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j’ai reçu plusieurs visites de félicitations de la part de personnages importants dont je n’espérais ces manifestations." Le 4 décembre, Adams signala au Congrès qu’on ne parlait plus de congrès a Vienne qui permît de régler la guerre à l’amiable. "La récente nouvelle du triomphe du général Washington en Virginie et de l’appui amical et efficace des comtes de Rochambeau et de Grasse a fait une forte impression ici et dans toute l’Europe." Adams ne tarda pas à coopérer avec l’ambassadeur français en Hollande bien plus étroitement qu’avant Yorktown. Le Duc de la Vauguyon indiqua à Adams que, dans ses rapports avec le gouvernement hollandais, il pouvait “adopter une position plus ferme, que justifiait la récente ‘Cornwallisation."’

A Madrid, en dépit de constantes contrariétés,Jay trouva un certain réconfort dans la nouvelle d’une campagne qui s’était achevée “glorieusement.” Le secrétaire de jay en Espagne, William Carmichael, écrivit le 20 décembre 1781 au secrétaire aux affaires étrangères Robert Livingston que l’annonce de la victoire de Yorktown “fit apparemment grand plaisir au roi et au prince des Asturies, comme j’en ai été informé le jour même par plusieurs de leurs officiers d’honneur." Il ajouta que "le grand public est hautement satisfait, et parle depuis en termes plus favorables de nos alliés qu’au début de la guerre."

La nouvelle de Yorktown impressionna également la cour de Catherine II. Le 5 mars 1782, Dana fit savoir de Saint-Pétersbourg que la victoire "semblait avoir convaincu chacun de l’état véritablement désespéré des affaires britanniques aux EtatsUnis." Il nota cependant que Catherine s’entêtait dans ses efforts de médiation et que les chances d’être reconnus étaient lointaines.

La victoire de Yorktown fit grande impression en Europe et relança les efforts des diplomates américains, mais la conclusion de la paix dépendait de l’impact de la bataille sur la Grande

called upon George III to let the American colonies go. Public opinion in Britain in 1781 still held generally to the concept that the empire should be preserved. However, with the expansion of the conflict into a general war with France, Spain, and Holland, criticism of the government and pressure for peace became intense. Lord North had attempted repeatedly to resign as Prime Minister, but King George III held him in place as the instrument of the King’s determination to maintain the empire intact.

The effect of the stunning defeat at Yorktown was to release North from bondage and to usher in a government prepared to seek a realistic solution to the American conflict. George III stubbornly delayed the change of ministries until March 1782, despite the clamor in Parliament and in the country, but no military successes occurred t0 offset the disaster at Yorktown. The King reluctantly let North go. He did not, however, turn over the government to those who were prepared to make peace on the basis of American independence. Rather, he turned first to the brief government of Lord Rockingham, and then to Lord Shelburne to find a solution with which the King could live.

Shelburne, a disciple of the Earl of Chatham, was selected as prime minister primarily because he opposed American independence. Like Chatham, he favored some form of Anglo-American cooperation, within the umbrella of empire, which would concede the essence but not the fact of independence. Such a program presaged the dominion status worked out within the empire during the 19th century, and it might have held some appeal for Americans 10 years earlier. The American commissioners with whom Shelburne dealt in 1782, however, were no longer prepared to consider anything less than independence. And with the resounding victory at Yorktown, Franklin, Adams, and Jay held a strong hand when Shelburne sent his agents to Paris in the spring of 1782 to begin ‘peace soundings.

Benjamin Franklin had fielded several British overtures during the course of the war and was past master at conveying to London through

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Bretagne. Or, la guerre dAmérique y gagnait en impopularité à mesure que le conflit se prolongeait et multipliait les pertes humaines et matérielles; des voix s’élevaient au sein et à l’extérieur du parlement sous la direction de CharlesJames Fox pour sommer George III d’abandonner les colonies américaines. L’opinion publique anglaise de 1781 soutenait encore généralement l’idée que l’empire devait être sauvé. Cependant, la mutation du conflit en une guerre générale avec la France, l’Espagne et la Hollande fit redoubler de vigueur les critiques du gouvernement et les pressions en faveur de la paix. Lord North avait à maintes reprises tenté de démissionner de son poste de premier ministre, mais le Roi George III le maintenait en place en témoignage de sa détermination à préserver l’empire.

La défaite consternante de Yorktown eut pour effet de libérer North de son joug et d’introduire un gouvernement prêt à trouver une solution réaliste au conflit américain. George III repoussa avec entêtement le changement de fonctions jusqu’à mars 1782, malgré les clameurs s’élevant au Parlement et à travers le pays, mais aucune victoire ne survint qui pût éclipser le désastre de Yorktown. Le roi abandonna North à Contrecoeur. Cependant, il ne transféra pas les pouvoirs à ceux qui étaient prêts à signer la paix sur la base de l’indépendance américaine. Il préféra se tourner vers le bref gouvernement de Lord Rockingham, puis vers Lord Shelburne pour dégager une solution acceptable par le roi.

Shelburne, disciple du comte de Chatham, fut choisi pour servir les fonctions de premier ministre en raison de son opposition à l’indépendance américaine. A l’instar de Chatham, il était en faveur d’une certaine forme de coopération angloaméricaine au sein de l’empire, qui reconnaîtrait le principe de l’indépendance sans l’accepter dans les faits. Ce programme annonçait le statut de dominion qui allait s’établir dans l’empire au cours du XIXe siècle, et il aurait pu intéresser les Américains dix ans plus tôt. Cependant, les délégués américains avec lesquels Shelburne traitait en 1782 ne voulaient plus entendre parler d’autre chose que d’indépendance. Avec la victoire retentissante de Yorktown, Franklin, Adams etjay avaient beau British agents the impression he considered most useful to the American cause. The agent dispatched by Shelburne to Franklin’s hotel at Passy in April 1782 was a Scottish merchant named Richard Oswald. Oswald tried to interest Franklin in a separate peace on Shelburne’s terms, warning Franklin that Britain was prepared to continue the war rather than accept a humiliating peace. Franklin made it clear that the United States would not contemplate peace except in conjunction with France. To underline that fact, Franklin took Oswald to see Vergennes, who also dismissed the possibility of a separate peace. Franklin did not reject the prospect of negotiations, however, and when Oswald left Paris he took with him a written proposal from Franklin suggesting the cession of Canada to the United States as a logical basis for

peace.

Negotiations thus begun continued for 7 months until the preliminary articles of peace were signed on November 30, 1782. Among the most difficult issues to resolve were fishing rights off the Newfoundland banks, prewar debts owed to British creditors, and the question of restitution for property lost during the war by American loyalists. On the core issue of independence, the American commissioners were unyielding, and nothing occurred on the battlefield to reverse the decision at Yorktown and weaken their position. Franklin wasjoined in the negotiations by the visibly unbending Adams and jay. Franklin, who conveyed the impression of pragmatic accommodation, stood solidly behind his colleagues on the issue of independence. Gradually, they wore down the Shelburne government and, although Britain would not cede Canada, they won most of the concessions considered vital by the new nation.

The results of the negotiations, as outlined in the preliminary articles signed at Paris on November 30, astonished veteran European observers. Negotiating on behalf of a nearly bankrupt, fledgling nation, Franklin, Adams, andjay secured British agreement to a treaty confirming the dismemberment of a major portion of the empire of the strongest power in Europe. The treaty was built upon 6 years of effort on the battlefield, and upon the long, frustrating ef

jeu lorsque Shelburne envoya ses émissaires a Paris au printemps de 1782 pour y faire des ouvertures de paix.

Benjamin Franklin avait arrêté plusieurs ouvertures britanniques au cours de la guerre et était passé maître dans l’art de transmettre à Londres, par l’intermédiaire d’agents britanniques, l’impression qui à ses yeux servait le mieux la cause américaine. L’émissaire envoyé par Shelburne à l’hôtel de Franklin à Passy, en avril 1782, était un marchand écossais du nom de Richard Oswald. Oswald s’efforça d’intéresser Franklin à l’idée d’une paix séparée selon les termes de Shelburne, avertissant Franklin que l’Angleterre préférait poursuivre la guerre plutôt que d’accepter une paix humiliante. Franklin laissa clairement entendre que les Etats-Unis n’envisageraient la paix que de concert avec la France. Pour ne laisser subsister aucun doute, Franklin arrangea une rencontre entre Oswald et Vergennes, qui rejeta également la possibilité d’une paix séparée. Franklin ne rejeta cependant pas le principe des négociations, et Oswald quitta Paris muni d’une proposition rédigée par Franklin suggérant la cession du Canada aux Etats-Unis comme base logique de la paix.

Les négociations qui s’entamèrent alors prirent sept mois jusqu’à la signature des articles préliminaires de la paix le 30 novembre 1782. Parmi les problèmes les plus délicats à résoudre se trouvaient les droits de pêche au large des côtes de TerreNeuve, les dettes contractées avant la guerre auprès de créanciers britanniques et la question de la restitution des biens perdus par les loyalistes américains pendant la guerre. Sur le problème-clé de l’indépendance, les délégués americains furent intransigeants, et il ne se produisit rien sur le champ de bataille qui eût pu faire revenir sur la décision de Yorktown et affaiblir leur position. Adams et Jay, manifestement inflexibles, rejoignirent Franklin dans les négociations. Franklin soutint fermement ses collègues sur la question de l’indépendance, donnant l’impression d’opter pour le compromis pragmatique. Ils vinrent progressivement à bout du gouvernement Shelburne et, malgré le refus de la GrandeBretagne de céder le Canada, gagnerent la plupart des concessions considérées comme essentielles par la jeune nation.

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