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M0.1126

LA MATURE

DISCUTÉ e · ET SOUMISE

A DE NOUVELLES LOIX.

Par M. SAVERIEN, Ingénieur, de

la Marine.

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A PARIS;

Chez CHAUBERT, Quay des Auguftins,

à la Renommée & à la Prudence.

M. DC G. XLV I I.
Avec Approbation com Privilege du Rosi

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UOIQUE l'Art de Navi

guer ait été l'objet des réfléxions des Mathématiciens les plus habiles, il n'y a cependant encore que le Pilotage, qu'on ait soumis à des Loix ; il reste même à trouver la solution du Probleme principal, qui en eft comme le fondement & la base. · La découverte des Longitudes, à laquelle toutes les Nations s'intéressent depuis si long-tems, auroit été la plus essentielle & la plus utile : mais on a été arrêté dans cetre récherche par des obstacles, qui paroissent presque infurmontables. Les Marins , pour fuppléer à cette connoillance, ont recours à un moïen : c'est de mesurer le chemin du Vaisseau. On sait , que pour avoir le point du Ciel sous lequel un Navire se trouve, il faut connoître la Longitude & la Latitude du lieu où l'on est, ou la différence de l'une & de l'autre, de celui d'où l'on est parti. Par l'observation des Aftres, on a cette derniere avec assez de juftesse. Pour avoir égard à la première, on mesure la rapidité du fillage du Vaisseau, ce qui donne la différence des Méridiens.

Au défaut des opérations astronomiques, ce moïen est sans doute le meilleur. Cependant le Problême , dont on veut éviter les embarras, triomphe toujours du côté des difficultés, qui humilient autant le Ma. rin, qu'elles lui sont préjudiciables. Le Tangage naturel du Navire (j'appelle ainsi celui , qui provient de l'effort du vent sur les Voiles ) auquel

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