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quelque vice ou pour acquérir quelque vertu. Kiuettvj

C'est ainsi que le Pere Jean Bonzonie Jésuite delaPro- "J? " ** vincc de Guienne,qui a donné l'Histoire de cet Ordre en GATION UU 1697. &en 1700. décrit les principales Observances de cesCAíyAittt* Religieuses suivant apparamment les Constitutions que la Fondatrice fit de nouveau approuver l'an 1638. par l'Archevêque de Bourdeaux Henri de Sourdis neveu du Cardinal de ce nom; mais quoiqu'elle eût tâché de faire Observer une même uniformité dans tous ses Monastères, il paroît néanmoins qu'elle n'y fut pas gardée , comme on voit par l'Epitre Dédicatoire qui est à la tête des Constitutions qui furent imprimées en 16-41. II se trouve un Exemplaire de ces Constitutions nouvelles , dans la Bibliothèque du Couvent de Picpus, & un Exemplaire des Règles communes dans celle du Collège des Jésuites de Paris. Le Pere Bouzonie n'a point parlé dans son Histoire de ces Constitutions, & il y a bien de l'apparence qu'il y a plusieurs Monastères qui ne les ont pas reçues , & qu'ainsi ['uniformité dans les Observances n'est pas gardée dans tout l'Ordre : la différence néanmoins n'est pas grande.

Quant à l'habillement de ces Religieuses , il est de serge noire & propre , mais simple & modeste. Elles portent un grand manteau de même étoffe à la Communion & dans les cérémonies. Leur voile est de simple toile ou de cotton qut descend jusqu'à la ceinture. L'habit des Soeurs Compagnes ou Coadjutrices est plus court ,8c elles n'ont point de manteau. Elles ont pour Armes d'azur à un nom de Marie d'or.

Jean Bouzonie , Hijloire de L'Ordre des Religieuses filles de Nôtre-Dame.

Chapitre XLVI.

Des Religieuses de l'Ordre de Nôtre-Dame du Calvaire, avec la Vie du Révérend Pere joftp" k Clerc du' Tremblay Capucin , leur Inflituteur.

LEs Religieuses de Nôtre-Dame du Calvaire se vantent d'avoir èu pour Fondatrice Antoinette d'Orléans, qui , comme nous Pavons dit dans le Chapitre XXXIX. du Tome précédent, après la mort du Marquis de Belle- 1Û&

«.îticiïu- son époux , se fie Religieuse Feuillantine , ôc passa ensuite *congiua c^ans l'Ordre de Fontevraud , pour être Coadjutrice de Cation Du l'Abbesse Eleonorede Bourbon ía. tante. Quelques Ecrivains Çauym** _uj onc parje' je ['Ordre du Calvaire, en ont aussi attribué la fondation à cette Princessejmais à tort: car s'il est vrai qu'on ne peut lui refuser le titre de Fondatrice du Monastère de Poitiers, puisqu'il fut bâti pour elle , & qu'elle y vint demeurer avec plusieurs Religieuses de l Ordre de Fontevraud , qui la voulurent suivre pour pratiquer avec elle retraite Observance de la Règle de saint Benoît, après que le Pape Paul V. lui eut permis de sortir de la Maison de l'Encloître, & de quitter l'habit de Fontevraud pour prendre celui qu'elle voudroit: il est vrai aussi qu'on ne peut tirer de là une conséquence qu'elle ait été Fondatrice de l'Ordre du Calvaire , puisqu'elle reprit l'habit des Feuillantines , 6c qu'elle en pratiqua les exercices avec ses Filles dans çe même Monastère de Poitiers, & que ce ne fut qu'après fa mort que s'y forma l'Ordre du Calvaire, & qu'il y prit naissance par le changement d'habit , de constitutions, de pratique & de nom; ce qui nous donne lieu au contraire de croire que la Mere Antoinette d'Orléans n'a point été la Fondatrice du Calvaire, ce font les dernieres dispositions de çette Princesse, qui demanda qu'après fa mort son corps fût porté aux Feuillantines de Toulouse: ce qui auroit été une disposition contraire à l'amour d'une Mere pour ses Filles, qu'elle auroit voulu quitter pour aller chez les Feuillantines , qui lui dévoient çtre étrangères, puisqu'elle en auroit quitté les pratiques & l'habit en établissant l'Ordre du Calvaire,selon le sentiment de ces Ecrivains, dont quelquesuns prétendent couvrir cette dureté trop visible de cette Princesse pour fa nouvelle Congrégation, ou pour mieux dire , cette contrariété si opposée a leur sentiment,en disant qu'elle n'eut aucune part dans la translation de son corps à Toulouse, qui ne rut faite , selon eux, qu'à la sollicitation des Feuillantines de cette ville , ausquelles les Religieuses du Calvaire de Poitiers ne voulurent pas refuser cette consolation , se contentant de garder son cœur. Mais tout cela ne veut rien dire j au contraire, c'est encore une preuve qu'elle c'est pas la Fondatrice du Calvaire : car malgré les folliçitazions çies Feuillantines, il n'est pas prpbable que ces Reli*

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gieuses du Calvaire se f uílenr privées si facilement d U Corps Relt<î»eude leurMere, si elles l'avoient reconnu pour telle, pour faire i"N°*st'A plaisir aux autres, d'autant plus qu'il est probable que la Ration Mcre Antoinette n'a voulu être enterrée chez les Feiiillanti- TA1**' nés de Toulouse, fie que ses Filles du Calvaire qui écoiem encore en ce tems-là Feuillantines, n'avoient envoïé si facilement son corps, que dans l'esperance qu'elles engageroient par ce moïen les Feiiillans à accepter la Maison de Poitiers fous leur conduite 8e jurisdiction, comme cette Princesse l'avoit demandé peu de tems avant fa mort, au Chapitre Général, qui dans la resolution que cette Congrégation avoit prise de ne point se charger du soin d'aucunes Feuillantines, excepté de celles de Paris 2c de Toulouse , tardant beaucoup à répondre à cette demande, donnèrent occasion à rétablissement de l'Ordre du Calvaire, par le Pere Joseph Capucin, qui leur changea le nom, les Constitutions , les pratiques fie l'habit, après la mort de cette Princesse, qui arriva quelque tems après qu'elle eut fait cette demande , qu'elle n'auroit fans doute point faite, si elle avoit eu seulement la pensée de quitter l'habit fie l'Ordre des Feiiillans, pour embrasser fie fonder celui du Calvaire: fie quoique l'Evêque de Nantes , Philippe de Cofpean , en approuvant les Constitutions de cet Ordre i'an 16x5. selon le pouvoir que lui en avoit donné le Pape Grégoire XV- l'an 1612. dise que cette Princesse avoit laissé ces mêmes Constitutions aux Filles du Calvaire, comme leur Fondatrice fie Institutrice : cependant cela ne nous empêche pas de croire que la Mere Antoinette d'Orléans ne les ait dressées comme par forme de R.eglemens,pour la Maison de Poitiers, en attendant qu'elle pût avoir le consentement qu'elle avoit demandé au Chapitre Général des Feiiillans, pour se soumettre, elle fie ses Religieuses à leur jurisdiction fie direction, comme Filles de leur Institut, fie que le Pere Joseph n'ait ajoûté beaucoup de choses à ces Reglemens, fie ne les ait réduits en Constitutions, en y donnant la derniere main après la mort de cette Princesse, qui précéda de trois ans la conceísion des Bulles Apostoliques , qui ériçreoient cet Ordre en une nouvelle Congrégation. Cepencìant comme il y a des Souverains Pontifes.des Prélats de France, fie plusieurs Ecrivains, qui ont reconnu cette Pxincesse pour Fondatrice du Calvaire, fie que même le Pere

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