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APPROUVEES PAR i/AcADEMIE.

M A C H I NE

POUR CONNOISTRE LA PENTE
QUE L'EAU PREND DANS UN CANAL
Q. U I EST A NIVEAU,
INVENTEE

PAR M. PERRAULT,

DE L'ACADEMIE ROYALE DES SCIENCES.

A B est un Canal de bois godronné de 10 roisesdelong fur un pouce & demi de large , & autant de profondeur; Avant il retourne sur lui-même} de maniére que rentrée A, & la 15pp. sortie B font proches l'une de l'autre, & à même niveau: N°. 16\.

il est fermé à l'entrée par une tringle de la même hauteur

d'un pouce ôc demi : & à la sortie est une petite digue, haute seulement d'un pouce, qui tient par-tout le Canal plein de cette hauteur. A un pouce & demi de l'entrée de î'eau est une barre qui traverse le Canal au-dessus de la même hauteur d'un pouce, & qui laisle le Canal libre par le fond, pour empêcher que l'eau entrant dans le Canal ne bouillonne, & n'ait une agitation qui empêche de bien juger de fa hauteur. Afin que l'eau entre toujours à même: . quantité dans Le Canal pendant tout le tems nécessaire aux Avant expériences : elle y est jettée par un siphon qui perce une 1699. sebile, laquelle nage sur l'eau, que le siphon doit prendre N°. 16. & verser, ensorte que le siphon esttoujours dans un même état à l'égard de la surface de l'eau qu'il prend; & pour faire les diverses expériences dont on a besoin, le bout du siphon qui verse l'eau se peut élargir ou retrecir,suivant qu'il est nécessaire d'avoir plus ou moins d'eau.

L'eau du siphon F est reçue dans un vaisseau G, qui communique par le tuyau H avecl'entrée A du Canal. C est un entonnoir par où l'on verse l'eau dans le sceau D , sans qu'il se fasse des balancements capables de faire varier la sebile E. Ces précautions servent à faire qu'il entre toujours une même quantité d'eau à la fois dans le Canal pendant tout le tems des expériences. Pour avoir plus ou moins d'eau dans ces differentes expériences, on met au bout du siphon des ajutages de diverses grandeurs. Par exemple, dans celles que M. Perrault a faites lui-même, il en avoit un d'un pouce qui emplissoit une mesure connue en douze secondes & demie ; un autre d'un demi pouce emplissoit la même mesure en 2.$ secondes.

Voici les expériences qui furent faites.

i°. Le Canal étant plein jusqu'au haut de la petite digue, c'est-à-dire,à la hauteur d'un pouce, lorsqu'on s'est servi du petit ajutage , l'eau a commencé de passer pardessus la digue après 1 minute 1 j secondes; & lorsqu'on s'est servi du grand ajutage, elle a commencé de passer après 38 secondes.

20. Ayant jetté de la sciûre de bois sur l'eau quand elle a été en train de couler, les premiers grains de cette sciûre ont été $ minutes y o secondes à passer d'un bout du Canal à l'autre lorsqu'on se servoit du petit ajutage; & lorsqu'on se servoit du grand, ils n'ont été que 3 minutes 30 secondes.

3Q. On a laissé courir l'eau assez long-tems pour faire

qu'elle . APPROUVEES PAR L A C AD E M I E. 6$

«qu'elle s'élevât autant qu'il étoit possible sur la surface qui ■étoit à niveau depuis l'entrée du Canal jusqu'à la petite di- Avant gue; & l'on a connu qu'elle étoit autant élevée qu'elle le i pouvoit être, lorsque mesurant l'eau qui sortoit on la trou- N°. i <s. voit égale à celle qui entroit : alors en se servant du grand' ajutage, on a observé que l'eau étoit élevée à l'entrée du Canal de six lignes au-dessus de la surface à niveau, & qu'à la sortie elle étoit élevée au-dessus de cette même surface feulement de deux lignes; & lorsqu'on se servoit du petit ajutage, l'eau étoit haute de deux lignes à l'entrée , & a une ligne seulement à la sortie.

D'où il suit que la premiére eau avoit besoin de 4 lignes 'de pente pour 10 toises, ce qui fait 2 pieds p pouces 4 lignes pour 1000 toises, & qu'une ligne de pente suffisoit a la seconde eau pour les mêmes 10 toises, ou 8 pouces 4 lignes pour mille toises.

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