페이지 이미지
PDF
ePub

mondaine qui ne s'accorde pas avec le frequent usage de la Communion : voilà ce qui fait qu'on voit si peu de personnes à la Table du Seigneur. Mais sur quelles regles fautil déterminer l'usage de ce Sacrement ? Nous les allons expliquer succinctement, & les renfermer dans quelques propositions, dont chacun se pourra faire à lui-même l'application. Regles sur la frequente Com

a munion.

Premiereinent en general, il est plus avantageux de com munier souvent que de communier rarement. .

Secondement, c'est une remerité, qui approche de l’erreur, de blâmer absolument la frequente Communion, aprés la declaration expresse que le Concile de Trente a faite là-dessus, lorsqu'il invite tous les Fidéles à communier le plus souvent qu'ils pourront, & qu'il marque le defir qu'il auroit, que tous se missent en devoir de le faire toutes les fois qu'ils assistent à la Mef se. Aussi faint Charles Borromée ordonne dans son troifiéme Concile , qu'on interdise les Prédicateurs qui prêm cheront contre la frequente Communion.

Troisiémement, l'usage de la Communion doit être plus rare ou plus frequent , à proportion des difpofitions qu'on y apporte , du fruit qu'on en retire & du besoin qu'on en a ;

& il y a des personnes à l'é. - gard de qui le besoin est une raison trés-forte pour en ap. procher souvent.

Quatriémement, la disposition absolument necessaire pour la Communion, est celle que demande le Concile de Trente , & qui consiste dans une confession entiere & sincere de ses pechez; accompagnée d'une veritable douleur de les avoir commis, & d'une ferme résolution de ne les plus comniettre.

Cinquièmement, quoyque cette disposition suffile pour être admis à la Communion, elle ne suffit pas neanmoins pour communier souvent. Les Saints Peres & les Directeurs sages & éclairez exigent quelque chole de plus parfait dans ceux qui veulent approcher souvent de la sainte Table.

Sixiémement , une person

ne qui n'est pas dans l'habitude du peche mortel, & qui au contraire s'applique à l'éviter , ou qui aprés avoir été dans une habitude criminelle & y avoir renoncé, fait tous ses efforts pour en sortir , peut utilement avec la prépararion qui vient d'être marquée, communier tous les mois, & c'est la regle ordinaire que doivent suivre tous les Chré. tiens qui ont quelquę zele pour leur salut, -- Septièmement, ceux qui se conservent dans l'innocence, & qui ne tombent pas dans le peché mortel, quoyqu'ils commettent quelquefois des pechez veniels, même avec yûë, pourvu qu'ils ne demeurent pas volontairement dans l'habitude de ces fortes de fautes , & qu'ils en ayent le

caur détaché lorsqu'ils doivent communier, peuvent le faire avec fruit tous les huit jours.

Huitiémement, l'état du mariage quand on y vit avec la pureté & le dégagement qui convient à des Chrétiens, n'est pas un obstacle à la frequente Communion. Les premiers Chrétiens quoy qu'engagez dans cet état communioient tous les jours : on ne doit pas permettre maintenant de le faire si souvent qu'avec de grandes précau. rions, & qu'à des personnes d'une éminente perfection. L'embarras des affaires ne doit pas éloigner de la Communion, sur tout quand ce font des affaires necessaires, quand on ne s'y occupe que conformément à l'ordre de

« 이전계속 »