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ASTOR, 4F*c* Da mmois de Novembre 1790.

TILDEN FONDATORS

4: 5

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CHACUN fon Mirier. 851 Prónes civiques.
Adieux au Barreau. 86 Erallilenens.
Un Vieillard à fa Fille. 8.7 Spedacles. ?
Couplets.

Notices.
Charade, Enig. Log.

10S

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881

116

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E PITAPH

PIT APHE. 121|Efais sur les Meurs.
A Mlle. Caroline. 122. Collection.
Couplets.

126 Spettacles.
Charadas Enig. Logog. 128 Notices.

130 142 145 IS4

A Paris, de l’Imprimerie de MOUTARD,

rue des Mathurins, Hôtel de Cluni.

DE FRANCE.

PIÈCES FUGITIVES

EN VERS ET EN PROSE.

Ε Ρ Ι Τ R E A U PORTRAIT DE MON FRÈRE, Par M. Ferlus, Profeffeur d'Eloquence.

Ou 1, le voilà ! c'est lui-inême , c'est lui!
Portrait charmant, je revois ton niodèle.
Je le revois, c'est encor mon aini;
Ce sont ces yeux, cette bouche fidèle
Qu'ont fui toujours le mensonge. Si l'ennui.
Ab! loin de moi ces faineux perfonnages
Quc vend Cochin au Peuple admirateur ;
Les attributs qui chargent leurs images,
Frappent mes yeux sans attacker mon cæur;
J'y vois leur gloire & non pas enon bonheur.
Seul désormais embellis ma cellule :
D'un autre objet lé perfide rattel

.

Fixoit encor ma tendresse crédule';
Tout cède enfin à l'amour fraternel,
Viens retracer à mon ame attendrie
Les sentimens, les vercus, les bienfaits
De mon ami ; qu'ils vivent dans ces trạits !
Douce imposture ! il semble qu'il sourie
Au souvenir des heureux qu'il a faits.
Non, il fourit aux transports de fon frère :
De mon bonheur il vient de s'animer.
Portrait chéri, malgré le fort contraire,
De la distance écartant la barrière,
Tu joins deux cours toujours faits pour s'aimer ;
Que dis-jc ? hélas ! vaine & muette image,
L'illusion me console un nioment ;
Mais reyenu de mon enchantement,
Tes traits menteurs m’aligent davantage,
Plus abusé que ce plaintif Ainant
Qui crut saisir l'objet de fon hommage ,
Et n'embrafsa qu'un perfide nuage (1):

Ainsi toujours nos défirs funt trompés.
On se repaît d'une vaine peinture ;
Les plus heureux sont ceux que l'imposture
Dans ses files tient mieux enveloppés.
Loin du réel, l'ame fuit & s'élance.
Tous nos projets sont un mouvant tableau

(1) Tout le monde connoit la Fable d'Ixion & de la Nule, qui représentoit la Reine des Dieux.

Qui t'a d'attraits que con invraisembiance;
Ce faut miroir , ou tout le peine en bezu,
Nous fait quitter le vrai pour l'apparence,
Et l'erreur seule cft notre jouillance.

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Dans son Musée, entouré de ses vets,
Un pauvre Auteur, bien sûr d'être un génie,
Voit son grand nom parcourir l'Univers.
Déjà Van!o produit son effigie
Qu'en vingt façons le burin multiplie.
De fes Ecrits, où chaque mot cft neuf,
Didot promet l'édition charmante;
Et fi la mort efface un des Quarante,
Il va de droit s'unir aux trènte-neuf.
Que je le plains, fi la vérité perce
Jusqu'à ses yeux ! quel funeste retour,
și la raison lui fait voir au grand jour
La vanité de l'espoir qui le berce!
Car des humains que le destin traverse,
Il n'en est pas qui tombe de li haut
Qu'un Bel-Esprit qui le retrouve un foto

)

Ausí pourquoi, d'une aile téméraire,

I Vouloir franchir les bornes de la sphère ? Dans notre orgueil nous nous efforçons tous D'atteindre aux biens qui ne font pas pour nous. Malgré le fort, Cloris veut êrre bello, Comte , &

..... Auteur ; L'Abbé Grimaud, discoureur infidèle,

A 2

\ Dispute à Fox la palme d'Orateur :

Ne rions pas, & plaignons leur erreur.

Foible Portrait, ainfi mon humeur fombre,
A ton aspect s'aigrit de plus en plus;
J'y vois, hélas ! qu'il est des biens sans nombre
Dont nous n'avons

que

des traits mal rendus;
L'objet s'enfuit & nous laisse son ombre.
Nous ne voyons que l'ombre des vertus.
La lâcheté se cache sous le casque;
Le froc picux couvre l'impiété ;
Je crois de loin admirer la beauté,
En m'approchant, je n'en vois que le masque, .
Les faux-Temblans font la Société;
La politesse y tient lieu des services;
Le perfifiage eft appelé gaité ;
Nos amitiés sont d'heureux artifices;
L'amour n'est plus, nous avons ses caprices.
On voit par-tout des dehors imposteurs
Substituer la morgue à la nobleffe,
Le froid dédain à la délicatesse,
A l'honneur vrai l'enflure des honneurs,
La bienséance à la place des mæus:
Et be vulgaire', à ces fausses irrages,
De sus respects prodigue les tributs!,
Pardonnons-lui, ce sont autant d'hommages
Qu'il croit porter à l'autel des Vertus.
Un jourle vrai, dilipant ces fantômes,
De ses rayons viendra charrier les homines,

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