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Et que Sion contre elle armeroit tous les Roîsj
la foi ne verroit point anéantir fes droits.
L'Eternel eft lui feul fa gloire , & fa défeniè.
Son aide nous élevé , & notre orgueil l'on%ùe,

SCENE V 1. 'SALMONE, MACHABE'E, ELISE. ELISE.

AH !fortgez l'un & l'autre à votre fureté.
Madame , de vos fils, tout le refte arrêté
Dans un fort , où déjà leur garde fe redouble ,
Du peuple , qui s'amaffe , augmente encorle troubl'ei
Mais jugez ec qu'il faut vous-même en augurer ,.
De (es frères, Madame , on vient de féparer

le plus jeune , & le Roy lui-même ..

SALMONL

Eh bien, Elife?
ELISE.

Veut que dans (on Palais fa Garde le eonduifè i
Et commande que loin d'effrayer ferregards ,
Tout ce qui l'environne ait pour lui des égards..
On admire fon air: & l'on plaint fon enfance.

SALMONE.
Ainfi c'eft à Dieu feul de prendre fa déferue..

ELISE.
On tremble aufli pour vous, & l'on n'a point doutéi
Seigneur , qu'on n'attentât à votre liberté.

SALMONE.

Nous devons obéir à des ordres fùprêmes.

Mais allons, au Tyran nous prefènter nous-mêmes-,.

De la faveur d'un Dieu reconnoiflbns les traits, Et mettons cette épreuve au rang de fes bienfaits

MACHABE'E.

Madame, à tes deflëins , c'eft à nous de répondre, L'excès de fes bontez a droit-de nous confondre. Il nous diftingue feuls entre tous les humains , £t la foi d'Ifraël cft toute dans nos mains..

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ACTE III

SCENE I.

ZORAIDE, PHOEDIME.

PHOEDIME.

EH ! quel efl ce transport,. où la douleur Tous livre î Où m'ordonnez.- vous donc , Madame, de vous

fùivre ï

Songez-vous qu'en ces lieux, tout pleins defàfplen.-;

deur , le Roy va, de l'Egypte ouïr l'Ambaflâdeur î la victoire cruelle en a changé la face. A peine de nos pas j'y retrouve la trace. A leur augufte afpeâ , lieux fi chers autrefois,' l'azile des vertus ,1e Palais de nos Rois , Et d'un Tyran cruel, maintenant la demeure,' Qu'y venez-vous chercher l

ZORAIDE.

Tu fçauras tout à l'heure Quel motif a conduit Zoraïde en ces lieux. Ton zélé en tous les temps s'eft offert à mes yeux^ Ofe fervir ici le tranfport. qui m'anime. Sans doute, mon deflèin va t'étonner r Phoedîmev C'eft le Roy , que mes pas cherchent dans ce moment, Cette porte conduit à fon appartement. #4 k trouver. Dis lui qu'avec impatience

J'attcns de fa faveur un moment d'audience;

PHOEDIME.

Vous fêtez obéie au gré de vos deiîrs.

Mais cft-il quelque efpoir dans nos longs dépla^

fîrs? Et peut-on Ce flatter qu'en un jour fi funefte .~

Z OR A IDE.

•Va,. dis-je, le trouver ; je me charge du refte.

SCENE IL
ZORAIDE feule.

PArun ordre cruel, toi, qu'on vient d'arrêter;.
Regarde, pour te voir, ce que j'»fe tenter.
le Tyran m'a parlé. Le Ciel a vu ma honte.
De tout notre entretien , je dois te rendre compte;,
Cher Machabée. Au moins, fidèle à fon devoir,
Tout entier à tes yeux, mon cœur fe fera voir.
Au pointée t'éclaircir au gré de mon envie,,
la liberté' foudain vient de t'être ravie.
Mais par cet entretien, que fe promet ma foi,;
Je te foulagerai peut-être autant que moi.
Enfin, c'eft trop fubir une dure contraintes
Mais- quel moment je prends pour m'expliquer UM

crainte \
'Ah! fans les embrafer dé feux tumultueux r
glie l'a«lv«l eft hardi dans les cœurs vertueux?

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