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cependant sa flotte dans la bataille sous un mauvais angle, et la flotte française tira parti de son erreur de manière à se trouver ex aequo dans la bataille qui se déroula au large des côtes virginiennes le 5 septembre. Les deux flottes passèrent plusieurs jours à rétablir leur position sans ouvrir le feu; le 9 septembre, De Grasse revint vers la baie de Chesapeake et Graves regagna New York. Entre-temps, Barras arriva sans encombres avec le matériel et les vivres pour le siège. En repoussant la flotte britannique et en gardant le contrôle de la baie de Chesapeake, De Grasse rendit possible la victoire de Yorktown.

Washington et Rochambeau atteignirent Williamsburg le 14 septembre et firent la jonction avec l’armée fraîchement débarquée de SaintSimon et la petite et vaillante armée du jeune et brillant Marquis de Lafayette, qui pendant des semaines avait talonné le flanc des forces supérieures de Cornwallis. Lafayette et Washington s’étreignirent comme père et fils, mais la rencontre fut assombrie par l’incertitude de l’issue de la bataille navale. A minuit, un messager se précipita dans le camp portant la nouvelle que De Grasse était victorieux et que la flotte britannique avait battu en retraite vers New York. L’heure pour laquelle Washington s’était battu et avait souffert pendant toute la guerre avait enfin sonné. Cornwallis était encerclé: il ne restait qu’à avancer et refermer la trappe pour débarrasser les Etats du sud de la menace britannique et, sur cette lancée, persuader le monde que la Déclaration d’indépendance prononcée à Philadelphie en 1776 devait être prise au sérieux.

Le 28 septembre, les armées alliées quittèrent Williamsburg pour commencer le siège de Yorktown. Washington commandait une armée totalisant quelque 16.000 hommes, soit plus du double des forces de Cornwallis. La position de défense prise par les Britanniques n’était pas particulièrement puissante, et Washington possédait le matériel et les techniciens de siège lui permettant d’éroder cette position. Tant que la flotte française était ancrée dans la baie de Chesapeake et que Clinton n’entreprenait aucun effort supplémentaire pour modifier la situation. l’issue était pratiquement certaine. Il était cependant inconcevable que le commandant en chef britannique ne renouvelât pas sa tentative de venir à l’aide de son collègue en détresse, et De Grasse pouvait seulement accepter de prolonger son séjour dans les eaux virginiennesjusqu’à la fin d’octobre. brought up and put in place, camps were constructed, and the investment of Yorktown completed. On the night of October 6 the first parallel was opened, and by October 9 artillery began to pound the British defenses. Within 2 days, the engineers had completed one trench and begun work on a second. Rochambeau inspected operations on the night of October 12 and reported to de Grasse on the following day that the allied forces were “within pistol range of the fort itself.” On the 14th, American and French forces, led by Alexander Hamilton and Lafayette, stormed and captured two British redoubts in a bayonet charge which virtually guaranteed the success of the siege. Cornwallis attempted to escape the trap on the night of October 16 by evacuating his troops to Gloucester, but a storm blew up and prevented the effort. By the 17th, Cornwallis was down to his last barrel of powder, half his men were ill with dysentery, and his works were being pounded flat. There was no help for it. With a last despairing glance in the direction of the aid that never came, Cornwallis sent out a white flag and asked for a truce. Conditions of surrender were discussed on October 18, and the instrument of capitulation was signed the following day.

Cornwallis’ army marched to the surrender ground on the afternoon of October 19 through the parallel ranks of the victorious American and French armies. The British colors were cased, and the band played “The World Turned Upside Down.” In;deed, the world did seem upside down to the British ‘army. Cornwallis could not face the humiliation of surrendering to a rebel force and sent his deputy, General Charles O’Hara, in his place. O’Hara attempted to lessen the blow by surrendering to Rochambeau, but the French general shook his head and indicated that Washington was commander in chief. Washington, in turn, observed military protocol by directing O’Hara to receive his orders from his deputy, General Benjamin Lincoln.

In all, the British surrendered 7,241 men at Yorktown, a very small army by 20th century standards but an enormous victory within the context of the war for American independence. Characteristically, Washington limited his victory dispatch to Le temps était précieux, aussi Rochambeau et Washington hâtèrent-ils le mouvement des opérations. Le matériel et l’artillerie du siège furent acheminés et montés, les campements dressés et l’encerclement de Yorktown achevé. La première tranchée fut ouverte dans la nuit du 6 octobre, et le 9 octobre l’artillerie ouvrit le feu sur les défenses britanniques. En deux jours, le génie avait achevé une tranchée et en commençait une seconde. Rochambeau inspecta les opérations la nuit du 12 octobre et rapporta à De Grasse le jour suivant que les forces alliées se trouvaient "à portée de tir du fort". Le 14, les forces françaises et américaines, com

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the Continental Congress to a simple recital of what had
occurred: “Sir, I have the Honor to inform Congress,
that a Reduction of the British Army under the Com-
mand of Lord Cornwallis, is most happily effected. The
unremitting Ardor which actuated every Officer and
Soldier in the combined Army on this Occasion, has prin-
cipally led to this Important Event, at an earlier period
than my most sanguine Hopes had induced me to ex-
pect." With the indispensable help of his French allies,
Washington had struck the blow necessary for freedom.
It remained for the American commissioners in Europe
to press home the consequences of that blow.

The American peace commissioners who signed the preliminary articles ofpeace (1782). The painting is unfinished because the British Commissioner; Richard Oswald, and the British Secretary, Caleb Whitefoord, did not appear at the artist’s studio in London. The American commissioners are (from left) john jay, john Adams, Benjamin F ranklin, Henry Laurens, and W. T Franklin, grandson of Dr. Franklin and secretary to the American delegation. This is a copy of the painting by Benjamin West and hangs in the diplomatic reception rooms of the Department of State. The original is found in the Henry Francis duPont Museum, Winterthur, Delaware.

Les délégués américains signant les articles préliminaires de paix ( I 782). Ce tableau, resté inachevé du fait que le délégué britannique, Richard Oswald, et le Secrétaire britannique, Caleb Whitefoord, ne se rendirent pas au studio de l’artiste à Londres, représente de gauche à droite: john jay, john Adams, Benjamin Franklin, Henry Laurens et W. T F ranklin, petit-fils de M. Franklin et secrétaire de la délégation américaine. Une reproduction de ce tableau par Benjamin West se trouve dans un salon de réceptions diplomatiques du Département d ’Etat. L’orig'inal est exposé au M usée Henry Francis duPont à Winterthur (Delaware).

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mandées par Alexander Hamilton et Lafayette, prirent d’assaut et capturerent deux redoutes britanniques en une charge à la bayonnette qui assura virtuellement la victoire du siège. Cornwallis tenta d’échapper au piège dans la nuit du 16 octobre en evacuant ses troupes vers Gloucester, mais un orage éclata et enraya sa tentative. Le 17, Cornwallis entamait son dernier baril de poudre, la moitié de ses hommes étaient atteints de dysenterie et ses ouvrages étaient anéantis. Il n’y avait aucune issue. Avec un dernier regard désespéré en direction des renforts qui n’arrivèrent jamais, Cornwallis envoya un drapeau blanc et demanda une trêve. Les termes de la reddition furent examinés le 18 octobre, et le document de capitulation fut signé le jour suivant.

L’armée de Cornwallis avança sur les lieux de la reddition dans l’après-midi du 19 octobre entre les lignes des armées victorieuses américaine et française. On abaissa les couleurs britanniques, et l’orchestre entonna "Le monde a été renversé". En vérité, il semblait bien que le monde était à l’envers pour l’armée britannique. Cornwallis ne put supporter l’humiliation de se rendre à des forces rebelles et envoya son adjoint le général Charles O’Hara à sa place. O’Hara tenta d’atténuer le coup en se rendant à Rochambeau, mais le général français secoua la tête et fit signe que Washington était le commandant en chef. Washington observa à son tour le protocole militaire en intimant à O’Hara de recevoir ses ordres de son assistant, le général Benjamin Lincoln.

Au total, les Britanniques rendirent 7.241 hommes à Yorktown, une armée de faible importance selon les normes du vingtième siècle mais qui représentait une victoire remarquable dans le contexte de la guerre d’indépendance américaine. Avec sa manière de faire habituelle, Washington limita la dépêche de sa victoire au Congrès continental à un simple récit des événements: "Monsieur, j’ai l’honneur d’informerle Congrès qu’un anéantissement de l’Armée britannique sous le commandement de Lord Cornwallis vient d’être accompli à notre avantage. Ijardeur qui a soutenu sans défaillir chaque officier et chaque soldat de l’armée rassemblée pour cette occasion a principalement mené à cet événement de taille, plus rapidement que mes espoirs les plus optimistes ne m’avaient laissé escompter". Grâce à l’aide indispensable de ses alliés français, Washington avait fait tomber le dernier bastion sur la voie de la liberté. Il restait aux délégués américains en Europe à faire comprendre les conséquences de ce coup de maître.

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