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Congre, de paix par lequel il consentie qu'ils se rachetassent de la Sou> Iui5S£N. veraineté des Abbés de saint Gai pour une somme d'argent

Pour mieux affermir leur liberté ils se liguèrent avec les cantons d'Uri, de Schwits, d'Underval & de Lucerne. Les Abbés de saint Gai aïant protesté contre cette alliance,Henri de Mandroff renouvella ses prétentions l'an 1415. à la Cour del'Empereur Sigismond, & fit mettre au ban del'Empire ceux d'Appenzel St les autres. Mais loin de s'en étonner ils entrèrent dans les Etats de cet Abbé , démolirent quelques châteaux 5c le forcèrent à faire la paix. Quelque tems après l'Abbé de saint Gai s'unit contre eux avec la noblesse de Constance > mais ses troupes furent encore défaites. Enfla l'Abbé Gaspard de Landerberg aïant reconnu que ses prétentions íur Appenzel & les autres lieux qui avoient été autrefois de son domaine, seroient le sujet d'une guerre per

Êetuelle , y renonça par l'alliance qu'il fit l'an 1454. avec :s cantons de Zurich,, de Schwits , de Lucerne & de Glatis.

Les terres que possède présentement l'Abbé de saint Cafc en Souveraineté, outre la ville de saint Gai & son Territoire,sont Vil, Gottzhufulzt & le Comté de Tokembourg* qui renferment plusieurs villages , dont les.habitans sonc partie Catholiques & partie Protestans. L'Eglise de Tokemtourg est commune aux uns & aux autres: les Protestans y; faisoient l'exercice de leur Religion après que les Catholiques avoient fini le leur j mais le jour de Pâques de l'an 1708. les Protestans voulurent commencer de prêcher avant que le service des Catholiques fut achevé: ce qui excita de grands troubles en Suisse, où les deux partis en vinrent à une rupture ouverte. L'Abbé de saint Gai, avec le secours, des Cantons Catholiques , voulant maintenir ses Sujets Catholiques dans leurs droits par la force des armes, les Cantons de Zurich & de Berne firent la même chose pour soutenir les Protestans. Cette guerre fut funeste aux Catholiques par les avantages que les Protestans, qui étoient en Tournai P^us grana" n°mDre, remportèrent fur eux. Les deux partisJfiji. smriesie réunirent néanmoins l'an 1712. & firent ensemble ua l^nT'^m Tra^ de paix ' Par k médiation de M. le Comte du Luc ,. xpù, m' Ambassadeur de Hrance en Suisse. Mais l'Abbé de saint Gai • 1 I

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nVi'ant pas voulu entrer dans ce Traité,les Cantons de Berne Concre& de Zurich firent un grand dégât dans son Monastère , DE dont ils.enlevèrent toutes les cloches au nombre de vingtquatre de différentes grosseurs , prirent les riches meubles qui y étoient, un grand nombre de tableaux, & une Bibliothèque de Livres rares & curieux. L'Abbé se fhtant du secours qu'il attendoit des Cours de Rome & de Vienne, suc trompé dans ses espérances j car le Pape 8c PEmpereur ne jujeant pas à propos de s'engager dans une guerre, dont les suites auroient tiré à conséquence, il se vit contraint d'aller chercher un azile dans le Duché de Milan, n'aïant plus ni Abbaïeni Souveraineté.

Les Abbaïes d'Ensiden & de Rhun^ïl, plus connues, la première fous le nom de Nôtre- Damé des Ermices,& l'autre îbus celui de Nôtre Dame de la Pierre, qui sont aussi de la Congrégation Benedictine-Helvetique, sont très-célébres, par les miracles qui s'y font tous les jours,& il y vient de toutes parts un grand nombre de Pèlerins.

Ida i Congreg. Helvet. Benediclinx. Yso Pfaw. Collet!. jive summar. privileg. ejusd- Congreg. Chrystoph. Hartman. Annal. Eremi Dei-par* m Helvetiis > & Mémoires envoies de Suifte en 1710.

L'on peut consulter pour l'Abbaie de saint Gai en particulier, Joan. Mabill. Annal. Beneditf. Tom. I. II. & IIf. Dom Antoine Yepés , Chroniques générales de l'Ordre de saint Benoit. Gaspar. Brusch, Annal, pr&cipuorum Monaftcriorum Germanie- & AudifFret, Geogruph. anc. & mod. Tom. II.

Les Abbés de saint Gai conferoient autrefois POrdreMi- ^ *T°*" îitairede l'Ours, institué par PEmpereur Frideric II. Pan Dn L'ours jai3. en faveur de P Abbé de saint Gai, & de la Noblesse du EN SuiSS1' païs, en reconnoissance de ce qu'ils l'avoient aidé à chasser <le PEmpire Othon IV. Le Collier de cet Ordre étoit composé de chaînes d'or entrelassées dé feuilles de chesnes auífi. d'or, au bout desquelles pendoit un Ours d'or émaillé de fable j mais cet Ordre ne subsiste plus.

Favin , Théâtre d'Honneur & de Chevalerie. & Bernard Giustiniani, HiJL Chronal. de gli Ord. Milit,

Congre

Cation De

s. Vamu, Chapitre XXXV.

ET D l S.

Des Benediclins Réformés de la Congrégation de saint
Vmne & de saint Hidulphe , avec la Vie de Dom
Didier de la Cour leur Réformateur.

LEs Congrégations des Exemts > dont nous avons parle
dans le Chapitre XXXI1 í.aïantété formées par quel-
ques Monastères, plûtôt pour se soustraire de la Jurildic-»
tion des Evêques, que pour réformer les mœurs corrom-
pues de la plupart desReligieux de l'Ordre de saint Benoîts
ne pouvoient pas rendre à cet Ordre son ancien lustrej puis-
que le motif de ces institutions n'étoit pas l'acquisition d'une
plus grande perfection ; mais au contraire l'envie de n'être
point inquiétés dans leurs manières de vivre, libres & oppo-»
fées à Pesprit de leur état i & ce fut en vain que le Cardinal
Charles de Lorraine, Légat du Pape dans les Evêchés de
Mets, Toul & Verdun> travailla à la Réforme des Monaste»
res de ce pais-là: il jugea le mal fi incurable,qu'il sécularisa
Jes Abbaïes de Gorze & de saint Martin de Mets, & les
Prieurés de Nôtre- Dame de Nanci, de Salone, de Varan-
geviile , & de saint Nicolas, dont il fit appliquer les revenus
à l'Eglise Primatiale de Nanci, & il proposa même au Pape
Clément V111. de supprimer entièrement l'Ordre de saint
Benoît dans les Provinces de fa Légation.

Mais lorsque tous les moïens de réforme sembloient lesplus désespérés, &: qu'on avoit résolu d'en abandonner l-'entreprise, Dieu suscita un saint homme, qui fut le Restaurateur de la Discipline Monastique en France ÒCt en Lorraine , & qui y fit revivre l'esprit de saint Benoît, dont il professoit la Règle. Ce fut Dom Didier de la Cour, qui nâquít à Monzeville ,à trois lieuës de Verdun l'an 1550. Son pere se nommoit Bertrand de la Cour, & sa mere Jeanne Bonccart, tous deux alliés aux premières Maisons de la Province, mais pauvres des biens de la fortune , puis qu'aïant perdu tout ce qu'ils avoient pendant ía guerre, ils furent obligés de labourer leurs terres pour subsister. Didier de la Cour sur envoie à l'âge de dix-sept ans à Verdun , où par un secret de la Providence, s'étant logé proche l'Abbaïe de faine

Vaane

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