페이지 이미지
PDF

Commence à.fe troubler, (bis. )
Ah! ma pauvre MaîtrefleJ
Son cœur fe laifle aller,
Se laifle, laifle , laifle,
Se laifle , laifle aller.

TAMTAM,

Le cœur plus fort palpite j
On veut, mais on héfïte;
Cn dit des mots fans fuite ,
Un nouveau trouble agite.
L'amour brille dans les regards,
Et l'audace
Chafle
Les vains égards j.
La Belle fe retire,
Et paraît fe fâcher.

AGÉSIE.

Eh! mais! . . . .

TAMTAM.

L'Amant foupire ( bis. )
Et faifit un bras.

AGÉSIE, en foupirant.
Après.

TAMTAM.

Doucement, il le flatte;

[graphic]

Qa'il eft rond , blanc & frais 1
Ah: quelle peau délicate!
Que je le baife.

A G É SI E.

Mais. . . .

TAMTAM.

Quoi!
AGÈSIE, troublée.

Quoi!
TAMTAM, lui balfant la maint
Le tendre Amant le baife.
AGÊSIE, plus émut.
Après.

iTAMTAM.

Et le' rebaife.

Elle s'appaife,
pt ne fe défend pas. ( Bis. )
Ainfi l'amour pas à pas ,
La fait tomber dans fes lacs.

CHIMCA.

Ah! ma pauvre Maîtrefle!
Je la vois fe troubler.
Ah! ma pauvre MaîtrerTç l
Son cœur fe biffe aller,
Son cœur fe laiffe, laiffe, laiffe,
Se laiffe , fe laiffe aller.

Agéfie revient de fort trouble, & reproche un peu tard à Tamtarn d'avoir trop ofé. Il exeufe fpn audace , en djfant qu'il l'adore & qu'il attend la mprt à fes genoux.

Agéfie lui répond tendrement.

On aurait à punir à la fois deux coupables, Ah! je le fuis autantqu»vous.

Mais elle lui déclare en même-tems qu'un époux , ou plutôt un Maître , doit s'unir avec elle inceflamment. Ii demande quel efr. cet époux ; je ne fais, dit-elle ; j'ignore aufli, replique t'il , celle que j'époufe ce foir; je viens dje recevoir à l'inftant fon portrait. Chimca prend fon portrait, l'examine, & s'écrie: ah ! ma Maîtrejfe c'eji vous même. Nos Amans fe livrent à la joie: mais elle eft tout à coup troublée & changée en frayeur, par l'arrivée du pere qui entre le fabre à la main , & qui veut tuer fon gendre fans le connaître. Ce dernier le tire de fon erreur, en lui montrant le portrait d'Agéfie , que Xiao lui a envoyé- Le Mandarin eft tranfporté de joie à Ton tour , & dit à Tamtam de fortir fans être apperçu , & qu'il va au plutôt l'unir à fa fille,

Cette Piece qui eft une Parodie del Cinefe , Intermede Italien, efl: encore de M. Favart qui n'a cefle pendant très-lonqtems de confacrer fes travaux au Théâtre Italien qu'il foutenait prefque feul par fes ouvrages ainfi que fon époufe par fes talen's ; celuici qui n'eut pas moins de fuccès que les autres, eut vingt-fix repréfentations; il était fuivi d'un Balet intitulé les Noces Chinoises, & terminé par un feu d'Artifice.

Le 23 du même mois , on donna XEmbarras des Richeffcs j & l'apparence trompeufe j au profit du fieur Carlin,

Sui nuit jours auparavant, avait joué le [.etour d'Arlequin & les deux Arlequines pour la premiere fois, depuis l'acci. dent qui lui était arrivé, & le Public lui avait marqué avec efFufion le plaifir qu'il avait de le revoir.

On fit cette année la clôture du théâtre , le 31 Mars par les Chinois & Ninette à la Cour x & l'ouverture la '26 Avril auffi par les Chinois , fuivi des Magots , Parodie de l'Orphelin de la Chine, & précédée de la Sitphide , Se du compliment ordinaire.

LES AMOURS

DE Mathprine.

Parodie de Daphnis & Alcimadure j en deux actes j avec un Divertijfemene y 10 Juin 17s^»

JV1 Athurine ouvre feule la fcène & paraît agitée d'une paffion naiflante. Colin qui en eft le fecret objetr la furprend dans les réflexions qu'elle fait fur fon nouvel état, & lui fait une peinture touchante du fîen, la maniere dont ils'y prend pour le lui déclarer eft très-délicate; cependant Maturine s'en défend fans autre raifon que de vouloir garder fa liberté;, un Âmanc plus inftruit ne verrait dans ces refus qu'une victoire certaine; mais le tendre Colin qui a plus d'amour que d'expérience , n'y trouve qu'une réfiftance cruelle ; auflî dès qu'il eft feul, il fe plaint. Comme c'eft l'ufage des: Aiaaas, de l'Amour & de fes rigueurs*

« 이전계속 »