immcmorials obtenu le crédit de posseder un pouvoir magique, et son emploi est très repandu où il est question de cérémonies religieuses. Leur Roudiâkshas ou chapelets contiennent partout 108 globules on corails. Di:ja au 3mc siècle avant notre ère le puissant monarque Asoka fit reciter 108 prières à la consécration cV un Tope, et environ 100 ans plus tard le roi Dhiitthagnniini de Ceylan fit employer plusieurs articles an nombre de 108, lorsque le grand Tope, Mahathupa, fut bâti. Plusieurs temples de l'Inde contiennent 108 Lingas on symboles du dieu Çiva. La veuve du Raja Tilouka Chandra fit bâtîr 108 temples pour le culte de Çiva, et on y plaça 108 Lingas et 108 images du boeuf sacré. Dans quelques règlements il est prescrit de se promener 108 fois autour de l'imago des dieu. L'auteur êmét la conjecture que l'influence du même nombre s'est fait sentir dans l'emploi du nombre 540, qui selon le rapport de l'ancienne Edda fut le nombre des portes de Valhal, la demeure d'Odin, le suprême dieu des Scandinaves; car 540 = 5 X 108, et le nombre 5 a aussi joui de la renommée d'un nombre merveilleux. Si nous resolvons le nombre 108 dans ses éléments, nous aurons 2 X 2 X 3 X 3 X 3, et la somme de ces éléments est 13. Or le nombre 108 une fois reconnu Bacré, la somme de ces éléments ne doit pas avoir trouvé difficile d'acquérir le même crédit. Les Bouddhistes de Népal enseignent, qu'il y a 13 bhuwanas ou demeures après la mort pour les vrais croyants, et par conséquent ils construisent sur leurs bâtiments Bacrés des tours, ayant 13 étages. Dans une légende Tibétaine on trouve la déscription d'une contrée ravissante, où il croissaient trois fois treize (sic) sortes de fleurs, et 108 sortes de plantes odoriferantes, et qui étaiént arrosées par 108 sources. Les devins de la Çhine se servent d'une baguette divinateuse divisée en 13 paliers.

Une confiance égale dans le nombre 13 se découvre eu Scandinavie dans l'emploi de 13 pierres placées debout formant des circles, qui marquent les places où des reliques de personnes d'importance ont été enterrées. Quoique ce nombre n'est pas l'ordinaire, il est cependant remarquable qu' on le trouve assez souvent. L'auteur cite entre antres par ex. une paroisse en Norvège, où il restent encore trois tels circles de 13 pierres chaqu'nn.

Concernant la raison de choisir le nombre 108 l'auteur propose diverses hypothèses, parmi lesquelles il trouve celle la plus vraisemblable que le choix est dérivé de quelques idées astrologiques ou astronomiques. L'ancien astronome Varâha ayant calculé la prècession du point équinoxial du printemps, crut avoir trouvé, qu' il procède pondant 3,000 ans vers l'Orient, parcourant 27° du zodiaque, retourne ensuite ver l'Occident, passant 54° du même, et enfin retourne vers le point de départ par 27°, ayant fait en tout un passage de 108°.

La dérivation du nombre des portes de Valhal, la demeure du dien suprême des Scandinaves, d'un nombre sacré (5 X 108) a son analogue dans la derivation du nombres des portes de la demeure du dieu suprême des Kalmuques et des Mongoles, dont le nombre 169 est = 13 X 13.

The following is the substance of a very interesting memoir affording curious traces of the worship of S'iva in Europe in former times :—

Pour se fournir de matériaux à une comparaison entre les traces de Çivaisme en Europe (hors la Grèce et l'Italie) et les idées Indiennes sur Çiva ou Rudra, l'auteur donne d'abord un court aperçu des qualités de ce dieu. Comme point de départ pour la comparaison il cite un mémoire de M. Ganjal, sur une idole Gauloise appelée Ruth (inséré dans les Mémoires de la Société Royale des Antiquaires de France T. IX p. 61 fig. v.) dans lequel il prouve qui les deux anciennes villes Rode (dite Ruthero par les Romains) et Rouen (dite Rotomagus) derivent leurs noms d'une idole nommée Ruth ou Roth qui avait été adorée par les habitans des villes et des environs, et dans le culte de laquelle les débauches jouaient le rôle prédominant. M. Ganjal tire de là la conclusion que Ruth fut la même divinité que Roudra ou Çiva des Indiens.

M. Holmboe donne ensuite une liste de noms propres de villes et d'autres places en Europe, qui éveillent l'idée d'une derivation de Roudra, p. e. Rhoden, Rodenacher, Rodenberg, Rodenthin, Rottenburg, Rotteufels, Rhode, Ruhte, Ratheborg &c. en Allemagno; et Rutland, Rathwel, Ruthin en Angleterre; Rot, Rotholet, Rotnoe en Norvège. Comme dans l'Inde Rudra, à la tête des Maroutes (les vents), est la personification de l'ouragan, ainsi en Europe l'ouragan est personifie par un chasseur farouche (en Hannover appelé Rodo) courant dans l'air, suivi d'un grand cortège. En Norvège et en Suède on a trouvé un nombre de Lingas (symbole ordinaire de Çiva), une fois debout sur un tumulus, une fois dans la chambre sépulcrale d'un autre tumulus, et plusieurs fois autre part. Ils sont fabriqués de marbre ou d'une antre pierre blanchâtre. Le musée de Bergen conserve quatre de ces pièces (voyez les tailles en bois aux pages 24, 25, et 26). Dans une ancienne loi ecclésiastique de Norvège on rencontre une expression, qni jusqu'ici n'a pas été comprise, c'est le mot Rot, qui se trouve dans une enumeration d'articles payons que la loi défend d'avoir dans les maisons, comme sorcier, idole, &c. L'autour suppose que Rot a été le nom du linga, emprunté de Roudra. Il cite d'une ancienne rédaction de l'histoire du roi Saint Olaf, qui introduisit le Christianisme en Norvège, un récit d'une famille payeune demeurant dans la province Nordland, qui adorait le linga d'un cheval, qu' on avait tué, mais dont on avait conservé le veretrum. Les soirs cette pièce passait de main en main non seulement parmi les personnes de la famille, mais encore parmi les hôtes qui pussent être presents, chaqu'une récitait un verset en délivrant l'idole à une autre. L'auteur pense que c'est la forme du linga qui a été imitée par quelques urnes sépulcrales, qui ont été découvertes dans les celles do plusieurs tumuli, car elles sont cylindriques et arrondies au fond, (voyez p. 33, où une de Norvège, une d'Angletere et une de l'Inde sont dessinées). Plusieurs de ces urnes sont ornées de figures émoulues en forme d'o vales. Le musée de l'Université de Christiania en possède quatre ornées respectives de 13, de 39 (3 X 13), de 14 (2 X 7) et de 21 (3 X 7) ovales, or les nombres sacrés de 13 et de 7 entraient dans tons ces nombres,—preuve qu'on les a destinés à un usage religieux, et que les ovales peut-être aussi désignent les œufs, étant symboles de métempsychose ;—une doctrine, dont on trouve aussi des traces en Scandinavie. La même idée parait être symbolisee par les pierres en forme d'œufs, dont on a trouvé des exemplaires aussi bien dans les celles de topes de l'Afghanistan, que dans celles des tumuli de Scandinavie. M. H. renvoie ensuite à un mémoire, qu'il publia en 1859 sur le type de plusieurs bractées d'or, dont les musées du Nord conservent un nombre considérable, deterrés parfois de tumuli payens. Il y a démontré que le type représente Çi.va sur le dos du bœuf sacré (Nandi). Preuves, que le culte Indien du bœuf a penetré dans la Scandinavie sont des légendes de vaches sacrées, qu'adoraient un roi de Norvège nommé Augvald et un roi de Suède, appelé Eustein Beli. Augvald étant mort, ces reliques furent deposés dans un tumulus, et sa vache dans un autre à côté de celui du roi; et en Danemark on a an milieu d'un tumulus trouvé le squelette d'un bœuf. Un nombre si considérable de traces du Çivaisme prouve évidemment, que le culte de Çiva ou Roudra a été très répandu en Europe an temps du paganisme.

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