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MACHINE —

A ÉLEVER LES EAUX,

INVENTÉE

PAR M. DE PARCIEUX.

DE L'ACADÉMIE ROYALE DES SCIENCES.

Cette machine, qui est dans le goût de celle de la Samaritaine & du Pont Notre-Dame à Paris, est de même composée d'une grande roueAB,(fig. 1 & 2.)qui peut aussi s'élever & s'abaisser. Aux extrémités CD de fon arbre font fixées deux lanternes jumelles EF : dans chaque intervalle IK(fig. 3.) font disposées trois cjaevilles ou fuseaux exactement distantes, mais posées alternativement les unes par rapport aux autres ; c'est-à-dire que les 3 fuseaux de [ouverture I font dans les intervalles des 3 autres de l'ouverture K, de maniere que les six fuseaux abaissent alternativement les extrémités LM des deux leviers LP, MP. II faut observer que la division des fuseaux des lanternes F, est aussi posée alternativement par rapport à la double lanterne E , de forte que les deux lanternes forment quatre intervalles. Etant fupposé rapprochée & posée fur leur plan , la circonférence se trouveroit divisée en 1 z parties égales, si tous les fuseaux traverfoient jusqu'au plateau fupérieur, les leviers LP, MP, ont leur centre commun , étant retenus'par !a même cheville P, autour de laquelle ils fe meuvent, & léurs extrémités entrent dans lés intetvalles IK, (flg. 3.).des doçbîes lanternes; à ces mêmés leviers font attachés des rirans-de ser NO , NO. ( fig. i & 2. ) Dans la premiere figure 011 Voíe les quatre tirans de ser assujettis aux quatre balanciers . TTTT, mis en mouvement par les deux balanciers de renvoi QRS, mobile sur le même centre R , tous deux contenus dans une chape , & assujettis par le même boulon. Chaque extrémité comme S, S, (fig. z.) tient aux extrémités, T,T, par des tirans de ser., les deux autres balanciers TVX , mobiles au point Vpar leurs extrémités X , X , haussent abaissent en tirant les étriers Z des pompes , dont 1 equipage est rcprélíenté par la fig. 4. Le plan de cette machine forme un quarré, dont la figûre i représente la vue en profil du coté de la roue, avec les deux balanciers de renvoi, SRQ, qui communiquent le mouvement de la roue aux pompes , au moyen des balanciers TVX. ( fig. ». ) II est aussi vu en profil sur la 1c. face du carre.:

Les deux montans GH, ( qu'on a rompus pour éviter la consusion dans le dessein) servent à foutenir une traverse qujuporte le palier de laxe de la roue, & le 3e. montant W passe dans 4'répaisseur de la traverse du bâti: il est garni d un cric pour élever & abaisser la roue dans les accrues d'eaux, ainsi qu'il fe pratique dans lesaatres machines de ce gente.

Les deux figures précédentes font voir que cette machine consiste en deux équipages de pompes, posés visà-vis & parallelement l'un à l'autre ; chaque équipage est composé , comme le représente la figure 4, d'un tuyau aspirant AB , supposé tremper par fon extrémité A dans l'eau que l'on veut élever : la partie supérieure B se partage en deux branches coudées BC, BD, & fournissant l'eau dans les deux corps de pompe EF , GH, qui trempent dans la bache I, les pistons de ces deux corps de pompe refoulent par le moyen des chassis ou étriers FL , HM , fixés aux extrémités X, X, des seconds balanciers XVT. ( fig. 1.) Les deux corps de pompe exactcment sermés à leur partie supérieure E, G , se réunis- »"»■'■ ""»

sent & ne font qu'un seul tuyau vertical NP , qui rend 173f. l'eau refoulée par la partie courbée P. N°. 431.

La construction de ces tuyaux & leur assemblage ne contient aucune idée nouvelle : les tuyaux tels que C, D, font garnis de foupape à l'ordinaire, qui empêchent le retour de l'eau dans l'instant de l'aspirarion : il en est de même des pistons des pompes } ce font des étriers, & des tiges en fourchette telles qu'elles font décrites en beaucoup d'endroits, & ce feroit entrer dans un détail superflu que de répéter ici, ce qui est déjà parvenu au Public dans d'autres collections, telle que l'Architecture hydraulique de 1 édition de i739 , tom. II, chap. III.

La description ci-dcssus fait aílez compiendre les effets de la machine de M. de Parcieux : cependant jc vais en expliquer de suite tous les mouvemens.

La roue AB A fig. 1 & 2. ) fait tourner les lanternes EF fixées aux extrémirés de fon arbre , & pour se servir de celle qui paroît dans la troisieme figure cotée F , fr l'on imagine la roue tourner de P en Y, il est clair que le suseau 8 rencontrant l'extrémité M du levier, l'entraînera par sa révolution , & le sera bailler, ce qui ne peur arriver sans que l'extrémité T du levier 9 ne s'nbaitfc , pendant que l'autre bout X, 1 o s'éleve, & par conséquent en tirant l'étrier du corps de pompe EB refoule l'eau dans le tuyau vertical NP. (fig. z & 4.) On remarquera que pendant ce refoulement il se fait une aspiration du même côté.-car la lanterne E , opposée à F , tirant sur un levier semblable, abaisse le deuxieme balancier de renvoi ,' dont l'extrémité S, en s'élevant , fait baisser le levier X, r 2 , en élevant Ic bout T, 1 3 , & voilà l'aspiration. II résulte de ces balancemens alternatifs & continus, qu'il y a toujours de chaque côté une pompe qui aspire , &l'autre qui refoule} le dégorgement est donc coíninuel & sans interruption sensible»

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3 Cette machine a été proposée pour la construire sur 1755. Ia Seine à Paris ; & afin de la rendre plus parfaite que touN*. 431. tes les autres de cette espece, l'Inventeur change les points —-—-— de tirage des balanciers, parce que cette riviere varie considérablement en force. L'on verra par le certificat ciaprès , que l'Académie approuve comme nouveau ces points de tirage , de racine que sa composition , qui est toorc simple, par là moins sujette à réparation, & à Iaister perdre la force : d'ailleurs cette machine a quelques rapports à diverses inventions présentées pour le même usage, comme, par exemple , la machine inventée par M. Boulognej que l'on rrouve décrite dans le 6e vol. de cc Recueil, p. i5 : elle ressemble encore assez à une seconde machina dans le même vol. p. 19, de M. Saulon : ce même méchànisme, ou à-peu-près, se trouve aussi dans ia machine exécurée à Source en Alsace, décrite dans le deuxieme vol. de l'Architecture hydraulique , art. 981, p. i37.

Inexécution de cette machine n'ayant point eu lieu, on ne peut faire de caleul sur la quantité d'eau quelle seroit capable de fournir, à moins qu'on ne lui suppose des dimensions relatives 1°. à la force du courant, dont on se serviroit pour la faire agir; z°. à la quantké d'eau que l'on voudroit élever; & }°. à la hauteur des Clavettes de distribution : en ce cas il sera bon de consulter &de suivre même les maximes prescrites dans le Chapitre Iíldu 1c vol. de l'Architecture hydraulique, Von donne une description générale des pompes de toutessortes d'espece^Rn d'en tirer celles qui conviendroient le mieux dans cette machine: on traite aussi dans ce même Chapitre de l'application & de difterentes constructions de piston & de foupapes. L'on suppose ici que préalablement Ton ait une connoissance suffisante des arr. 593, 594 , 595 & 597 du premier volume de la même Architecture hydraulique , qui tous contiennent des principes pour rétablissement d'une machine mue par un courant : la principale

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