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rompit. Le Comte de Merincour voyant ce malheur , offrit à la Demoiselle une place dans le fien. Elle l'accepta fans balancer, & y monra avec une de ses pa. rentes qu'elle avoir menée avec elle.

Le Comte ravi de cette ren. contre, fit à ces Demoiselles cent honnêtetez, & sur tout à Made. moiselle de Meronville qui étoie 'assurément une des plus belles personnes, & peut-être des plus sages du Royaume. Pendant le voyage il lui conta mille dou. ceurs, qu'elle reçur fort bien. En. fin Mademoiselle de Meronville érant arrivée chez elle, le Comte lui donna: la main jusques dans fon appartement qui étoit magnifique. La Demoiselle layanc prié de s'asseoir, il resta quelque tems auprès d'elle, & ensuite il en

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cer avantage. Vous me faites beaucoup de grace , répondit la Demoiselle, mais je crains que pår la suite vous ne découvriez en moi des défauts qui vous feront perdre l'estime que vous m'avez trop facilement accordée. Non, Mademoiselle , repli. qua le Comte , vous ne devez pas avoir cette crainre. Vous n'avez rien en vous que d'aimable, & j'en suis si persuadé, que par tout où il y aura des yeux & de la raison , vous ne manquerez jamais d'adorateurs.

Dans ce moment on ouvrit le Theâtre, la simphonie commen. ça, les voix chanterent , & tout cela interrompir la conversa- tion. Quand l'Opera eur fini, le Comte de Merincour offrit à Mademoiselle de Meronville de la mener chez elle : mais comme elle avoit fon carosse, elle le re

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mercia , & chacun s'en retourna chez soi ayec beaucoup de satisfaction.

Le Comte ne mano le lendemain de rendre cette aimable Demoiselle. Il la trouva avec une compagnie de Sçavans & de Sçavantes qui s'en.. tretenoient de choses curieuses, & entr'autres de la nature des Metheores. Le Comte qui n'avoit pas moins d'érudition que d'esprit , parla très bien sur ce sujet , & l'on peut dire qu'il é puisa ja marierę. Comme l'on vit qu'il avoit si bien raisonné, deux jolies Demoiselles qu'on appelloit quelquefois les filles du Soleil, prierent le Comte de dire quelque chofe fur les perfections de ce bel Aftre. Il n'est pas possible de rapporter ịci tout ce qu'il dit d'admirable la-deffus. Il parla d'abord de la

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