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voit estre mis à mori fi-toft qu'il seroit arrivé par raison d'état. Il en conçııt une si grande pitié qu'il changea le mot de mort en celuy des nopces, & ferma la Letire si bien qu'on n'apperçut point qu'elle eut été ouverte. Le Princen étant éveillé, quelque temps après, après s'estre un peu rafraichi , se remit en chemin. On ne sçauroit exprimerla joye que tout le monde rejsentit de ces agreables nou. velles, le bruit en étant venu à la Cour', éronna d'abordl’Empereur : mais ayant ap, pris de quelle maniere cela s'étoit fait, il 'adora la sainte volonté de Dieu, e changes fon foupçon mal conçu dans une amitié sin.

cere.

26. Le Lion étant malade reçut visite de tous les animaux. L'Ajne, le Loup e le Renard y vinrent en compagnie, a qui le Roy de toutes les Beftes demanda quelle odeur ils sentoient dans son appartemen ? une odoriferante luy répondit l'Afne

; mais le Lion irrité le prit par la tefte, le mit en pieces & le mangea , en disant qu'il ñe falloit pas flatter les Grands avec une contradiction manifeste. Le Loup von

la abrio por curiosidad y leyo dentro que por razon de estado era convenible que el Principe fuesse puesto a mucete al mismo inftante. El cura tuvo canta comiseracion que mudò el arresto en bodas ufanas y cerrà la carta que no aparecio ninguna rotura. Quando fue delpertado se restaurò con pan y

vino

у continuò su camino. No se puede exprimir quanto contentamiento concibio cado uno por las nuevas de tan gozosàs bodas. "La fama aviendo llegado ala Corte espanto del primer encuentro el Emperador , pero en sabiendo como ello le passò, adorò la poderosa mano de Dios y mudò fu recelo mal concebido en amor senzillo. 26. El Leon siendo

muy

malo recibio visita de todos los animales. El Afno, el Lobo y el Raposo vinieron alla juntos, a quienes el Rey delos animales pidio qual olor sentian en su aposento ? tengo muy buen olor le respondio el Alno; pero el Leon irricado lo tomò por la cabeça , lo hizo pedaços y lo comio en diziendo que no era menester lisongear los Grandes con

lant appaiser ce puissant Seigneur en disant la verité, afirma qu'elle étoit tres-puante. Le Lion encore plus irrité lwy fit ressentir le même châtiment, donnant à connoistre qu'il n'est pas toujours bon de dire la verité, principalement quand elle offense

. Le Re . nard "étant.obligé de dire la pensée, trouva

propos de se tenir au milieu de ces deux extrêmitez, s jura de sentir ny bien ny mauvais pour être enrhumé, ainsi il conferva la vie.

27. Un certain homme se trouvant en. gagé en mariage avec une femme qui étoit mal contente de luy , luy caufa bien du chagrin. Finalement n'en pouvant plus fouffrir il luy donna un foufflet de la jetta à ses pieds, elle fit la morte en retenant son haleine. A ce coup il se trouva bien embaraffe, apprehendant de tomber entre les mains de la Fustice ; c'efl pourquoy en ayant demandé conseil à un de ses amis la malice fue decouverte par le battement du pouls de forte qu'il luy conseilla de l'écorcher es de jetter les cendres de fa peau brûlée sur fon cadavre ; secret si important & rernede fi indubitable", que jamais plus il ne feroit

contradicion tan manifiesta. El Lobo queriendo apaziguar este poderoso en diziendo la verdad afirmò que oliscava у

el Leon aun mas irricado le dio el mismo castigo dando a conocer que no es siempre bueno dezir la verdad, mayormente quando ofende. El Raposo fiendo conftreñido de dezir su pensamiento, creyo hazer bien teniendose en medio de essas extremidades y jurò de no sentir ny bien ny mal por ser aromatizado, asi conservò su vida.

27. Fulano se hallò empeñado en matrimonio con una muger que mal contenta lo enfadò (anto que vincido de impaciencia le dio una bofetada con la qual la echó a sus pies. Ella se fingio muerta en reteniendo su soplo , lo que lo embaraçò grandemente temiendo de caer entre las manos de la justicia, mas haziendo participante del hecho un amigo suyo que conociendo ala cocobra la malicia le consejo de deffollarla y de echar las cenizas de su pellejo quemado sobre el cuerpo muerto, remedio averiguado añadio para borrarla dela memoria de todo viviente,

parlé qu'elle eût été au nombre des vivans. Fe n’ay pas affez de courage , répondit l'affigé Mary, pour faire une action fi barbare. Ah dit l'autre , je le feray bien pour l'amour de vous, afin de vous tirer de la main du Bourrean. Sur quoy l'ayant déa chauffée il prit un coûtean , á faisant

semblant de faire une incision, il luy fit tane de

peur, que s'étant redressée sur ses pieds elle s'enfuit an plus vite; ainsi il resuscita la femme de la mort délivra fon amy, de la peur.

28. Un Patrice introduisit souvent dans le Senat son fils Papirius suivant l'usage des Senateurs, qui tardant un jour plus gu'à lørdinaire fut folicité par fa mere de lwy en dire le sujet. Le fils voyant ses excuses inutiles luy dit discretement : Madame on est en balence de terminer s'il off plus à propos pour la Republique qu'un mary aye deux femmes , ou bien une femme deux maris. La Dame étant étonnée de cette nouveauté ,, en donna avis à plufieurs autres , de forte que le lendemain quantité

Romaines se trouverent à la porte du Senat, suppliant les larmes aux yeux qu'on voulut ordonner plutot qu’une femme eut deux

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