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son armée vers les Carolines dans l’espoir de briser la révolution au sud. Numériquement inférieures, les forces américaines commandées par Nathanael Greene et Daniel Morgan entreprirent une campagne de guérilla pour faire face à la menace britannique. Les forces américaines marquèrent quelques victoires près de King Mountain en Caroline du sud et à Guildford Courthouse en Caroline du nord, mais lorsque Cornwallis pénétra en Virginie, en mai 1781, il ne rencontra pratiquement aucune résistance. Le 20 juillet, Cornwallis reçut de Clinton l’instruction de préparer à Yorktown une base pour répondre à l’élargissement des opérations navales dans le sud.

Les espoirs patriotes d’un renversement du courant favorable qui avait porté les forces britanniques durant le printemps 1781 reposaient dans une large mesure sur le débarquement à Newport dans l’île de Rhode Island, en juillet 1780, d’une armée française de 5.500 hommes commandée par le général de Rochambeau. Ces espoirs s’assombrirent lorsque l’armée de Rochambeau se trouva à la merci des Britanniques et contrainte de passer l’hiver à Newport. Tant que Rochambeau ne pouvait rejoindre Washington et regrouper ses forces pour affronter Clinton à New York ou Cornwallis en Virginie, les perspectives militaires étaient limitées. Et tout espoir d’engager une bataille décisive avec les forces britanniques repoussées jusqu’à la mer était subordonné à la possibilité peu probable de gagner le contrôle maritime.

Sur le front diplomatique, les perspectives furent aussi sombres pendant l’année difficile avant Yorktown. Au cours des cinq années qui suivirent l’indépendance, les Etats-Unis avaient cherché à être reconnus et soutenus par l’ensemble des grandes puissances européennes mais n’obtinrent satisfaction qu’auprès de la France. Les autres puissances européennes, où étaient envoyés des représentants de la jeune nation, avaient répondu, dans le meilleur des cas, par une indifférence affectée. La Grande-Bretagne jouait un rôle central sur la scène européenne avec sa flotte prédominante. Malgré le plaisir de bon nombre en Europe à voir la Grande-Bretagne défaite par une révolte ourdie dans son empire, peu étaient prêts à rallier les Français et s’attirer le courroux britannique en soutenant la révolte.

tionary zeal. Two, Arthur Lee and Silas Deane, had to be recalled because of their bitter personal and public feud, which also embroiled their supporters in the Continental Congress.

The first generation of American diplomats also included, on the other hand, some of the most capable and distinguished representatives the country has employed. Benjamin Franklin, world-reknowned scientist and philosopher, set a standard for diplomatic effectiveness in his efforts in France which remains an ideal for the American diplomatic corps. F ranklin’s fellow commissioners,]ohn Adams and johnjay, possessed intelligence, integrity, and ability but suffered the frustrations common to those who extended their diplomatic efforts outside of France. Beyond France the diplomatic landscape for American representatives in Europe before Yorktown was largely a barren wasteland in which an audience of any sort with a senior government official was a significant accomplishment and the goal of achieving formal recognition and official acceptance at court a remote ideal.

In Spain, john jay was appointed Minister to the Spanish court in 1779, replacing Arthur Lee, whose attempts to achieve any measure of recognition for the United States had failed. Despite Lee’s failure, hope persisted in Philadelphia that active Spanish support for the revolution could be secured. Spain and France were linked together in the Bourbon Family Compact. Spain nursed longstanding grievances with respect to British infringements upon the Spanish colonial empire, and the Spanish crown was determined to secure the restoration of Spanish sovereignty over the British fortress of Gibraltar. On April 12, 1779, Spain signed a secret treaty with France at Aranjuez agreeing to join France in war with Britain. With this much to build on, jay no doubt expected to achieve some success in his efforts to persuade Spain to adhere to the treaties of alliance and commerce signed by France and the United States in 1778. Instead,]ay spent 2 long, frustrating years in Madrid, effectively cut off from the court, existing in good part upon occasional, grudging donations from the Principal Minister of the Spanish Crown, the Conde de Floridablanca. Floridablanca was no Les représentants de la diplomatie américaine délégués en Europe par le Congrès continental avec pour mission de redresser l’attitude généralement glaciale réservée aux ouvertures américaines ne brillaient pas par leur compétence et leur efficacité. Certains étaient maladroits et mal à l’aise dans le monde raffiné de la diplomatie du XVIIIe siècle. D’autres gâchaient leurs efforts, empreints qu’ils étaient d’un sens exagéré de leur propre importance et de zèle révolutionnaire. Deux d’entre eux, Arthur Lee et Silas Deane, durent être rappelés en raison d’amères inimitiés personnelles et publiques, qui brouillèrent également leurs partisans au Congrès continental.

Par ailleurs, la première génération de diplomates américains compta également certains des plus brillants et distingués représentants qui eussent servi le pays. Benjamin Franklin, savant et philosophe renommé, créa un précédent d’efficacité diplomatique par ses démarches en France, qui reste un modèle pour le corps diplomatique américain. Les délégués john Adams et john jay, collègues de Franklin, possédaient l’intelligence, l’intégrité et la compétence mais connurent les mêmes frustrations que ceux qui déployaient leurs efforts diplomatiques hors de France. Au-delà de la France, le paysage diplomatique pour les représentants américains en Europe avant Yorktown se réduisait essentiellement à un désert où la moindre entrevue avec un haut fonctionnaire marquait une victoire de taille et où l’objectif de se faire officiellement reconnaître et accepter à la cour restait un idéal hors d’atteinte.

En Espagne, John Jay fut nommé ministre auprès de la cour d’Espagne en 1779, remplaçant Arthur Lee, dont les tentatives d’obtenir une quelconque marque de reconnaissance des Etats-Unis n’avaient pas abouti. Malgré l’échec de Lee, on gardait l’espoir à Philadelphie de pouvoir s’assurer l’appui actif de l’Espagne pour la révolution. L’Espagne et la France étaient liées par la famille des Bourbon. L’Espagne nourrissait dès griefs de longue date à l’égard des Britanniques pour avoir entamé l’empire colonial espagnol, et la couronne espagnole était. résolue à rétablir la souveraineté espagnole dans la forteresse britannique de Gibraltar. Le 12 avril 1779, l’Espagne signa un traité secret avec la France à Aranjuez ratifiant son engagement à soutenir la France contre la Grande-Bretagne. Sur ces bases, Jay escomptait sans nul doute obtenir certaines satisfactions dans sa tâche de persuader l’Espagne d’adhérer aux traités d’alliance et de commerce signés par la France et les friend of Britain, but Spain had interests to protect in Florida and along the Mississippi River. Floridablanca also was concerned that the flames of revolution might spread, by successful example, from British to Spanish colonies in the Americas.

john Adams enjoyed little better success in his efforts in 1780 to secure Dutch support. Adams hoped to build upon the republican traditions of the United Provinces to win support for the American cause, but he discovered that Dutch commercial traditions and innate caution ruled the day. The prospect of war with Britain held no charm for the Dutch, and Adams found few Dutch banking houses willing to consider loans to fuel the American revolt. Dutch businessmen carried on a profitable contraband trade with the United States through the Dutch West Indian island of St. Eustatius, and Adams found this to be one more obstacle, because the Dutch feared the disruption of this trade in the event of a breach with Britain. Finally, Adams had to contend with the fact that Willem V, Stadholder of the United Provinces, a grandson of George II of England, was openly Anglophile in his sympathies. Ironically, Britain declared war on Holland in December 1780 on the pretext that the Dutch were contemplating a treaty with the rebellious American states. After the outbreak of war between Britain and Holland, the Dutch were somewhat more receptive to Adams’ arguments and the Dutch bankers more prepared to negotiate a loan. However, Adams was unable to persuade the Dutch to negotiate a treaty with the United States or to recognize American independence.

Russia presented a different challenge to American diplomacy. Viewed optimistically from Philadelphia, the court of Catherine II at St. Petersburg seemed to offer some prospect of recognition and support. Unlike Spain and Holland, Russia had no complicating commercial or imperial interests that were imperiled by the American revolt, and Catherine was thought to view the revolution with some sympathy. Russia did, nevertheless, fear that an independent United States would prove to be a commercial rival. This attitude dampened support for the American cause.

Empress Catherine was a Etats-Unis en 1778. Il n’en fut rien: Jay passa deux longues et frustrantes années à Madrid, véritablement isolé de la cour, vivant en grande partie de donations occasionnelles chichement accordées par le ministre principal de la couronne d’Espagne, le Conde de Floridablanca. Ce dernier n’était pas ami de la GrandeBretagne, mais l’Espagne avait des intérêts à défendre en Floride et le long du fleuve Mississipi. Floridablanca craignait également que les flammes de la révolution ne s’étendissent, par contagion du succès, des colonies britanniques aux colonies espagnoles des Amériques.

John Adams ne fut guère plus heureux dans sa tentative en 1780 de gagner l’appui des Pays-Bas. Adams souhaitait s’appuyer sur les traditions républicaines des Provinces Unies pour gagner l’appui de la cause américaine mais s’aperçut que les traditions commerciales néerlandaises et une prudence innée étaient de mise. Les perspectives d’une guerre avec la Grande-Bretagne n’avaient aucun attrait aux yeux des Pays-Bas, et Adams trouva peu d’institutions bancaires hollandaises désireuses d’envisager l’octroi de prêts pour alimenter la révolte américaine. Les hommes d’affaires hollandais menaient un commerce de contrebande fort rentable avec les Etats-Unis par le relais de l’île hollandaise de St Eustache située dans les Antilles; Adams rencontra là un obstacle de plus, car les Hollandais craignaient de voir ce commerce perturbé par un éventuel conflit avec la Grande-Bretagne. Enfin, Adams devait faire face au fait que Willem V, stathouder des Provinces Unies et petit-fils de George II d’Angleterre, était ouvertement anglophile. L’ironie du sort voulut que l’Angleterre déclarât la guerre à la Hollande en décembre 1780 sous prétexte que les Hollandais envisageaient un traité avec les Etats américains rebelles. Lorsqu’éclata la guerre entre la Grande-Bretagne et la Hollande, les Hollandais se montrèrent légèrement plus réceptifs aux arguments d’Adams et les banquiers hollandais plus enclins à négocier un prêt. Adams fut cependant incapable de persuader les Hollandais de négocier un traité avec les EtatsUnis ou de reconnaître l’indépendance américaine.

La Russie a représenté un autre défi pour la diplomatie américaine. Vue d’un oeil optimiste depuis Philadelphie, la cour de Catherine Il à Saint-Pétersbourg semblait laisser des espoirs de reconnaissance et de soutien. A la différence de l’Espagne et de la Hollande, la situation de la Russie n’était pas compliquée par des intérêts commerciaux on impérialistes

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