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Ce jeune

dans fa taffe ; voicy trente fols pour boire à la fanté de Mrle Prince de Vallebois. Ces bonnes gens luy en firent mil remerciemens,

entrerent dans un cabaret tant pour laisfer passer la pluye que pour execuier ce qui leur avoit esté ordonné. Lorsqu'il fallut payer, ils s'entre-demanderent à qui on 'avoit donné l'argent , chacun croyant que c'étoit à son camarade, ils vinrent en peu de temps des paroles aux coups. homme ayant réussi dans

son ftratageme palSa sur le pont de bois pour y en jouer un antre. Il s'addressa encore à un aveugle, & le heurta exprés pour le faire aller un pas en arriere. Celni-cy s'écria : diable foie le fils de putain., de-quoi le jeune homme revenant sur ses pas fore courroucé , luy dit : va, je te promets que je pafferay aujourd'huy anx Quinze-vingts pour r'en faire challer, puis que tu vois clair

. Plusieurs Passans qui connurent ce Pelerin , fe mirent à rire, à se dire : pourquoy se fâcher quand on dit la verité ; mais ils ne sçavoient pas qu'il falloit qu'un aveugle vangeafi Pontrage fait à ses camarades. 69.

Deux hommes se mettant un jour à parier à qui mentirqit, le mieux, Le pres

)

Principe de Vallebois. Luego le agradecieron humildemente y se fueron en un aposentamiento cercano para evitar la lluvia y para seguir los mandados del dadivoso. Mas quando vinieron al pagamiento preguntaron quien avia recebido la dadiva: como todos se desculparon : empeçaron a darse palos. El motejador aviendo salido con su donayre, se fue al ponton dela Isla, ado se

burlò de un otro ciego en aborrandolo · con tanta fuerça que lo echò quasi en

tierra, el qual le dixo todo enojado : al diablo hi de pura , y el le respondio con enojo : aun oy hare echarte del hofpital no fiendo ciego. Luego muchos passageros que conocian el buen compañero reyeron y dixeron ; como se puede tanto ayrarse en escuchando la verdad; pero no sabian que un ciego avia de vengar el afrenta hecha a sus semejantes,

69. Un dia apostaron dos hombres quien haria mayor mentira ; quando el

mier affura avoir veu dans une grande pleine des choux d'une si prodigieuse grandeur, qu'au temps d'un orage un General s'étoit retiré à l'abry sous une seule feuille avec toute son armée tout le bagage. F'ay fçu depuis , continua-il, qu'elle consistoit en douzecens mil hommes. Pay veu la même pleine, dit l'autre effronteñent , on vouLant voir elle se pourroit terminer, j'y ay compré jusqu'à douze mil Chaudronniers qui travaillosent sans cesse à un chaudron. Ils étoient si éloignez les uns des autres, qu'ils ne s'entre-entendosent

pas.

Le

premier prétendant avoir la victoire disoit que les choux avoient été utiles à la retraite d'une si grande armée : mais l'autre foutine que le chaudron droit encore plus utile même plus necessaire pour les y cuire, afin de faire subsister cette puissante armée , les témoins luy donnerent le prix.

70. Un pauvre homme n'ayant pas de quoy entretenir trois enfans qu'il avoit , obligeá l'aîné de chercher condition, lequel apres avoir fervi fidellement un Etranger en reçut pour recompense un afne. Cet animal, dont

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uno afirmò que avia visto en una vega berças cuias hojas fueron tan anchas

que un general en tiempo de una boraica se puso en cobro debaxo de una sola hoja con todo su exercito y bagaje. Supe delpues, continuò, que el exercito confistia en doze cien mil hombres. El cali lando dio ocasion al otro de dezir desvera gonzadamente que queriendo medir la dicha llanura avia contado en cabo de las berças doze mil Caldereros que trabaxavan fin discontinuacion a una caldera y fueron tan apartados los unos delos otros que ninguno oyo los golpes de fu compañero. El primero entonces no dudo de su victoria, porque las berças servieron de retirada a un tan poderoso exercito ; pero el otro dio a entender que la caldera no fuera solamente util mas aun necessaria

para cozer en ella las berças por alimentar tanta gente, y alcançó el precio.

70. Un pobre no teniendo harta hazienda

para

alimentar tres hijos suyos mandò al primogenito de buscar un Dueño de quien recibio por recompenfacion de sus buenos servicios un bor

.

les excremens étoient pur or argent monnoyé, furpaffoit toute forte de prix , c'est pourquoy cejeune homme ne voyoit pas affez. tost l'heure de son retour tant il avoit envie de foulager l'indigence de son pere ; mais s'étant vanté dans le chemin de la qualité de fa monture , elle luy fut changée adroitement en un afne ordinaire. Son cadet voulant aussi tenter la fortune cut le bonheur de s'engager au même Maistre ; il en fur bien-toft

recompensé d'une table pliante qui avoit le soin elle-même de se couvrir, quand on la dressoit de chair

& de poissons en toute saison. Elle fournissoit même des vins les plus

delicieux du monde. Ce pauvre garçon aussi peu fin que son frere aîné se laissa aussi dupper par le même fourbe qui tenoit hostellerie sur le chemin. Le cadet de tous fe mit aussi à chercher fortune , CE même Etranger le recevant à son service, luy donna un marteau qui an seul comman. dement terraffoir, estroppioit tuoit tout. Hors se trouvant dans la susdite hostellerie fans argent , il ent contestation avec l’hofte, qui pour se payer voului luy ofter fon marteau : mais il en fut fi maltraitré qu'il luy offrit & l'afne & la table pour conserver la

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